Les chevaux de trait au service d’une agriculture durable

Montmorillon (France), 29 juin 2005 – Le cheval de trait, passé depuis un demi-siècle des campagnes à l’étal du boucher, devient « un outil très prisé » des tenants « d’une agriculture saine et durable », selon les responsables du lycée agricole de Montmorillon (Vienne) qui en font la promotion.

« Des demandes de formation nous parviennent de toute la France », a expliqué à l’AFP Gérard Coti, formateur en agronomie au sein de l’Etablissement public d’enseignement agricole de Montmorillon. Un engouement qui traduit « un retour en force du cheval de trait comme partenaire des travaux de l’homme dans la viticulture, le maraîchage ou encore le débardage », selon M. Coti.

Cette réussite a incité ces enseignants a créer, avec l’Association des chevaux de trait du département, un Salon de la traction animale et du cheval de trait, qui a attiré la semaine dernière un millier de visiteurs. Essentiellement professionnels, ils sont venus de toute la France pour échanger leur expertise en matière d’agriculture durable.

Des étudiants-maraîchers sont venus se renseigner sur les formations dispensées par l’établissement et suivre les conférences et la démonstration de matériel de PROMMATA. Cette association promeut un « machinisme moderne agricole à traction animale » et apporte ses compétences dans les pays en voie de développement.

Un atelier « chevaux territoriaux » a présenté le débardage de bois à traction animale. Les chevaux ont l’avantage de pouvoir opérer dans des zones très difficiles d’accès, par exemple sur des sites encore marqués par la tempête de 1999. Mais surtout ils laissent les lieux parfaitement en l’état, contrairement aux tracteurs et autres imposants véhicules agricoles.

La ville n’a pas été oubliée. La « SA Performance Environnement », qui opère à Saumur, est venue effectuer une démonstration de collecte de déchets en centre-ville au moyen de chevaux de trait parfaitement dociles et habitués à cette tâche.

Outre ces professions de foi en faveur d’une agriculture « raisonnée », les visiteurs ont pu assister, deux jours durant, à des démonstrations de débourrage, de dressage, de traitement du cuir sur un stand de sellerie. Un inévitable concours d’allures a opposé chevaux de trait poitevins, comtois, percherons et ardennais.

« L’idée était de réunir les différentes activités liées au cheval de trait sans pour autant tomber dans une sorte de folklore, quasi-inévitable dans ce genre de manifestations », ont conclu les organisateurs.

Source : AFP

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