L’OMS s’inquiète de la progression réelle du virus H5N1 en Chine

Pékin (Chine), 30 décembre 2005 – La Chine ne fournit toujours pas d’échantillons prélevés sur les animaux atteints de grippe aviaire, a déclaré l’Organisation mondiale de la santé, au lendemain de l’annonce par Pékin du troisième cas mortel de contamination humaine.

Une ouvrière de 41 ans de la province de Fujian, dans le sud-est du pays, a succombé à la souche H5N1 du virus, fortement pathogène, il y a plus d’une semaine, rapporte l’agence de presse officielle Chine nouvelle.

Elle avait apparemment contracté la maladie dans un secteur où aucun foyer animal de grippe aviaire n’avait été signalé.

L’OMS et d’autres agences sanitaires internationales ont appelé la Chine à fournir des échantillons des souches de grippe aviaire concernées pour que de nouveaux examens puissent être menés, ce que Pékin n’a pas encore fait.

« Cela signifie qu’on peut s’interroger sur la progression réelle du virus en Chine », a déclaré Roy Wadia, porte-parole de l’OMS à Pékin. « Il est peut-être même plus important de prendre des échantillons de la forme animale du virus parce que cela concerne encore principalement les animaux. »

L’OMS a dit ignorer pourquoi la Chine ne communiquait pas d’échantillons du virus, mais a dit ne pas y voir une tentative de dissimulation semblable à celle à laquelle l’épidémie de sras (syndrome respiratoire aigu sévère) avait donné lieu.

Wadia a précisé que la Chine avait bien communiqué des informations cette année, mais uniquement par écrit.

Le ministère chinois de l’Agriculture s’est refusé dans l’immédiat à tout commentaire.

Source : Reuters

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Organisation mondiale de la santé (OMS)
http://www.who.int/

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