Levée partielle de l’interdit du Mexique sur le boeuf canadien

Ottawa (Ontario), 11 août 2003 – Le gouvernement du Canada a déclaré que la décision du Mexique d’autoriser l’importation de certains morceaux de boeuf canadien et d’autres produits de ruminants était une autre bonne nouvelle pour l’industrie canadienne du boeuf.

« La décision prise aujourd’hui par un autre partenaire commercial important du Canada et la décision des États-Unis d’autoriser une reprise partielle des importations de boeuf canadien la semaine dernière témoignent encore une fois de l’efficacité de nos systèmes d’inspection et de vérification, a souligné le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire Lyle Vanclief. Cela demontré que notre système d’inspection et la salubrité de notre boeuf inspirent confiance à nos partenaires commerciaux. Je tiens égalment à remercier la secrétaire à l’agriculture des États-Unis, Ann Veneman, et son homologue mexicain, Javier Usabiaga, ainsi que leurs équipes respectives pour avoir rendu possible l’ouverture partielle des frontières américaine et mexicaine ».

« Nous commençons à voir les résultats des mesures soutenues que nous avons prises avec nos partenaires commerciaux et des efforts que nos ambassades et nos missions ont déployés pour rouvrir les frontières aux importations de boeuf canadien, a ajouté le ministre du Commerce international Pierre Pettigrew. La décision du Mexique nous fait franchir un pas de plus vers le rétablissement d’un marché libre nord-américain pour le boeuf canadien. »

La décision du gouvernement mexicain est analogue à celle des États-Unis et pave la voie à l’exportation de la viande désossée des vaches âgées de moins de 30 mois et de la viande désossée des veaux âgés de 36 semaines ou moins à l’abattage. En outre, à l’instar des États-Unis, le Mexique ouvrira son marché à la viande désossée des moutons ou des chèvres de moins de 12 mois ainsi qu’au foie frais ou congelé des bovins. Enfin, la décision permettra de faire le commerce des vaccins vétérinaires destinés aux animaux autres que les ruminants et le commerce des produits pour animaux familiers et des ingrédients pour l’alimentation animale quicontiennent des protéines animales traitées de sources autres que les ruminants. Les importations de viande au Mexique seront assujetties à l’obtention d’un permis d’importation.

L’annonce de la levée partielle de l’interdit a été faite par Javier Trujillo, directeur général du National Service for Health, Inoculation and Agri-Food Quality du Mexique. Selon lui, le Mexique en a décidé ainsi parce qu’il juge, tout comme les États-Unis, que l’enquête canadienne a été menée avec rigueur et que le risque sanitaire posé par une reprise partielle des importations de boeuf est extrêmement faible.

Les ministres Vanclief et Pettigrew ont affirmé que l’élaboration des modalités d’enregistrement des permis avant la reprise des envois de boeuf vers le Mexique pourrait prendre deux semaines. Ils ont cependant souligné que la nouvelle arrivait à point nommé pour les producteurs de boeuf canadiens.

Les ministres ont ajouté que le gouvernement fédéral continuerait de travailler en collaboration avec les États-Unis, le Mexique et les autres partenaires commerciaux du Canada jusqu’à la réouverture intégrale des marchés.

Le Mexique est le plus gros marché d’exportation du Canada pour le boeuf après les États-Unis. En 2002, les exportations canadiennes de bovins et de produits du boeuf au Mexique ont totalisé 200 millions de dollars.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international
http://www.dfait-maeci.gc.ca/

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