Le bénéfice net de PotashCorp dépasse 1,1 G$ pour l’exercice 2007 grâce à un trimestre record

Saskatoon (Saskatchewan), 24 janvier 2008 – Potash Corporation of Saskatchewan Inc. (PotashCorp) a déclaré un bénéfice net de 1,16 $ par action(1) pour le quatrième trimestre, ce qui représente une hausse de 100 % par rapport à la période correspondante du dernier exercice et le résultat trimestriel le plus élevé de l’histoire de la société. Le résultat net pourl’exercice 2007 est ainsi passé à 3,40 $ par action, soit 72 % de plus quecelui de 1,98 $ par action en 2006, ce qui a permis à la société decommuniquer un bénéfice record pour la quatrième année consécutive. Pour letrimestre, le bénéfice net a atteint 376,8 M$, plus du double du bénéfice de186 M$ inscrit au quatrième trimestre de l’exercice précédent, ce qui a faitpasser le bénéfice net pour l’exercice complet à 1,1 G$, comparativement à631,8 M$ en 2006, un record.

Grâce à l’excellente conjoncture du marché et à la hausse des prix dechacun des trois nutriments, la marge brute trimestrielle s’est élevée à535 M$, un record traduisant une augmentation de 235,7 M$ comparativement auquatrième trimestre du dernier exercice. La marge brute totale pour l’exercice2007 s’est chiffrée à 1,9 G$, dépassant ainsi le sommet précédent de 1,1 G$réalisé en 2005. Le bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement, aprèsajustement (BAIIA ajusté) a augmenté et atteint la somme record de 553,2 M$(2)pour le trimestre, comparativement à 326,5 M$ pour le quatrième trimestre2006. Pour l’ensemble de l’exercice, le BAIIA ajusté s’est chiffré à 1,9 G$,un record qui témoigne d’une progression de 68 % par rapport au sommetprécédent de 2005. A 531,6 M$, les flux de trésorerie liés aux activitésd’exploitation sont les deuxièmes plus élevés de l’histoire de la société pourun trimestre, tandis que les flux de 1,7 G$ générés pour l’exercice dépassentde 95 % la marque record de 2005.

Les résultats du quatrième trimestre ont profité de la contre-passationde l’ajustement de 3 points de pourcentage à la hausse au taux d’impositionconsolidé effectif de la société pour 2007, lequel avait été inscrit autroisième trimestre. Ce taux est revenu à 30 % pour l’exercice, ce qui apermis une réduction de 0,14 $ par action de la charge d’impôts trimestriellede la société. La contre-passation s’explique en partie par une réduction dutaux d’imposition des sociétés qui a été mise en oeuvre par le gouvernementfédéral canadien au quatrième trimestre plutôt qu’en 2008, contrairement auxprévisions. La réduction du taux d’imposition des sociétés au cours dutrimestre a entraîné une baisse ponctuelle de 0,11 $ par action du passifd’impôts futurs de la société, laquelle a été partiellement annulée par uneprovision pour moins-value des placements de 0,06 $ par action.

Les facteurs propres au marché qui sont à l’origine de ce trimestrerecord ont également contribué aux excellents résultats de certainsinvestissements de PotashCorp à l’étranger, soit Arab Potash Company Ltd.(APC), en Jordanie, Sociedad Quimica y Minera de Chile S.A. (SQM), au Chili,et Israel Chemicals Ltd. (ICL), en Israel. Ces placements ont ajouté 28,6 M$aux autres produits du quatrième trimestre. Pour l’exercice, cesinvestissements à l’étranger, de concert avec Sinofert Holdings Limited(Sinofert), en Chine, ont contribué à hauteur de 134,3 M$ aux résultats de lasociété. La valeur marchande totale des investissements dans ces sociétéscotées en bourse s’élève actuellement à 5,7 G$ et correspond à presque 17,50 $par action de PotashCorp.

