Les semis avancent, malgré un sol froid

« Souhaitons que le sol se réchauffe pour permettre une belle saison de croissance », constate Miguel Provost, agronome et directeur du centre du Québec chez le spécialiste de la culture du soya, Prograin. M. Provost estime qu’en date du 12 mai, 50 % des semis de soya ont été réalisés dans son territoire.

Selon lui, bien des producteurs se sont posé la question à savoir s’ils avaient bien fait de semer depuis la fin avril dans des conditions où la terre était suffisamment sèche, mais le sol froid. Il faudra « attendre la levée des plants pour voir si ces conditions vont affecter la culture », ajoute-t-il.

De son côté, Sylvain Payant, agronome responsable pour le sud-ouest de la Montérégie estime que 80 % du maïs et entre 40 % et 50 % du soya ont été semés dans sa région. Les producteurs qui n’ont pas terminé leur semis, indique-t-il, sont ceux « dont la terre est lourde et plus difficile à se réchauffer ».

L’opération semis s’est bien déroulée et devrait se compléter rapidement chez les gros producteurs, capables de semer 10 % de leurs superficies en une journée grâce à la température, l’équipement et au dur labeur, poursuit Sylvain Payant. « Les producteurs ne font pas de journée de 8 h à 16 h comme la majorité de leurs concitoyens », dit-il.

Ce dernier estime à 90 % le taux de survie du blé d’automne et de la luzerne qui sont en « très bonnes conditions » dans son territoire. Malgré le peu de couvert de neige, l’agronome croit que c’est l’absence de gelée au sol ce printemps qui a fait la différence.

à propos de l'auteur

Journaliste, photographe et agroéconomiste

Nicolas Mesly

Nicolas Mesly est agroéconomiste, journaliste et photographe spécialisé dans les enjeux agroalimentaires. Il couvre les grandes cultures pour Le Bulletin des agriculteurs.

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