L’Union européenne se défend de vouloir freiner les importations de céréales

France, 1er juillet 2002 – La Commission européenne n’a aucunement l’intention de restreindre l’accès du marché européen aux céréales et au riz en provenance des pays tiers, et notamment des États-Unis, contrairement aux allégations d’Ann Venemann, la secrétaire d’état chargée de l’Agriculture américaine et du représentant pour le Commerce, Robert Zoellick. «Notre objectif dans les négociations sur le commerce mondial est d’améliorer le système pour mieux remplir nos obligations et mieux protéger nos droits», a déclaré Franz Fischler, commissaire européen à l’Agriculture. L’actuel système d’importation ne fonctionne pas. Les prix de référence qui servent au calcul des droits de douane ne sont plus représentatifs du commerce international. C’est pourquoi il nous faut modifier les règles dans le plus pur respect des règles de l’OMC. «Nous négocierons avec les principaux exportateurs vers l’Union européenne», a-t-il ajouté.

Le problème est venu de l’afflux massif ces derniers mois en Europe, à très bas prix, des céréales de la Mer Noire.
Ces nouveaux courants d’importation ont provoqué l’ effondrement des prix au point que le céréaliers se plaignent que leur revenu a fondu de 350 euros par hectare en 1997 à 140 euros en 2001. Et que l’Union européenne est devenue pour la première fois importatrice nette de céréales.

Quotas

Les difficultés seraient nées du mode de calcul des droits de douane, basé sur les cotations des matières premières à la Bourse de Chicago. Cette méthode, dit la Commission européenne, ne tient pas compte des prix plus bas pratiqués dans d’autres régions du monde. Résultat les céréales importées avec un droit de douane anormalement bas ont beaucoup augmenté. Une véritable brèche dans la préférence communautaire.

Pour remédier à cette situation, la Commission envisage de remplacer son régime actuel d’importation de riz et de céréales par un système fondé sur des contingents tarifaires (quotas) et des droits de douane fixes. Si les ministres de l’Agriculture ratifient cette proposition, Bruxelles entamera des négocaitions avec les membres concernés de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) afin de réformer le régime actuel, fondé sur des prix représentatifs et sur un prix d’intervention communautaire.

Source : Les Échos

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