Le Bloc Québécois réclame la régionalisation des pratiques sanitaires

Ottawa (Ontario), 22 mai 2003 – « Le gouvernement fédéral doit régionaliser les pratiques agricoles et sanitaires afin d’éviter que les producteurs québécois ne soient injustement pénalisés dans le futur par l’apparition, à l’extérieur du territoire québécois, de maladies comme celle de la vache folle », a déclaré le député de Bas-Richelieu-Nicolet-Bécancour, Louis Plamondon, soulignant qu’une telle requête rejoint les voeux exprimés par le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Laurent Pellerin.

« Les producteurs bovins québécois sont durement affectés actuellement par l’embargo sur l’importation de ruminants et de produits de ruminants décrété par plusieurs pays, dont les États-Unis, après qu’un cas de contamination à l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ait été diagnostiqué en Alberta. Cette situation pourrait être évitée à l’avenir si le Québec avait toute latitude pour ériger ses propres normes de contrôle de la qualité des aliments. Une régionalisation des pratiques agricoles et sanitaires aurait pour effet de circonscrire localement les effets de l’embargo, ce qui éviterait ainsi qu’elles ne prennent la dimension de catastrophe économique du type de celle qui menace actuellement nos producteurs », a expliqué Louis Plamondon.

Le porte-parole du Bloc Québécois a souligné que la situation est particulièrement frustrante pour les producteurs québécois, qui se sont soumis depuis longtemps à une série de contraintes visant tout justement à assurer la santé des cheptels et une qualité irréprochable de leurs produits. Ainsi, non seulement depuis plusieurs années ils n’importent aucun produit provenant de pays considérés comme « à risque » face à la contamination à l’EBS, mais aussi les procédures de détection de l’EBS ont été implantées et cette maladie y est à déclaration obligatoire depuis 1990. Louis Plamondon souligne enfin que les producteurs bovins du Québec sont tenus depuis 1993 de ne plus nourrir leurs bêtes avec de la farine animale, soit bien avant l’interdiction fédérale décrétée en 1997.

« Comme un système de prévention très performant existe au Québec, le gouvernement fédéral se doit dans l’immédiat de mettre tout en oeuvre, dans la limite de ses champs de compétence, pour rassurer les pays importateurs afin que les producteurs québécois puissent reprendre leurs exportations », a conclu Louis Plamondon.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Bloc québécois
http://www.blocquebecois.org/

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

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