Les Canadiens devront s’habituer aux températures accablantes

Ottawa (Ontario), 14 août 2002 – A moins qu’ils ne renoncent à leurs véhicules utilitaires à forte consommation d’essence ou qu’ils ne freinent leur appétit pour les produits jetables, les Canadiens devront s’habituer aux températures accablantes auxquelles ils ont été soumis ces dernières années, mettent en garde des experts de l’ONU.

Les vagues de chaleur du genre de celles ayant frappé les régions centrales du Canada et les sécheresses observées dans les Prairies, cette année, vont devenir de plus en plus courantes, affirment-ils dans un récent rapport sur le climat en Amérique du Nord.

« Il y aura davantage d’événements extrêmes en terme de sécheresses, d’inondations et de phénomènes météorologiques », a prédit mercredi Ashbindu Singh, l’un des auteurs du document, portant sur l’évolution de l’environnement depuis 30 ans.

« Nous devons vraiment regarder de quelle façon nous pourrions limiter l’impact que nous exerçons (…) Les gens conduisent des véhicules utilitaires, des quatre roues motrices, où ils n’en ont pas besoin », a-t-il ajouté.

Les Nord-Américains doivent endosser davantage de responsabilité pour les dommages causés à l’environnement, et ils pourraient commencer à agir en diminuant leur demande énergétique, liée au changement climatique, est-il indiqué dans le rapport.

La consommation énergétique a augmenté de 31 pour cent en Amérique du Nord, entre 1972 et 1997, selon le document, rendu public alors que les Canadiens se plaignent de la chaleur inhabituelle et de la pollution, en particulier dans le sud de l’Ontario, secteur à très forte densité de population.

Jusqu’à présent cette année, le sud de l’Ontario – région durement frappée par la pollution en provenance des Etats-Unis – a connu au moins 22 journées durant lesquelles l’air était jugé de pauvre qualité. L’an dernier, le nombre de ces jours avait été de 23, un sommet.

Par ailleurs, plusieurs secteurs des Prairies et du Midwest américain sont frappés par la pire sécheresse depuis 133 ans, cette dernière constituant une menace sérieuse pour l’économie agricole.

Dans leur document de 200 pages, les spécialistes de l’ONU se penchent également sur l’état des ressources d’eau potable, des forêts et de la vie marine en Amérique du Nord, de même que sur l’impact exercé par l’environnement sur la santé humaine.

Source : Presse Canadienne

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