« Nos résultats records pour le trimestre et l’ensemble de l’exercicerendent compte des possibilités de plus en plus grandes de notre société », adéclaré Bill Doyle, président et chef de la direction de PotashCorp. « Celafait presque vingt ans que nous réunissons et administrons soigneusement nosactifs de classe mondiale dans une perspective à long terme. Grâce àl’accroissement de la demande et à l’excellente conjoncture du marché, nousavons atteint de nouveaux sommets au cours des quatre dernières années. Maissurtout, nous sommes tournés vers l’avenir et nous nous préparons pour lacroissance que nous anticipons et qui, selon nous, continuera de nouspermettre d’accroître la valeur pour nos clients et nos investisseurs. »

Conjoncture du marché
L’accroissement de la demande pour les différents produits agricolescultivés dans le monde a réduit à son plus bas niveau historique le ratiostocks-utilisation combiné pour les céréales et le soja, deux cultures enconcurrence pour ce qui est de la superficie plantée. Par conséquent, les prixdes produits agricoles ont continué d’augmenter pendant le quatrièmetrimestre, ce qui a donné aux agriculteurs les moyens et la motivationd’accroître la quantité d’engrais qu’ils utilisent afin d’obtenir un meilleurrendement et de protéger la fertilité des sols.

Si, par le passé, le quatrième trimestre était une période qui permettaitaux producteurs d’engrais de constituer des stocks en prévision de laprochaine époque des semailles, la force de la demande est venue réduire lesstocks des trois nutriments à la fin de l’exercice 2007. Par rapport auxmoyennes des cinq dernières années, les stocks des producteurs nord-américainsaffichaient à la clôture de l’exercice un recul de 26 % pour la potasse, de17 % pour l’urée et de 21 % pour le diphosphate d’ammonium (DAP). En raison decette offre serrée, la croissance de la demande a entraîné d’importanteshausses de prix, particulièrement pour la potasse qu’on a continué de vendreen répartissant les stocks disponibles. Le marché du phosphate a connu deshausses de prix causées par le caractère serré des stocks, par la vigueur dela demande et par la hausse du coût des intrants. Pour ce qui est de l’azote,l’augmentation de la demande agricole mondiale a plus que compensé la hausseconsidérable des exportations d’urée de la Chine, et les prix en dollarsaméricains pour ce produit sont demeurés élevés. Les importations d’urée del’Inde ont continué de progresser fortement, passant de 200 000 tonnes en 2003à une quantité record de 6,7 millions de tonnes en 2007.

Les frais de transport maritime ont culminé à un niveau sans précédent aucours du trimestre à cause de l’importante demande mondiale pour lesmarchandises et d’autres produits, ainsi que d’un encombrement plus importantdans certains ports, lequel a entraîné des délais de chargement et dedéchargement plus longs.

Potasse
La marge brute des activités liées à la potasse a atteint 256,4 M$,s’approchant ainsi du record de 260,4 M$ établi au deuxième trimestre duprésent exercice et dépassant de 39 % la marge brute de 183,9 M$ réalisée auquatrième trimestre de l’exercice précédent. C’est pourquoi la marge brute dela potasse pour l’ensemble de 2007 s’est fixée au niveau record de 912,3 M$,en hausse de 63 % par rapport à 2006, année au cours de laquelle les ventes àl’étranger avaient été touchées par les longues négociations de prix avec laChine et l’Inde, et de 29 % comparativement au sommet précédent de 707,4 M$ en2005. La marge brute des activités liées à la potasse, exprimée en pourcentagedu chiffre d’affaires net, est passée à 60 %, comparativement à 57 % auquatrième trimestre du dernier exercice et à 58 % au troisième trimestre 2007.

Les prix réalisés au cours du quatrième trimestre sur les marchésétrangers traduisent une hausse de 36 $ la tonne par rapport à la périodecorrespondante de 2006, mais la société n’a pu retirer tous les avantages dela hausse des prix annoncée sur ces marchés à cause de l’augmentation desfrais de transport maritime et des prix fixés par contrat avec la Chine etl’Inde. Sur le marché au comptant nord-américain, les prix de réalisation auquatrième trimestre ont augmenté de 48 $ la tonne comparativement au quatrièmetrimestre 2006 et de 19 $ la tonne par rapport au trimestre précédent.

Le volume des ventes de potasse au quatrième trimestre a totalisé2,3 millions de tonnes, soit 5 % de plus qu’au quatrième trimestre du dernierexercice, période au cours de laquelle les marchés étrangers s’employaient àreconstituer leurs stocks après avoir retardé leurs achats au début de 2006.Pour l’ensemble de l’exercice, le total de 9,4 millions de tonnes ayant permisà la société d’établir un nouveau record correspondait à un gain de 31 % parrapport au volume total des ventes de 2006.

