Le blé est-ce payant ?

photoOui certainement, selon les experts réunis à Beloeil, le 11 décembre dernier, pour le Colloque sur les céréales.
Sur une base annuelle, les revenus engendrés par le blé sont inférieurs à ceux engendrés par du maïs et du soya. Par contre si l’on considère les avantages agronomiques d’inclure une céréale à paille dans une rotation maïs-soya, le bilan est différent. Selon Yvan Faucher, conseiller pour le MAPAQ à St-Hyacinthe, plusieurs recherches démontrent un effet positif d’inclure une céréale dans les rotations. Pour le maïs, on observe au Québec une augmentation de 10% de rendement après une année de blé.

L’agroéconomiste Jean Prince a présenté un logiciel intéressant qui permet de calculer la marge de débours par hectare pour une rotation de cultures. Ce logiciel qui est en développement, calcul par exemple la marge cumulative sur trois ans d’une rotation Maïs-Maïs-Soya vs Maïs-Soya-Blé. La simulation présentée à la conférence utilisait les données d’une ferme en Montérégie. Les revenus calculés étaient comparables pour les deux systèmes malgré le fait que le blé dégage moins de marge sur une base annuelle que le maïs et le soya.

À cela, il faut ajouter les autres avantages agronomiques d’une culture de céréales. Selon les conférenciers, en plus d’augmenter les rendements pour toutes les cultures de la rotation, elle améliore la structure du sol, facilite l’implantation d’engrais vert et répartit l’ouvrage durant l’été.

C’est plus payant que l’on pense, conclu l’agronome Yvan Boucher.

Le colloque était organisé conjointement par la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec  (FPCCQ) et l’Association des marchand de semences du Québec (AMSQ)  et s’inscrit dans l’initiative “Attitude-Qualité”.

 

à propos de l'auteur

Éditeur et rédacteur en chef

Yvon Therien

Yvon Thérien est agronome et éditeur et rédacteur en chef au Bulletin des agriculteurs.

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