Les provinces de l’Ouest trouvent injuste le programme d’aide d’Ottawa

Ottawa (Ontario), 19 juin 2002 – Les provinces de l’Ouest crient déjà à l’injustice relativement au programme d’aide en agriculture, d’environ 5,2 milliards $ sur cinq ans, qui a été annoncé par le gouvernement fédéral.

Les provinces devront vraisemblablement assumer 40 pour cent du financement de ce programme, qui vise à aider les agriculteurs canadiens à faire face à la concurrence de leurs homologues américains, qui reçoivent des subventions sans cesse croissantes.

Les premiers ministres des provinces de l’Ouest estiment qu’Ottawa devrait financer la totalité des 5,2 milliards $.

Mais le ministre fédéral de l’Agriculture, Lyle Vanclief, est demeuré sur ses positions mercredi en réaffirmant que les provinces doivent participer financièrement à ce programme: « le premier ministre et moi avons dit très clairement que le programme sera financé dans une proportion de 60-40 entre le fédéral et les provinces ».

De plus, il a ajouté que les provinces ne pourront pas se retirer volontairement de ce programme, qui veut aussi aider les agriculteurs à faire davantage de profits.

Les groupes d’agriculteurs et les premiers ministres des provinces de l’Ouest ont demandé à Ottawa de leur verser un montant compensatoire de 1,3 milliard $, dès cette année, pour les aider à faire face à la concurrence américaine.

Le critique néo-démocrate en matière d’agriculture, Dick Proctor, affirme que le partage sera difficile à assumer pour des provinces comme la Saskatchewan et le Manitoba. Il a précisé que la part de la Saskatchewan, estimée à 88 millions $, tout comme celle de l’Ontario, est injuste, car cette province représente seulement une fraction des contribuables canadiens.

« (Le fédéral) demande aux provinces de verser de l’argent dans un fonds de compensation relatif au commerce international alors que les provinces n’ont pas de responsabilités dans ce domaine », a déploré M. Proctor.

Le premier ministre de la Saskatchewan, Lorne Calvert, soutient que la part des provinces équivaut à 8 $ pour chaque contribuable ontarien alors que ce montant grimpe à 80 $ pour chaque contribuable de sa province. Il craint que cette facture ne plonge sa province dans un déficit.

« Tout ça dans la région du pays qui est la plus touchée par la concurrence internationale déloyale », a ajouté M. Calvert.

Le chef conservateur Joe Clark a soutenu qu’il était temps qu’Ottawa tente de solutionner la crise du secteur agricole canadien, mais il pense que l’arrangement proposé par Ottawa est irréaliste.

Source : Presse Canadienne

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Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

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