Londres envisage la vaccination des animaux contre la fièvre aphteuse

Londres (Angleterre), 29 juin 2002 – La vaccination contre la fièvre aphteuse devrait être utilisée à l’avenir pour prévenir toute nouvelle épizootie comme en a connu la Grande-Bretagne en 2001, a déclaré le secrétaire d’Etat chargé de la santé animale Elliot Morley.

« Je ne doute pas qu’il y aura une utilisation plus avancée de la vaccination à l’avenir », a affirmé le ministre.

« Il existe des problèmes qui peuvent être résolus », a-t-il ajouté. Selon lui, l’évolution des règles d’exportation de viande animale va permettre de convaincre les agriculteurs réticents.

Le syndicat national des Agriculteurs (NFU) s’oppose à une vaccination systématique du bétail car elle ralentit le rythme d’exportation des bêtes.

Le temps d’attente entre la vaccination et l’autorisation d’exportation a été réduit de un an à six mois, a souligné M. Morley qui a qualifié cette nouvelle réglementation de « grande amélioration ».

« Avec des changements dans les règles internationales et européennes, la vaccination devient bien plus envisageable que par le passé », a-t-il ajouté.

M. Morley réagissait aux informations de la presse qui a évoqué samedi deux rapports à paraître en juillet sur la crise de la fièvre aphteuse en Grande-Bretagne.

Selon la presse, ces deux rapports devraient préconiser la vaccination systématique du bétail et ces propositions devraient être avalisées en juillet par la ministre de l’Environnement et des Affaires rurales, Margaret Beckett.

L’épizootie a abouti à l’abattage de plus de six millions de bêtes dans plus de 10.000 fermes au total, coûtant à l’agriculture anglaise plus de 900 millions de livres (1,4 milliard d’euros) et 4,25 milliards de livresmilliards d’euros) supplémentaires au tourisme en Angleterre.

Source : AFP

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