Le dernier document de l’OMC, une menace pour les producteurs de lait, de volaille et d’oeufs

Ottawa (Ontario), 18 juillet 2007 – Les dirigeants agricoles des secteurs du lait, de la volaille et des oeufs ont rejeté le premier projet de document sur les modalités en agriculture déposé par Crawford Falconer, président des négociations commerciales à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), y voyant une menace pour l’avenir des industries canadiennes du lait, de la volaille et des oeufs.

« Ce document confirme les graves préoccupations dont nous nous étionsouverts aux ministres de l’Agriculture en juin », a déclaré Jacques Laforge,président des Producteurs laitiers du Canada (PLC), à Calgary, où il assiste àl’assemblée annuelle des PLC. « Ces modalités nuisent à la gestion de l’offre :le nombre de produits sensibles permis est trop restreint, et ils sont traitéstrès durement. Ces modalités illustrent pourquoi le Canada doit travailleravec acharnement pour obtenir un accord sur l’agriculture qui appuiera lagestion de l’offre : il y a des dispositions qui offrent clairement de laflexibilité aux autres pays mais aucune pour les secteurs en gestion del’offre du Canada. »

David Fuller, président des Producteurs de poulet du Canada, a aussiréagi vivement à la nouvelle du projet de texte proposé sur les modalités, àKelowna, où il assiste à une réunion de son Conseil :

« Le texte forcerait effectivement les agriculteurs canadiens à réduireleur production pour laisser entrer des produits d’origine étrangère, aumoment même où les consommateurs réclament de plus en plus des alimentsproduits localement, a-t-il expliqué. Il constitue même un danger pour lacapacité d’un pays de décider d’où il veut que proviennent ses aliments. Legouvernement canadien doit se montrer ferme la semaine prochaine à Genève etdire clairement à ses partenaires commerciaux qu’il ne saurait accepter cetexte. »

Les producteurs de lait, de volaille et d’oeufs ont réitéré que legouvernement du Canada doit s’employer d’urgence à trouver des moyensd’infléchir l’orientation des négociations et d’obtenir un résultat positif àl’OMC. Le gouvernement doit préserver les piliers de la gestion de l’offrepour que les négociations n’aient pas d’impact économique négatif sur lesproducteurs en gestion de l’offre.

« Ce texte montre que le Canada perd du terrain dans ses efforts dedéfense de la gestion de l’offre depuis le dépôt du “document sur les défis”de Falconer en juin », a dit pour sa part Gyslain Loyer, président de l’Officecanadien de commercialisation des oeufs d’incubation de poulet à chair. « Lenombre de lignes tarifaires proposées pour les produits sensibles est encoremoins qu’il y a un mois, et seulement la moitié de ce qu’il faudrait pour queles produits laitiers, les oeufs et la volaille puissent même être comptésdans cette catégorie des produits sensibles. »

Comme certains ont l’intention de se rendre à Genève la semaineprochaine, les dirigeants des producteurs de lait, de volaille et d’oeufs duCanada continuent d’offrir leur collaboration pour discuter de la stratégie denégociation et de tous les outils qui aideraient à obtenir un résultat finalpositif des négociations. « Le gouvernement ne doit plus perdre de temps etdoit s’employer immédiatement à trouver des moyens de négocier desdispositions souples pour le lait, les oeufs et la volaille canadiens », dedire Laurent Souligny, président de l’Office canadien de commercialisation desoeufs.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Les Producteurs de poulet du Canada (PPC)
http://www.poulet.ca

Les Producteurs laitiers du Canada
http://www.producteurslaitiers.org

Office canadien de commercialisation des oeufs d’incubation de poulet à chair (OCCOIPC)
http://www.afns.ualberta.ca/Hosted/BBO/

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