A l’étranger, le volume des ventes du quatrième trimestre s’est chiffré à1,5 million de tonnes, soit 10 % de plus que pour le trimestre correspondantdu dernier exercice, et les livraisons pour l’ensemble de l’exercice ontprogressé de 34 % à 5,9 millions de tonnes. Lorsqu’on considère la part duchiffre d’affaires de PotashCorp réalisé par l’intermédiaire de CanpotexLimited (Canpotex), la société de commercialisation à l’étranger desproducteurs de potasse de la Saskatchewan, et les ventes directes de sesinstallations du Nouveau-Brunswick, le Brésil a représenté le marché le plusimportant de la société en 2007, accaparant 24 % du total des livraisons àl’étranger. La Chine arrive ensuite avec une part de 23 %, suivie de l’Indeavec 9 %, tandis que l’Indonésie, la Malaisie et le Vietnam représententensemble 16 % de ce total. Pour le quatrième trimestre uniquement, le Brésil aacheté près de 470 000 tonnes de potasse de Canpotex, car les agriculteurs sesont efforcés de tirer parti des prix records pour le soja et le mais et de sepréparer pour les semailles du mais d’hiver (safrinha) qui approchent, alorsqu’ils ont fait face à des retards dans les livraisons au troisième trimestreet que le pays est aux prises avec des stocks peu élevés. Ces achats, deconcert avec la livraison de quelque 625 000 tonnes en Chine, de230 000 tonnes en Inde et de 550 000 tonnes dans les pays du Sud-Estasiatique, ont fait en sorte que Canpotex a dépassé de 14 % le record qu’elleavait établi au chapitre du volume pour le quatrième trimestre du dernierexercice. Pour l’ensemble de l’exercice, Canpotex a livré 9,3 millions detonnes, soit 38 % de plus que le total anormalement bas de 2006 et 14 % deplus que son précédent record de 2005 en matière de livraisons.

Le volume des ventes nord-américaines de la société pour le quatrièmetrimestre est tout juste inférieur aux ventes très importantes du quatrièmetrimestre du dernier exercice, alors qu’à 3,5 millions de tonnes, le volumedes ventes pour l’ensemble de 2007 dépasse de 25 % le total de 2006. Au coursdes trois premiers trimestres de 2006, les clients nord-américains s’étaientretirés du marché, principalement en raison des prix peu élevés des récoltes.Lorsque ces prix ont commencé à augmenter de manière importante, les clientsont réagi en achetant des quantités records de potasse au quatrième trimestre2006.

La quantité de potasse que la société a produite a atteint la marquetrimestrielle record de 2,5 millions de tonnes, soit 6 % de plus que pour lequatrième trimestre de l’exercice précédent, car elle a réalisé les avantagesdécoulant d’un tonnage supplémentaire par suite de l’achèvement du projetAllan en 2007. Néanmoins, les stocks de potasse de la société, qui se situentà environ 680 000 tonnes, accusaient un recul de 27 % par rapport à leurniveau à la fin de l’exercice 2006, ce qui représente les deuxièmes plusfaibles stocks en fin d’exercice depuis 1991. L’appréciation du dollarcanadien a fait augmenter de 8 $ la tonne le coût des produits vendus pour lapotasse par rapport au quatrième trimestre du dernier exercice, tandis quel’accroissement constant des coûts liés aux infiltrations de saumure auNouveau-Brunswick et à Esterhazy a entraîné une hausse supplémentaire de 6 $la tonne. Exception faite de l’incidence du taux de change, des infiltrationsde saumure et des charges non incorporables liées au nombre considérablementplus important de semaines de fermeture des mines en 2006, les volumes deproduction records de 2007 ont réduit les coûts d’exploitation de la potassede plus de 5 $ la tonne comparativement à l’exercice précédent.

