Le «marché de météo», c’est quoi ?

À la fin du mois de janvier, notre blogueur Jean-Philippe Boucher se surprenait d’observer un «marché de météo» en plein hiver ? Mais qu’est-ce qu’un marché de météo, au juste ?

Cette expression est une traduction de «weather market» et elle fait référence à la réaction des spéculateurs devant une information météo ayant des impacts possibles sur les récoltes ou les rendements.

Vous avez bien compris : les spéculateurs lisent ou écoutent des informations météo relatives à l’agriculture et ils en tirent des conclusions sur les stocks ou les récoltes à venir. Ils font ainsi la pluie et le beau temps – c’est le cas de le dire – sur les prix ! On dit donc que la tendance du marché est dictée par la météo, d’où l’expression «weather market» ou «marché de météo».

Une nouvelle d’une source reconnue annonçant par exemple que «la forte pluie réduira les récoltes de 30%» pourrait avoir des effets importants sur les prix ! Comme le précise Michel Portier, le directeur général du cabinet de conseil Agritel, interviewé pour LesAffaires.com, «le mauvais temps génèrerait 80% de l’instabilité des cours».

Ainsi, «la mondialisation de l’information relaie tout événement climatique sur les marchés céréaliers et affecte les cours», dit Pierre du Peyroux, consultant de la société de conseil Horizon Soft Commodities, cité dans ce même article traitant de l’effet des changements climatiques sur le prix des denrées agricoles.

Pourtant, tous s’entendent pour dire que seuls les experts en agronomie peuvent estimer les vrais impacts de la météo sur les rendements. Mais, les spéculateurs doivent réagir vite à toute nouvelle information et c’est ce qu’ils font.

Pour lire le blogue de Jean-Philippe Boucher, cliquer ici.

Pour lire l’article du site web LesAffaires.com intitulé «Les changements climatiques transforment l’agriculture en casino», cliquer ici.

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