L’UPA appuie la lutte à la culture illégale de marijuana sur les terres agricoles

Longueuil (Québec), 2 avril 2001 – À la veille d’une nouvelle saison de production, l’Union des producteurs agricoles (UPA) offre de nouveau sa collaboration à la Sûreté du Québec (SQ) pour identifier les plantations de marijuana dissimulées dans les champs de maïs ou les boisés.

La SQ mise beaucoup sur le renseignement et la prévention. À cette fin, elle est en contact non seulement avec les producteurs agricoles, mais aussi avec des clubs de véhicules tout terrain (VTT), d’aviation, des pourvoyeurs, des travailleurs forestiers, bref ceux qui sont appelés à fréquenter les lieux isolés où sont transférés les plants au retour de la belle saison. Tous ces groupes sont invités à contribuer à l’effort de vigilance et à rapporter les méfaits observés notamment par le biais de la ligne confidentielle Info-Crime (1-800-711-1800).

Au cours des dernières années, la culture illégale de la marijuana avait pris des proportions préoccupantes sur les terres agricoles. À la suite des manœuvres d’intimidation et des menaces subies par ses membres, l’UPA avait bien accueilli l’annonce, par la Sûreté du Québec, de la mise en place de l’Opération Cisaille ayant pour but de lutter contre ce phénomène. Le volet communautaire de cette opération est repris en force cette année.

Au cours des prochaines semaines, l’UPA poursuivra ses efforts de sensibilisation auprès des producteurs compte tenu que les renseignements fournis par la population en milieu rural constituent, selon la Sûreté du Québec, la principale source d’information permettant des saisies et des arrestations.

« Grâce à la collaboration acquise d’autres groupes de citoyens, a déclaré monsieur Laurent Pellerin, président général de l’UPA, les producteurs et productrices agricoles ne sont maintenant plus les seuls à déclarer les activités suspectes dont ils sont témoins, ce qui accroît la sécurité des producteurs agricoles et du monde rural ainsi que l’impact de l’opération d’éradication en cours. »

Au nom de ses membres, l’UPA exige, en retour de l’assistance apportée à l’Opération Cisaille, des mesures de protection telles que l’identification du passage des corps policiers sur les lieux de saisie et des garanties quant à la confidentialité des sources de renseignement. Elle demande en outre que des représentations soient faites par les autorités policières afin de réclamer un renforcement des peines et une plus grande uniformité de celles-ci.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Sûreté du Québec (SQ)

http://www.suretequebec.gouv.qc.ca/

Union des producteurs agricoles (UPA)

http://www.upa.qc.ca/

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