Azote
A 136,7 M$ pour le quatrième trimestre 2007 et en hausse de 67 % parrapport au trimestre correspondant de 2006, la marge brute des activités liéesà l’azote représente le deuxième total trimestriel le plus élevé de l’histoirede la société, tout juste derrière le deuxième trimestre 2007, grâce à lademande toujours forte dans le secteur agricole et à la hausse des prixmondiaux du gaz naturel. Les installations de Trinité, qui profitent decontrats à long terme et à coût réduit sur le gaz naturel, ont généré unemarge brute de 73,9 M$ au cours du trimestre, tandis que les activités auxEtats-Unis ont ajouté 45,1 M$ et que les gains sur les contrats de couverturedu gaz naturel ont contribué à hauteur de 17,7 M$. Pour l’ensemble del’exercice, les activités liées à l’azote ont généré une marge brute de536,1 M$, dépassant ainsi le précédent record de 318,7 M$ établi en 2005.

Compte tenu de la persistance des conditions d’offre et de demandeserrées, les prix réalisés pour l’ammoniac et l’urée ont augmenté de 9 %(+25 $ la tonne) et 46 % (+120 $ la tonne), respectivement, comparativement auquatrième trimestre 2006. Les prix de ces produits connaissent une haussenotable depuis le troisième trimestre 2007, l’ammoniac progressant de 11 %(+31 $ la tonne) et l’urée de 14 % (+46 $ la tonne). Les prix des solutionsazotées ont bondi de 52 % d’un trimestre à l’autre.

Le volume des ventes d’azote a totalisé 1,4 million de tonnes, un gain de19 % par rapport au niveau du quatrième trimestre 2006, grâce à la fortedemande du secteur agricole aux Etats-Unis. Cette progression a eu lieu mêmesi la production est restée stable, ce qui s’explique par le fait quel’installation d’Augusta de la société a observé comme prévu un délaid’exécution de 35 jours au cours du trimestre. Par conséquent, les stocks defin d’exercice ont affiché un recul de 48 % pour l’ammoniac, de 50 % pourl’urée et de 32 % pour les solutions azotées. La société en a une fois de plusprofité pour produire des solutions azotées à son installation de Geismar enutilisant de l’ammoniac importé et du dioxyde de carbone acheté, ce qui lui apermis d’accroître le volume de ses ventes de 160 % pour ce produit d’untrimestre à l’autre.

Pour le trimestre, le coût moyen du gaz naturel de la société, en tenantcompte de l’incidence favorable de ses contrats de couverture et de gaznaturel à faible coût à Trinité, s’est chiffré à 4,41 $ par million de Btu,soit 19 % de plus que pour le trimestre comparable de l’exercice précédent et12 % de plus qu’au troisième trimestre de 2007.

Phosphate
Soutenu par des volumes de ventes toujours solides et par des prix plusélevés pour l’ensemble des principales catégories de produits, le phosphate agénéré une marge brute trimestrielle record de 141,9 M$ au quatrième trimestre2007 et dépassé de 108,6 M$ le total du trimestre correspondant de l’exercice2006. Pour l’exercice, la marge brute des activités liées au phosphate aatteint 432,8 M$, fracassant ainsi le précédent sommet de 230,1 M$ établi en1998. Les engrais phosphatés ont poursuivi leur forte remontée et généré unemarge brute de 70,3 M$ au cours du trimestre, tandis que la contribution desengrais liquides (31,5 M$), des produits fourragers (22,3 M$) et des produitsindustriels (14,9 M$) a été stable.

Les prix réalisés au quatrième trimestre ont augmenté par rapport à lamême période de l’exercice précédent dans l’ensemble des principalescatégories de produits, ce qui s’explique en partie par la vigueur de lademande du secteur agricole et en partie par l’incidence globale de la haussedes coûts des intrants comme le soufre, la roche phosphatée et l’ammoniac. Lesproducteurs du monde entier ont affecté une plus grande quantité d’acidephosphorique, la matière première intermédiaire pour tous les produits enaval, à la fabrication d’engrais solides, ce qui a eu pour effet de resserrerles conditions des marchés des engrais liquides, des produits fourragers etdes produits industriels. Les prix des produits phosphatés vendus sur lesmarchés au comptant ont augmenté de manière spectaculaire, et certainsproduits industriels ont suivi à la hausse avec un peu de décalage. Les prixréalisés pour les engrais solides ont bondi de 82 % (+192 $ la tonne)comparativement au trimestre correspondant de 2006, alors que la progression aété de 37 % (+86 $ la tonne) pour les engrais liquides, de 22 % (+67 $ latonne) pour les produits fourragers et de 6 % (+22 $ la tonne) pour lesproduits industriels.

