Les secteurs agricole et agroalimentaire donnent leur appui au CRAAQ

Québec (Québec), 2 novembre 2004 – À l’occasion de l’assemblée générale annuelle du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ), le 26 octobre dernier, plus de 80 membres issus de 37 organisations privées et publiques (dont des centres d’expertise et de recherche, des ministères, des clubs-conseils, des associations de producteurs, des associations des industries de nutrition animale et des fournisseurs d’intrants) ont assisté à la présentation du bilan 2003-2004 de l’organisation. Au terme de la rencontre, plusieurs d’entre elles manifestaientleur appui au CRAAQ en démontrant la nécessité d’une telle organisation pour le développementet la pérennité des secteurs agricole et agroalimentaire au Québec. Le MAPAQ reconnaîtégalement le rôle essentiel du CRAAQ.

Organisation à but non lucratif, le CRAAQ mobilise et concerte un réseau de 675 membresvolontaires, conseillers spécialisés, chercheurs, consultants et producteurs, tant du secteur publicque de l’industrie privée. Ainsi, 200 organisations sont regroupées au CRAAQ. Parl’intermédiaire du CRAAQ, ces experts font le point sur les problématiques des différentssecteurs, identifient des solutions et encouragent les producteurs à utiliser de nouvellestechnologies ou pratiques. Il permet en outre aux conseillers agricoles, consultants, fournisseurs etfinanciers d’avoir accès à des références tant aux plans technique, technico-économique etagroenvironnemental qu’en matière de gestion ou de mise en marché. Les 20 000 clients duCRAAQ bénéficient des produits comme les colloques (6500 participants annuellement), lespublications, les références économiques et les portails d’information Web (www.craaq.qc.ca,www.agrireseau.qc.ca, www.agroclic.com). Ces derniers attirent chaque jour plus de 1500internautes qui viennent y chercher des informations de pointe.

Rappelons que, dans les années 90, le MAPAQ, précurseur de la stratégie de partenariat privépublic,avait privatisé trois organismes jusqu’alors rattachés au ministère, soit le Conseil desproductions animales du Québec (CPAQ), le Conseil des productions végétales du Québec (CPVQ) et le Groupe de gestion et d’économie agricole (Groupe GÉAGRI). Ces organisations ontété ensuite fusionnées en l’an 2000.

Depuis sa mise en place il y a 4 ans, le CRAAQ a non seulement respecté ses engagements enréalisant tous les mandats qui lui avaient été attribués, mais il a aussi réalisé plusieurs autresmandats d’envergure et a rationalisé ses opérations, tout en développant de nouveaux créneauxd’activité et de marché. Il a également accru sa notoriété qui dépasse maintenant les frontièresquébécoises et fait l’envie des autres provinces canadiennes. Le CRAAQ est reconnu comme unmodèle unique et performant.

En effet, lors de l’assemblée, l’Union des producteurs agricoles (UPA), par la voix de sondirecteur général adjoint, Richard Petit, a reconnu le caractère unique du CRAAQ. « Nonseulement l’organisation soutient-elle, par la diffusion du savoir, les entreprises agricoles, maiselle contribue aussi au démarrage et à la mise en place de nouvelles productions en émergence ouen plein développement telles que les grands gibiers et les productions biologiques. De plus, lesbudgets consacrés à la diffusion et au transfert de connaissances sont des « mesures vertes »reconnues par l’OMC ». Le CRAAQ rejoint de plus des objectifs de l’UPA en desservantl’ensemble de l’agriculture.

À titre de nouveau président du CRAAQ, Denis Couture, président de la Fédération desproducteurs de cultures commerciales du Québec, a pour sa part exprimé que « le CRAAQ et sesnombreux comités constituent un lieu d’échanges exceptionnel et nécessaire pour le réseautagedes intervenants du milieu. Nulle autre organisation n’offre cette possibilité, ni n’a la capacité derallier les experts de toutes provenances tant du milieu de la recherche, de la production, duservice-conseil et de la formation, et ce, que ce soit du secteur privé ou public ». MonsieurCouture connaît très bien l’organisation puisqu’il s’y implique depuis près de 25 ans.

De son côté, Ghislain Cloutier, 1er vice-président à La Coop fédérée et vice-président du conseild’administration du CRAAQ, a parlé du caractère stratégique de l’organisme qui, par le transfertde connaissances, participe au maintien de la compétitivité des entreprises agricoles, notammentdans le secteur de la gestion, et qui, grâce aux informations technico-économiques, permet ausside comparer les performances des entreprises.

Le message de l’industrie est également éloquent. « Cet organisme permet et supportel’intégration des nouvelles technologies par les entreprises agricoles. Il permet aux agriculteurs etaux conseillers de se tenir à jour et d’acquérir de nouvelles connaissances essentielles àl’avancement de l’agriculture », a souligné Yvan Lacroix, directeur général de l’Associationquébécoise des industries de nutrition animale et céréalière (AQINAC).

Pour sa part, le président-directeur général de l’Association des fabricants d’engrais du Québec(AFEQ), Germain Pelletier, reconnaît au CRAAQ « sa capacité unique de permettre des échangesentre les intervenants des différents organismes privés et publics leur permettant d’inclure lesenjeux actuels (santé, qualité de l’eau, conservation des sols, etc.) dans leurs réflexions et travaux.Au CRAAQ, on facilite les échanges et l’enrichissement entre les différents secteurs deproduction; peu d’organisations encouragent de telles réflexions et interactions ».

« Le CRAAQ : c’est un outil performant en réponse aux besoins du milieu agricole etagroalimentaire et un levier pour la politique agricole du Québec. Il permet aux entreprisesd’avoir accès, à moindre coût, aux informations et connaissances de pointe, améliorant ainsi leurcompétitivité, a ajouté Brigitte Dumont, directrice générale du CRAAQ. Et c’est la crédibilité duCRAAQ et son « caractère de neutralité » qui rallient l’ensemble des joueurs du secteur. »

Bien que tous s’entendent sur la nécessité d’avoir UN organisme de concertation et rassembleurqui se dédie au transfert de connaissances et de technologies ainsi qu’au réseautage d’experts,tous s’entendent aussi sur le fait que le développement et le transfert du savoir constituent unemission sociétale gouvernementale. Le gouvernement du Québec, par le biais du CRAAQ,s’adjoint actuellement le secteur privé dans cette fonction, mais ce dernier ne peut et ne veut enaucune façon se substituer à l’État dans cette mission. Ainsi, le paradoxe suivant persiste : malgréle positionnement, la performance et le caractère essentiel de l’organisation, l’implication dumilieu et du secteur privé dans un ratio de 3/1 par rapport à l’aide gouvernementale pour sonfonctionnement, le financement des activités du CRAAQ demeure insuffisant compte tenu desmandats qui lui sont confiés et de son mode d’accès au savoir basé sur le volontariat de sesmembres experts. Sa situation est précaire et des décisions majeures devront être prises dans lesprochaines semaines. C’est pourquoi, le CRAAQ intensifie actuellement ses démarches auprèsdes instances gouvernementales afin de sauvegarder ce modèle de partenariat privé-public qui faitses preuves.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ)
http://www.craaq.qc.ca/

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