L’autonomie alimentaire, c’est primordial

C’est important à la fois pour les producteurs et les consommateurs

Quand les producteurs agricoles et les consommateurs se rencontrent, ils constatent qu’ils ont un intérêt commun : l’autonomie alimentaire. Le Dialogue sur l’autonomie alimentaire du Québec a été initié par l’Union des producteurs agricoles (UPA) et coordonné par l’Institut du Nouveau Monde (INM). Il a été tenu sous forme virtuel l’an dernier. Un rapport sous forme de contrat social a été publié en novembre 2020.

Le président de l’UPA, Marcel Groleau, et la directrice générale de l’INM, Julie Caron-Malenfant, ont présenté le projet aux membres de l’Association des communicateurs et rédacteurs agricoles lors d’un dîner-causerie virtuel le 12 janvier 2021.

Selon Marcel Groleau, l’autonomie alimentaire, « c’est plus qu’important, c’est primordial ». L’UPA s’intéresse à ce sujet depuis plusieurs années. Toutefois, la pandémie a mis en lumière l’intérêt plus marqué pour les produits québécois et l’autonomie alimentaire au sein du gouvernement et de la population..

Une idée a alors été lancée d’aller à la rencontre des consommateurs dans une discussion. L’INM a été choisi pour coordonner ce projet en raison de son indépendance et de son expérience dans ce genre d’initiative. « Le contrat social, c’est un engagement mutuel », explique Julie Caron-Malenfant. Le processus a permis de sélectionner les participants des deux groupes : producteurs et consommateurs. Au bout de huit rencontres d’information et de délibérations, le contrat social a été élaboré.

« C’est très émotif », explique Julie Caron-Malenfant. Le but n’était pas nécessairement d’obtenir un consensus entre les participants. C’était davantage un échange. Certains sujets étaient plus litigieux, mais au final, le contenu a été signé par la majorité des participants.

« Il y a beaucoup d’espace pour améliorer notre autonomie alimentaire », explique Marcel Groleau. Selon lui, outre la gestion de l’offre qu’il faut protéger, il n’y a pas lieu d’augmenter le protectionnisme. Il faut plutôt miser sur la promotion des aliments du Québec. Un meilleur étiquetage est notamment recommandé. « Donc, il y a plusieurs actions qu’on peut faire et surtout, de l’éducation auprès des consommateurs », dit Marcel Groleau.

Les consommateurs doivent notamment comprendre l’impact sur la société de leurs décisions d’achats. Les aliments produits chez nous ne le sont pas dans les mêmes conditions que dans les autres pays.

L’état doit aussi encadrer la distribution des aliments pour aider les consommateurs à s’y retrouver et à les aider à faire des meilleurs choix.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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