Par rapport au quatrième trimestre 2006, le volume des ventesnord-américaines a progressé de 9 % pour les engrais liquides et de 22 % pourles engrais solides, car la société s’est concentrée sur ces marchés plutôtque sur ceux de régions étrangères offrant une valeur nette moindre. Pour cequi est des volumes de ventes totaux au quatrième trimestre, les engraisliquides ont augmenté de 2 % et les engrais solides ont reculé de 3 % parrapport au trimestre correspondant de 2006. Le volume des ventes de produitsfourragers a progressé de 12 % d’un trimestre à l’autre, soutenu par un bondde 32 % des ventes aux marchés étrangers, principalement en Amérique latine.Le volume des produits industriels a connu un gain de 17 % par rapport auquatrième trimestre 2006 par suite de la forte demande pour l’acidephosphorique et l’acide purifié de qualité industrielle vendu au détail.

Les perturbations dans la production du soufre et l’accroissement de lademande liée au secteur des produits phosphatés ont continué de nuire àl’offre mondiale de soufre pendant le trimestre, particulièrement sur lesmarchés internationaux. Les conséquences de cette situation ont continué de sefaire sentir en Amérique du Nord et, par conséquent, la société a vu ses coûtsrelatifs au soufre bondir de 49 % par rapport au trimestre correspondant de2006 et de 30 % par rapport au troisième trimestre. Les coûts de l’ammoniacont augmenté de 8 % par rapport au trimestre précédent et par rapport autrimestre correspondant du dernier exercice.

En novembre 2007, la société a entrepris un projet de déblocage d’unevaleur de 260 M$ à ses installations d’Aurora en vue d’accroître de180 000 tonnes sa production annuelle d’acide phosphorique. La majeure partiedes frais sera engagée pour construire une nouvelle usine d’acide sulfurique,un projet qui devrait être terminé à la fin de 2009.

Survol financier
Les réductions du taux d’imposition des sociétés qui ont été mises enoeuvre par le gouvernement fédéral canadien pour les exercices 2008 à 2012 aucours du quatrième trimestre ont entraîné pour la société une baisse de35,4 M$ du passif et de la charge d’impôts futurs, en plus de contribuer à unediminution de son taux d’imposition consolidé effectif, qui est passé de 33 %,selon les estimations précédentes, à 30 %. A ces réductions se sont ajoutéesdes déductions générées aux Etats-Unis ayant une incidence plus permanente quece qui avait été prévu initialement et une diminution du taux d’impositionglobal (tous Etats confondus) de la société aux Etats-Unis. Bien que cesfacteurs doivent être permanents, la récupération fiscale pouvant résulterd’une décision favorable en matière d’impôts pour des déductions touchant desexercices précédents, sujet abordé au troisième trimestre, n’a pas eu lieu auquatrième trimestre, mais pourrait se réaliser en 2008.

Les résultats du quatrième trimestre ont été influencés par la décisionde la société d’inscrire une charge de 26,5 M$ pour des placements danscertains titres à taux du marché monétaire qui avaient été classés commefaisant l’objet d’une dépréciation durable. Cette charge est comprise dans lesautres produits. La société a entrepris une procédure d’arbitrage contre lasociété de placement qui a acheté ces titres pour son compte et elle al’intention de ne ménager aucun effort pour poursuivre cette cause.

Les frais de vente et d’administration ont été considérablement plusélevés pour le quatrième trimestre et l’ensemble de l’exercice 2007, ce quis’explique principalement par les charges plus élevées liées au régimed’intéressement à moyen terme et à la réévaluation d’actions à dividendedifféré qui ont subi l’incidence directe de la hausse marquée du prix desactions de la société. Les dépenses en immobilisations corporelles de lasociété ont atteint 225,6 M$ au quatrième trimestre, en majorité pour lesprojets de déblocage et d’expansion dans les installations de Lanigan, dePatience Lake, de Cory et du Nouveau-Brunswick. Les dépenses enimmobilisations corporelles ont totalisé 607,2 M$ pour l’ensemble de 2007.

