Les conservateurs veulent démanteler la Commission canadienne des grains

Ottawa (Ontario), le 1er avril 2009 – Le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) sonne l’alarme au sujet du projet de loi C-13 que le gouvernement conservateur a déposé récemment.

Le projet de loi C-13, la réincarnation du C-39 mort au feuilleton, estune attaque concertée contre des piliers de l’industrie céréalière canadienne,selon l’étude Threatened Harvest: Protecting Canada’s World-Class Grain Systemrendue publique hier par le CCPA.

Les conservateurs proposent de déréglementer ou de privatiser lesservices d’inspection et de pesée à l’arrivage du grain livré. Ces mesuresauraient pour effet de saper les programmes indépendants d’assurance de laqualité et la réputation d’excellence du Canada établie depuis longtemps.

« Vu l’abondance de preuves sur les effets potentiellement dévastateurs dela déréglementation, qu’il s’agisse de services d’inspection des aliments oudes marchés financiers, le moment est mal choisi pour démanteler un systèmequi fait l’envie du monde entier », déclare Bob Kingston, président du Syndicatde l’Agriculture.

« Nos membres assurent des services publics essentiels. Leur travail estbien trop important pour être confié au secteur privé », ajoute-t-il.

Le projet de loi mettrait aussi fin à un programme éprouvé de sécurité durevenu pour les agriculteurs qui leur garantit d’être payés pour le grainqu’ils livrent, ce qui risquerait d’exposer les producteurs de grains à degraves problèmes financiers au cas où un acheteur ferait faillite ourefuserait de les payer. Il s’agit d’une autre tentative des conservateurspour déstabiliser le système en place.

Cette initiative, conjuguée aux attaques incessantes faites contre laCommission canadienne du blé et la Commission canadienne des grains, illustrebien l’intention véritable du gouvernement : affaiblir le système en place etfavoriser les multinationales céréalières.

Le comptoir unique est un atout pour les producteurs céréaliers puisqu’ilmet sur un pied d’égalité agriculteurs et compagnies céréalières. C’estl’héritage laissé par des décennies de militantisme populaire, explique PattyDucharme, la vice-présidente exécutive nationale de l’Alliance de la Fonctionpublique du Canada. Elle exhorte donc les partis d’opposition à intervenirafin de sauvegarder la Commission canadienne des grains, une des grandesréussites canadiennes.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Commission canadienne des grains
http://www.cgc.ca/

Commission canadienne du blé
http://www.cwb.ca/

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