Le transport est essentiel à la croissance des entreprises agricoles canadiennes

Regina (Saskatchewan), 18 juin 2008 – Tandis que de nouvelles économies mondiales voient le jour et que des changements draconiens surviennent au plan de la structure internationale des échanges, Financement agricole Canada (FAC) est d’avis que les entreprises agricoles canadiennes jouiront de nouvelles occasions mais qu’elles devront aussi relever de nouveaux défis pour assurer l’acheminement des produits sur les marchés.

Le rapport sur le transport À la fine pointe de FAC contient de l’information qui pousse à la réflexion et qui aidera les agroproducteurs et les entreprises agricoles à prendre des décisions plus judicieuses dans le domaine de la gestion. Ce numéro de la publication semestrielle fait le point sur l’impact du transport sur l’économie mondiale qui est en pleine ébullition, ainsi que son impact sur l’avenir de l’agriculture canadienne.

« Un transport efficient et abordable est absolument essentiel pour assurer la capacité concurrentielle des entreprises agricoles du Canada », de dire Lyndon Carlson, vice-président principal, Marketing, de FAC. « Bon nombre de pays, dont le Canada, investissent davantage dans la gestion du transport, dans l’infrastructure et dans l’innovation. Ceci aura un impact considérable sur la compétitivité de notre industrie agricole. »

L’impact de la croissance économique des pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) a des répercussions mondiales importantes qui entraîneront la modification des structures de production, du transport et de consommation.

La Russie n’a pas de dettes. En fait, elle a un excédent budgétaire de six pour cent de son PIB et un excédent commercial qui est presque le double. En Chine, un marché de 1,4 milliard de personnes en quête de produits agricoles à valeur ajoutée et transformés est sur le point d’exploser. De plus, la Chine a construit 18 terminaux intermodaux qui sont de la grandeur du port de Vancouver, ou plus grands que celui-ci. Avec l’énorme richesse pétrolière de la Russie et le pouvoir d’achat grandissant de la Chine, chacun a quelque chose que l’autre veut. Les deux investissent fortement dans les réseaux de transport et construiront la majorité de l’infrastructure en partant de zéro.

L’Ukraine a construit un nouveau terminal d’exportation à Sevastopol et un port en eaux profondes dans le Sud de la Crimée, avec des points d’accès stratégique à la mer Méditerranée. Il s’agit d’un point de transit important pour le grain expédié au départ de la Russie, du Kazakhstan et de la Moldavie, qui sont d’importants compétiteurs qui souhaitent s’approprier la part de marché du Canada.

Le déplacement de la richesse mondiale et les investissements dans le transport ne forment qu’une partie du tableau. Les questions environnementales, la hausse du coût du carburant, la difficulté accrue pour franchir la frontière entre le Canada et les États-Unis, les mouvements qui encouragent la consommation d’aliments cultivés localement et le transport de biens sur de longues distances pour atteindre les marchés; tous sont des facteurs qui influent sur la rentabilité des entreprises agricoles canadiennes.

« Que ce soit au plan national ou international, le marché agricole abonde de solides compétiteurs », explique M. Carlson. « L’une des façons dont nous pouvons aider les entreprises agricoles à être plus compétitives est de leurs offrir de l’information à valeur ajoutée sur les tendances de l’industrie afin que les jeunes agriculteurs et les joueurs de l’industrie puissent planifier à l’avance. À FAC, nous croyons qu’il est essentiel de mettre à profit ses connaissances lorsqu’il est question de prendre des décisions éclairées. »

Mais où se situe le Canada sur une toile de fond faite de hausses des cours du pétrole, de concurrence mondiale croissante et d’attentes du consommateur plus élevées? Le rapport fait ressortir les grandes tendances suivantes.

  • La World Economic Forum classe le Canada au nombre des cinq premiers pays au monde en matière de routes, de chemins de fer, de transport aérien, de pipeline et de ports. Des pays de l’ALENA, c’est le Canada qui a les routes les plus courtes à destination de Bombay, et ses routes à destination de la Chine et de l’Union européenne sont considérablement plus courtes que celles des États-Unis.
  • Le trafic des conteneurs est passé de 36 millions de conteneurs dans les années 1980, à 266 millions de conteneurs aujourd’hui et, selon les prévisions, le nombre de conteneurs s’élèvera à 468 millions d’ici 2010. Une pénurie de conteneurs est une source de préoccupation tout comme un manque d’espace pour répondre à cette augmentation du trafic. Les communautés réagissent en tentant de construire des terminaux intérieurs.
  • Le Canada et les États-Unis sont des partenaires dans l’obtention de la carte NEXUS pour les voyageurs commerciaux à faible risque préalablement approuvés qui traversent souvent les frontières ainsi que pour le programme de certification Expéditions rapides et sécuritaires (EXPRES), qui a pour but d’accélérer le déplacement de biens et de camionneurs à faible risque. Les entreprises qui font régulièrement affaire avec les États-Unis devraient obtenir la certification NEXUS ou trouver un expéditeur qui détient la certification EXPRES.
  • Afin de profiter pleinement des possibilités émergentes à l’échelle de la planète, les gouvernements fédéral et provinciaux investissent fortement dans le système de transport du Canada. Le projet Porte sur l’Asie-Pacifique, évalué à quelque quatre milliards de dollars, a pour but de faire du Canada le point de sortie et d’entrée le plus compétitif en Amérique du Nord, et ce, en matière de biens, de services et d’investissements asiatiques et canadiens. Qui plus est, la Porte d’entrée de l’Atlantique est en voix de construction en Nouvelle-Écosse.
  • Au cours des 10 à 20 prochaines années, le changement climatique pourrait transformer le passage du Nord-Ouest en un couloir de navigation important. En 2007, dans le cadre de son engagement à assurer la souveraineté sur l’Arctique, le Canada a entamé la construction d’un port en eaux profondes à Ninisivik, sur l’île de Baffin, ainsi que la construction d’une base d’entraînement militaire nordique à Resolute.

« Les agroproducteurs et les entreprises agricoles qui comprennent et qui utilisent l’information sur les tendances émergentes dans les domaines du transport et de la mondialisation pour planifier d’avance se trouveront dans une position plus favorable pour compétitionner sur la scène internationale ou pour servir nos marchés internes », explique M. Carlson.

FAC est le plus important fournisseur au Canada de solutions financières et d’affaires aux agriculteurs et aux agroentrepreneurs. Passionnés de l’agriculture, les membres de son personnel assurent le service à la clientèle à partir d’une centaine de bureaux situés principalement dans les régions rurales du Canada. FAC a un portefeuille de première qualité d’une valeur de plus de 14 milliards de dollars et elle vient de connaître une quatorzième année consécutive de croissance de son portefeuille, ce qui témoigne de la réussite de sa clientèle.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Financement agricole Canada (FAC)
http://www.fac-fcc.ca/

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