Perspectives
La croissance de la population mondiale et le renforcement des économiesdu monde, qui sont les facteurs qui sous-tendent la demande pour les produitsagricoles et les engrais, devraient se poursuivre. La Chine voit son produitintérieur brut augmenter considérablement sur une base annuelle depuis plus de15 ans, et cette croissance a été supérieure à 10 % au cours des cinqdernières années, tandis que l’Inde, l’Asie du Sud-Est, le Brésil etl’Amérique latine connaissent une excellente croissance économique depuisquelques années. De plus en plus d’habitants de ces régions ont les moyens etl’envie de profiter d’un meilleur niveau de vie et ils adoptent les régimesalimentaires riches en protéines que les Occidentaux apprécient depuis desdécennies. Loin de se stabiliser, cette tendance est de plus en plus marquée.Nous profitons depuis de nombreuses années de prix très bas, et cettesituation ne pouvait plus durer devant l’épuisement des stocks. Laconsommation de céréales a excédé la production pour sept des huit dernièresannées (et cette tendance devrait se maintenir selon les précisions dudépartement de l’Agriculture des Etats-Unis pour la campagne agricole2007-2008), et ce déclin des stocks avait commencé avant même que lesbiocarburants n’exercent des pressions supplémentaires sur la productionmondiale. Le ratio mondial stocks-utilisation pour le blé et les céréalessecondaires, qui se situe à un creux historique après un nouvel ajustement àla baisse en janvier 2008, est de 14,1 %, ce qui est tout juste suffisant pourune période de 1,7 mois. Cette situation est la cause de la nouvelle flambéedes prix des cultures dans le monde entier. Puisque la superficie cultivée parhabitant diminue, les agriculteurs s’efforcent d’améliorer le rendement afinde faire face à l’accroissement de la demande alimentaire mondiale.

Compte tenu de la hausse des prix des cultures et des nutrimentsculturaux, chaque dollar investi dans une fertilisation appropriée peutgénérer un rendement d’environ 3 $ grâce à l’augmentation des récoltes. Un telrendement peut varier en fonction de nombreux facteurs, comme le type deculture, le climat, la qualité du sol ou la disponibilité de l’eau. Pourcertaines cultures, comme la canne à sucre brésilienne et le palmier à huilemalaisien, la rentabilité est, en fonction des prix actuels pour les cultureset les engrais, habituellement beaucoup plus élevée que ce ratio de 3 pour 1.Un tel environnement rend très attrayants les aspects économiques du secteurdes engrais, particulièrement dans le cas de la potasse. Pour un producteur demais des Etats-Unis, les prix à la ferme moyens ont augmenté de 2 $ leboisseau au cours des deux dernières années, ce qui se traduit grosso modo parune hausse de 300 $ l’acre du rendement à la ferme sur un rendement de150 boisseaux/acre. En comparaison, une augmentation de 100 $ la tonne courtedu prix de la potasse nord-américaine n’ajoute que 0,03 $ le boisseau, ou4,50 $ l’acre, aux coûts de production du mais. Le modèle économique estsimilaire pour le soja et le blé. Cette relative rigidité par rapport aux prixpermet à la demande de se maintenir même lorsque le prix des engrais augmente.

Les stocks de potasse seront répartis entre les clients nord-américainsde la société pendant le premier semestre 2008, car les réserves sont épuiséesdepuis le printemps 2007. La société prévoit continuer de répartir ainsi cetteressource au moins pendant la première moitié de 2008. La hausse de prix de30 $ la tonne courte qui est entrée en vigueur le 1er décembre 2007 et lahausse supplémentaire de 50 $ la tonne qui s’applique depuis le 1er janvier2008 devraient être pleinement réalisées au premier trimestre 2008. Une autrehausse de prix, de 80 $ la tonne, a été récemment annoncée pour le 1er mars2008.

