Les Prairies et le Sud des États-Unis contribuent le plus à la hausse des exportations des pays de l’ALENA

Toronto (Ontario), 17 septembre 2002 – L’ouverture de plus en plus grande des
frontières sur le continent a eu un effet marqué, bien que peu connu, sur les
tendances du commerce, de la production et de l’investissement en Amérique du
Nord, selon le récent Bulletin ALENA, publié aujourd’hui par Etudes
économiques Scotia.

« Chaque province canadienne a été témoin d’une hausse considérable de ses
exportations depuis la signature de l’ALENA, mais l’augmentation la plus

importante s’est produite dans la région des Prairies, plus particulièrement
en Alberta », mentionne Adrienne Warren, économiste principale pour Etudes
économiques Scotia.

La croissance de l’exportation des trois provinces des Prairies au Canada
s’est établie en moyenne à 13 % annuellement de 1994 à 2001, surpassant la
hausse moyenne de 10 à 11 % enregistrée dans les provinces de l’Atlantique et
au Canada central et représentant le double de l’augmentation annuelle de 6 %
enregistrée en Colombie-Britannique et dans les Territoires du Nord-Ouest.
Durant cette période, la part des provinces des Prairies relativement au total
des exportations canadiennes a grimpé de quatre points de pourcentage pour
atteindre 20 %, faisant de cette région la seule à engranger une part plus
grande des gains associés aux exportations canadiennes.

Selon le rapport, les provinces des Prairies ont augmenté leur part de marché à la fois aux Etats-Unis et au Mexique. La forte demande américaine en énergie et l’augmentation des prix ont expliqué la hausse des exportations aux États-Unis, tandis que l’industrie agroalimentaire s’approprie la majeure partie de la hausse des livraisons vers le Mexique.

Du côté américain, les plus forts gains au niveau des exportations vers
le Canada et le Mexique ont été réalisés par les Etats du Sud et de l’Ouest.
Les exportations faites par les Etats du Sud-Est, du Sud-Ouest et de l’Ouest
ont grimpé à un taux annuel s’établissant entre 10 et 11 % depuis 1994
comparativement à une hausse annuelle de 8 % des livraisons sur la scène
nationale. « Ces régions dominent bon nombre des secteurs d’exportation les
plus prospères (jusqu’à récemment), notamment le secteur de la fabrication
d’équipement haute technologie », ajoute Mme Warren.

Le rapport fait également le point sur les nouvelles tendances
relativement à la circulation des biens aux frontières canado-américaine et
américano-mexicaine. La proximité géographique du marché américain demeure un

facteur dans les décisions commerciales, et le Mexique possède l’avantage
d’être un pays limitrophe à quelques-unes des régions les plus prospères. Bien
que le Canada représente le principal partenaire commercial de 37 des 50 Etats
américains, il cède le pas au Mexique dans quatre Etats, soit en Arizona, au
Mississippi, au Nouveau-Mexique et au Texas.

Pour relever ces défis, les exportateurs canadiens doivent se pencher
attentivement sur les occasions d’affaires en provenance du Sud des Etats-
Unis. « Le Mexique a récemment surclassé le Canada comme principal partenaire
commercial des Etats-Unis dans le secteur de la machinerie et de
l’électronique », explique Mme Warren. « Le Canada demeure toujours par une
forte marge le principal partenaire commercial dans le secteur du matériel
lourd de transport. Toutefois, il est préoccupant de constater que la majorité
des nouvelles usines de montage automobiles qui ouvriront leurs portes au
cours des cinq prochaines années seront établies dans le Sud des Etats-Unis. »

Le rapport comprend également un survol et une analyse détaillée des
perspectives économiques et financières pour chacun des trois pays participant
à l’ALENA. Le Canada devrait mener la remontée en Amérique du Nord cette
année, grâce à une croissance du PIB réel se chiffrant à 3,5 % en moyenne. La
croissance pour le continent devrait s’équilibrer l’an prochain, le Mexique
étant appelé à devenir à nouveau le principal exportateur pour la zone.

« Les perspectives macroéconomiques pour le Mexique sont très
encourageantes malgré l’incertitude politique qui y règne », explique Pablo
Bréard, vice-président à la recherche internationale pour la Banque Scotia.
« Les progrès exceptionnels enregistrés en matière d’inflation et de stabilité
de la monnaie, ainsi que le regain de confiance des investisseurs à l’égard
des politiques gouvernementales sont des facteurs importants dans le soutien
de l’amélioration à long terme de la situation au Mexique. »

Etudes économiques Scotia propose à sa clientèle une analyse approfondie
des facteurs qui façonnent l’avenir du Canada et de l’économie mondiale,
notamment l’évolution macro-économique, les tendances des marchés des changes
et des capitaux, le rendement des produits de base et de l’industrie, et les
enjeux relatifs aux politiques monétaires, fiscales et gouvernementales.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Banque Scotia

http://www.scotiabank.ca./ScotiabankFr/index.html

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