Le coronavirus perturbe la chaîne d’approvisionnement en agriculture

L’apparition et la propagation du coronavirus auront des impacts sur la chaîne d’approvisionnement en agriculture aux États-Unis, rapporte le site Brownfield Ag News qui cote des responsables du gouvernement américain et des groupes de producteurs.

Le commissaire de la Food and Drug Administration, Stephen Hahn, affirme qu’au moins six sociétés américaines de médicaments vétérinaires signalent des perturbations qui pourraient entraîner des pénuries. Plus de 30 entreprises à l’échelle nationale fabriquent des médicaments ou achètent des ingrédients pharmaceutiques en Chine pour une utilisation aux États-Unis.

Des intervenants ont aussi exprimé des craintes que l’épidémie ne réduise l’offre de certains produits phytosanitaires et fertilisants.

Le président de l’American Soybean Association, Bill Gordon, qui cultive dans le sud-ouest du Minnesota, a déclaré que le virus avait provoqué une énorme perturbation du fonctionnement du commerce en Chine, avec un impact sur les marchandises envoyées aux États-Unis.

Le site Browfield souligne que les États-Unis importent des ingrédients phytosanitaires de Chine.

Des échos au Canada?

Plusieurs organismes ont été contacté au Québec et au Canada pour connaître les éventuelles conséquences sur la chaîne d’approvisionnement ici, que ce soit du point de vue des produits destinés à la santé animale, des produits de phytoprotection ou encore des engrais. Il n’avait pas été possible d’obtenir des réponses de chacun d’entre eux au moment de mettre en ligne.

Croplife Canada a été en mesure de faire des vérifications. Le groupe a fait parvenir ce message: “Nous n’avons pas entendu parler de perturbations de la part de nos membres. La plupart des produits nécessaires à la prochaine saison de croissance se trouvent déjà dans des entrepôts en Amérique du Nord”. Le discours est semblable chez les Producteurs de grains. « Pour l’instant, les producteurs n’ont rapporté aucun problème à ce sujet aux Producteurs de grains du Québec ».

Le Centre de distribution de médicaments vétérinaires (CDMV) du Québec a pour sa part renvoyé le Bulletin aux manufacturiers de médicaments. Le CDMV dit cependant ne pas avoir eu d’écho de ce genre de la part de ses fournisseurs, tout en disant suivre la situation de près.  Aucune rupture de stocks n’est répertoriée. La situation est normale et ses clients n’ont pas exprimé de crainte quant à une possible pénurie de produits ou de problèmes d’inventaire. Le groupe se fie aux bonnes pratiques des médecins vétérinaires.

 

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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