Les prix franco au comptant pour le Brésil et l’Asie du Sud-Est ontfranchi la barre des 500 $ la tonne et pourraient augmenter davantage comptetenu des conditions extrêmement serrées du marché de la potasse ainsi que desprix records pour le soja, le mais et l’huile de palme. L’écart s’est élargientre la valeur marchande des contrats avec la Chine et l’Inde et les cours aucomptant, mais il devrait diminuer considérablement pour chaque contrat quisera négocié en 2008. Alors que l’accord sur les prix 2007 entre Canpotex etSinofert est arrivé à échéance le 31 décembre 2007, les prix pour l’Inde sontvalides jusqu’au 31 mars 2008. Par le passé, il a toujours été difficile deprévoir la conclusion des négociations avec la Chine. La répartition desressources aux clients actuels des marchés offrant une marge supérieureaccaparera l’offre de potasse de Canpotex tout au long du premier trimestre2008 et, compte tenu de la vigueur de l’économie agricole mondiale, du niveautrès bas des stocks de potasse et du niveau record des prix des récoltes, lesagriculteurs du monde entier semblent vouloir mettre la main sur toutes lesquantités de potasse qui pourraient devenir disponibles pendant lesnégociations avec la Chine. C’est pourquoi Canpotex a informé Sinofert que, nedisposant pas de stocks suffisants pour toute une année, elle ne pouvait luiassurer une répartition complète en 2008 et qu’elle répartirait les volumes auprorata quand les prix auront été établis pour 2008.

Même si les frais de transport maritime ont reculé de plus du tiers parrapport à leur sommet de novembre 2007, la société prévoit que le dynamismedes économies étrangères maintiendra les coûts d’expédition à des niveauxrelativement élevés, sans être exceptionnels, tout au long de 2008. Cependant,dans l’éventualité où les frais de transport maritime diminueraient de manièrenotable, une tranche importante des prix franco réalisés par la société surses ventes à la clientèle s’améliorerait.

Les prix de la potasse demeurent élevés, et la société prévoit que seslivraisons vers les marchés nord-américains et étrangers augmenteront de 7 %en 2008. Par conséquent, la société s’attend à ce que la marge brute de sesactivités liées à la potasse soit environ 2,5 fois plus importante qu’en 2007.

En ce qui a trait à l’azote, la société estime que les coûts mondiauxélevés pour le transport du gaz naturel et de l’ammoniac, combinés à la fortedemande pour les produits industriels et agricoles, continueront desous-tendre une hausse des prix de l’ammoniac aux Etats-Unis tout au long de2008. Les excellents paramètres fondamentaux du secteur agricole devraientmaintenir des conditions serrées sur le marché de l’urée et, compte tenu desprévisions faisant état d’une superficie plantée en mais de 88 à 90 millionsd’acres aux Etats-Unis, le marché des solutions azotées devrait resterdynamique également. En supposant un volume des ventes de produits azotéssemblable à celui de 2007, la société prévoit actuellement que son segment del’azote connaîtra une autre année record.

La vigueur de la demande et la hausse des coûts des intrants propulsentrapidement les prix finis du phosphate vers des niveaux records. Lesproducteurs mondiaux qui importent du soufre ou de la roche phosphatée sontaux prises avec des coûts qui ont presque quintuplé depuis l’année dernière,ce qui entraîne une hausse du prix des produits finis du phosphate. Al’échelle mondiale, PotashCorp est le troisième plus important producteur dephosphate et le deuxième plus important vendeur d’acide phosphorique.Puisqu’elle extrait de la roche phosphatée de grande qualité à faible coût etqu’elle peut obtenir du soufre nord-américain à moindre coût, la société estbien positionnée dans cette conjoncture exceptionnelle en ce qui a trait auphosphate.

Pour le premier semestre 2008, la société prévoit que l’écart existantentre les prix au comptant des engrais solides et les contrats à divers termespour les engrais liquides et les produits fourragers diminueraconsidérablement. Compte tenu du niveau actuel des prix au comptant qui ontété publiés pour l’acide phosphorique, la prochaine ronde de négociations avecl’Inde pourrait être l’occasion de hausses de prix spectaculaires pour lesproduits liquides phosphatés de la société. En outre, PotashCorp a récemmentannoncé des hausses de prix notables pour les produits fourragers primairesqu’elle vend sur le marché intérieur, plus précisément de 250 $ la tonnecourte pour le phosphate monocalcique et dicalcique, et de 200 $ la tonnecourte pour le DFP. Ces hausses, qui entreront en vigueur le 1er mars 2008,devraient être réalisées au deuxième trimestre. Dans l’ensemble, en raison deces conditions, la société s’attend à ce que 2008 constitue une autre annéerecord pour ce qui est de la marge brute de ses activités liées au phosphate.La société prévoit que la marge brute combinée de ses segments de l’azote etdu phosphate dépassera de 20 % à 25 % les niveaux de 2007.

