Les Canadiens des villes appuient le milieu rural

Regina (Saskatchewan), 22 novembre 2001 – Une énorme majorité de Canadiens – y compris la plupart des citadins – sont d’accord pour que les gouvernements, dans les périodes difficiles, viennent en aide aux petites fermes familiales.

Par ailleurs, les habitants de la Saskatchewan sont plus enclins que les autres Canadiens à affirmer que la qualité de vie décline dans leur collectivité, et qu’ils prévoient quitter leur province d’ici cinq ans.

Ces résultats d’enquête concernant le Canada rural sont rendus publics pour la première fois. Ils sont tirés de « Portraits du Canada », un suivi annuel de l’opinion réalisé pour le Centre de recherche et d’information sur le Canada. Le CRIC est la division du Conseil pour l’unité canadienne responsable des activités de recherche, de communications et de participation des citoyens. D’autres tranches du sondage ont fait l’objet de communiqués plus tôt ce mois-ci.

L’annonce de ces résultats coincide avec l’inauguration aujourd’hui à Regina d’une conférence nationale de trois jours intitulée « Le Canada rural: en évolution ou à la traîne? », organisée de concert par le CRIC et le Saskatchewan Institute of Public Policy (SIPP).

Le sondage révèle que 85 pour cent des Canadiens s’entendent pour dire que, dans les périodes difficiles, les gouvernements devraient fournir de l’assistance financière aux petites entreprises agricoles du pays pour les sauver de la faillite. C’est en Ontario, la province la plus fortement urbanisée du Canada, que l’appui à cette idée est le plus fort (89 pour cent).

Toutefois, c’est en Saskatchewan que la proposition récolte le moins d’appuis (78 pour cent). Et même si les répondants de la Saskatchewan qui ont exprimé leur désaccord représentent une minorité (20 pour cent), cette minorité est la plus importante au pays.

Plus de quatre citadins sur cinq dans les trois plus grandes villes canadiennes sont en faveur d’un soutien gouvernemental à la ferme familiale : les pourcentages s’établissent à 89 (Toronto), 84 (Montréal), et 81 (Vancouver). « L’agriculture n’est peut-être pas le premier souci des Canadiens des grandes villes, mais les citadins se disent quand même prêts à soutenir les petits fermes familiales », explique Andrew Parkin, responsable de Portraits du Canada au CRIC.

L’édition 2001 de ce sondage, réalisé pour la première fois en 1998, repose sur un échantillon de 2940 personnes. Les résultats d’enquêtes de cette taille présentent une marge d’erreur d’environ 1,8 pour cent, 19 fois sur 20. Cette marge est plus élevée pour les sous-échantillons, le nombre de répondants étant moindre. Le sondage Portraits du Canada a été mené entre le 28 septembre et le 14 octobre par le groupe Environics Research et la firme CROP.

Il indique que 37 pour cent seulement des Canadiens sont d’accord pour dire que les habitants des petites localités qui ont du mal à gagner leur vie devraient déménager dans une plus grande ville pour chercher un meilleur emploi. Cinquante-neuf pour cent ne sont pas d’accord avec cet énoncé. A Terre-Neuve, toutefois, la tendance est différente: seulement 35 pour cent des répondants sont en désaccord, contre 64 pour cent qui sont d’accord.

Le sondage montre également que les habitants de la Saskatchewan sont plus enclins que ceux des autres provinces à affirmer que la qualité de vie décline dans leur collectivité. Ils sont 31 pour cent à l’affirmer, contre 16 pour cent qui trouvent que la situation s’améliore (pour 52 pour cent des répondants, elle n’a pas changé). Par comparaison, seulement 14 pour cent de leurs voisins d’Alberta disent que la qualité de vie décline chez eux, 31 trouvant au contraire qu’elle s’améliore.

De la même façon, comparés aux autres Canadiens, les gens de la Saskatchewan sont moins nombreux à dire qu’ils ont toutes les chances, dans cinq ans, d’habiter encore dans leur province. Cinquante-sept pour cent l’affirment, comparativement à la moyenne nationale de 77 pour cent. En Saskatchewan, 12 pour cent des répondants disent qu’ils ont très peu de chances de rester dans leur province; pour l’ensemble du pays, cette proportion n’est que de 3 pour cent.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

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