Le porc, analysé sous la loupe environnementale

Produire un kilo de porc au Québec génère 4,16 kg CO2, soit l’équivalent d’un déplacement de 13,4 km en voiture, rapporte aujourd’hui la Fédération des producteurs de porcs du Québec (FPPQ) grâce à la réalisation d’une analyse de cycle de vie du porc québécois.  À titre comparatif, la moyenne des grands pays producteurs comme les États-Unis et le Royaume-Uni est de 4,65 kg CO2e.

Seul le Danemark arrive à de meilleurs résultats, nous apprend La Presse. Et comment les Danois améliorent-ils leur bilan ? En recyclant le méthane du lisier pour le transformer en énergie.

Ainsi, l’élevage de porcs serait responsable de 7,6 % du total des émissions de GES générées par l’agriculture au Québec.

Toujours selon cette analyse, la consommation d’eau associée à toutes les étapes de fabrication d’un kilogramme de porc désossé produit au Québec, s’élève à 231 litre d’eau pour. La moyenne mondiale s’élève à 462 litres d’eau par kg de porc. Le bon résultat du Québec est attribuable notamment à la grande disponibilité en eau sur tout le territoire.

Un bilan socioéconomique de la production porcine a également permis de constater que les éleveurs de la province «ont mis en place de bonnes pratiques en matière de salubrité, de bien-être animal, de protection des sols et de cohabitation harmonieuse.»

Dès 2013, la FPPQ fera réaliser un rapport de responsabilité sociale qui permettra au secteur porcin québécois d’établir un plan d’action visant à améliorer son bilan socioéconomique. Au Québec, la filière porcine emploie 25 600 personnes. 60 % de la production porcine est exportée vers plus de 125 pays. Après la production laitière, elle est la deuxième industrie agroalimentaire en importance et génère des retombées économiques annuelles de 2,25 milliards de dollars.

 

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