Pour 2008, les dépenses en immobilisations devraient dépasser 1,3 G$,plus les intérêts capitalisés, dont 200 M$ en investissement de maintien. Lasociété utilisera une tranche importante de ces fonds pour financer lesprojets qu’elle a récemment annoncés en lien avec la potasse, notamment sonprojet de déblocage de 1,5 million de tonnes à Lanigan, son projet dedéblocage de 360 000 tonnes à Patience Lake, son projet de déblocage etd’expansion de 1,2 million de tonnes à Cory, son projet d’expansion de1,2 million de tonnes au Nouveau-Brunswick et son projet d’expansion de2 millions de tonnes à Rocanville. De plus, la société entreprend des projetsd’expansion relatifs au transport ferroviaire et à la capacité de chargement àAllan et à Rocanville. La charge d’amortissement devrait augmenter de 7 % parrapport à 2007.

Selon les prévisions de la société, son taux d’imposition consolidéeffectif devrait se situer à 29 % en 2008, mais il pourrait se retrouver dansla fourchette prévue de 27 % à 30 %, les impôts exigibles représentant 85 % etles impôts futurs 15 %. Les impôts miniers provinciaux et autres devraientcompter pour 12 % de la marge brute totale de la potasse pour l’exercice, maisils pourraient se retrouver dans une fourchette de 10 % à 15 % en fonction desprix de réalisation, du taux de change entre le dollar canadien et le dollaraméricain, ainsi que du calendrier et du montant des dépenses enimmobilisations pour les projets liés à la potasse en Saskatchewan. Parrapport à 2007, les autres produits devraient afficher un gain de 60 M$, alorsque les frais de vente et d’administration devraient être comparables.

Compte tenu de ces conditions et en prenant comme hypothèse un dollarcanadien à parité avec le dollar américain, PotashCorp prévoit que sonbénéfice net se situera entre 1,30 $ et 1,60 $ par action pour le premiertrimestre et entre 6,25 $ et 7,25 $ par action pour l’ensemble de l’exercice.Etant donné le taux de change actuel du dollar canadien par rapport au dollaraméricain, toute fluctuation de un cent du dollar canadien a une incidenced’environ 5,7 M$, ou 0,01 $ par action après impôts, au poste du change,élément essentiellement hors trésorerie.

Conclusion
« L’un des plus grands défis actuels de notre monde est de nourrir descentaines de millions de nouveaux consommateurs en Chine, en Inde et dansd’autres pays émergents où les gens développent un appétit pour un régimealimentaire plus abondant et de meilleure qualité », a indiqué M. Doyle.« PotashCorp a réuni des actifs de classe mondiale et conçu des stratégies àlong terme afin de pouvoir servir ces clients, tant aujourd’hui qu’au coursdes années à venir. Nous continuons de nous consacrer à accroître nosactivités en vue de répondre à la demande pour nos produits essentiels,particulièrement la potasse. Ce faisant, nous sommes impatients de démontrertout le potentiel que nous offrent nos marges brutes grâce à l’expansion desvolumes, à l’accroissement des prix et à la diminution des coûts par tonne, cequi nous permettra d’offrir un meilleur rendement à nos actionnaires. »

Notes :
(1) Toutes les références aux montants par action portent sur le bénéfice net dilué par action.
(2) Voir le rapprochement et la description des mesures non conformes aux PCGR dans la section jointe intitulée « Données choisies sur les mesures financières non conformes aux PCGR et rapprochements ».

Potash Corporation of Saskatchewan Inc. est la plus importante sociétéd’engrais du monde à produire les trois principaux nutriments pour végétaux.La société est également l’un des principaux fournisseurs de trois marchésdistincts : l’agriculture, à titre de plus grand producteur mondial depotasse, de deuxième plus grand producteur d’azote et de troisième producteuren importance de phosphate; la nourriture pour animaux, à titre de plus grandfabricant mondial de phosphates fourragers; enfin, les produits chimiquesindustriels, à titre de principal producteur mondial de produits azotésindustriels et en tant qu’entreprise qui possède la plus grande capacité deproduction d’acide phosphorique industriel purifié au monde.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

PotashCorp
http://www.PotashCorp.com

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