Les semis presque terminés!

PHOTO  : André Dumont

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« L’an passé, on commençait à semer le 12 mai. Cette année, au 10 mai, on avait presque terminé. » Producteur à Sainte-Madeleine, René-Carl Martin parle d’un début de saison sous des « conditions exceptionnelles ». Il lui reste 10 % de ses superficies à ensemencer.

Dans l’ouest du Québec, plusieurs producteurs ont réussi à terminer leurs semis de maïs et de soya dans la fenêtre qui s’est fermée dimanche. Certains secteurs, au nord de Montréal, ont été frappés par la pluie dès samedi soir.

« On a même du maïs qui est sorti de terre. C’est une bonne nouvelle », a confié René-Carl Martin.

Presque 200 UTM

La station météo de Weather INnovations sur le site d’Expo-Champs à Saint-Liboire a enregistré 191 UTM pendant les dix premiers jours de mai, ce qui correspond au double de la moyenne. L’an passé, on n’avait accumulé que 89 UTM à cette période.

Selon l’agronome Gilbert Brault, de Semences Pride, le maïs a besoin de 150 à 200 UTM pour émerger du sol.

Gilbert Brault estime que dans le sud de la province, de 80 % du maïs et 20 % du soya ont été semés. Dans certaines régions, le sol aurait pris plus de temps à se réchauffer, ce qui aura retardé le départ des semis.

« Cette pluie était la bienvenue, dit Gilbert Brault. Les producteurs parlent déjà de recommencer à semer jeudi ou vendredi. »

Presque terminé

Le producteur René-Carl Martin, en plein sprint de semis. PHOTO : André Dumont

Le producteur René-Carl Martin, en plein sprint de semis. PHOTO : André Dumont

René-Carl Martin rapporte que plusieurs producteurs autour de chez lui ont déjà terminé à la fois leur maïs et leur soya. Pour sa part, il dit avoir attendu une à deux journées plus tard pour commencer, question de semer dans un sol plus chaud. Il lui reste quelque 60 hectares de maïs et 60 hectares de soya à semer.

La pluie est tombée à un bon moment pour favoriser la germination, croit René-Carl Martin. D’autant plus que le terrain était plutôt sec. « Une chance qu’on avait l’autoconduite. On semait et on ne voyait pas devant nous. La visibilité était nulle à cause de la poussière. »

Les journées très chaudes de mai ont bien réchauffé le sol, mais surtout en surface, observe René-Carl Martin. Il a repéré de la glace dans un loam sableux et il y aurait encore de la glace sur une terre noire.

Lanaudière

Sur la Rive-Nord, le producteur Samuel Coutu a fait de semblables observations. « Quand on soulève une grosse roche, on voit qu’à huit ou dix pouces, le sol est encore très froid. »

Les semis à Berthierville et Louiseville sont interrompus depuis 18 h samedi, juste avant qu’un orage sévisse. Si cette pluie avait été retardée d’une journée, Samuel Coutu estime qu’il aurait presque terminé ses semis. Il lui reste 70 hectares de maïs et 100 hectares de soya à ensemencer.

C’est un très beau début de saison, affirme Samuel Coutu. « Toutes nos terres étaient prêtes en même temps. On n’a pas eu à choisir où commencer, ni à forcer. On n’a aucun rond frais. »

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