Mini-budget fédéral : L’agriculture et la forêt sont les grands oubliés selon l’UPA

Longueuil (Québec), 31 octobre 2007 – « Les producteurs agricoles et forestiers sont très frustrés de voir que le ministre Flaherty a totalement mis de côté l’agriculture et la forêt privée dans son minibudget, ignorant complètement leur situation, eux qui se débattent avec une des pires crises qu’ait jamais connues leur secteur d’activité respectif. C’est à croire que ce gouvernement est à oublier ceux et celles qui portent une partie de notre économie à bout de bras, en région particulièrement. »

C’est en ces termes que le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Laurent Pellerin, a réagi aujourd’hui à la mise à jour économique du gouvernement Harper, présentée mardi par le ministre fédéral des Finances. « Ce ne sont pas les baisses de l’impôt sur le revenu des particuliers, la réduction d’un point de la TPS et la réduction du fardeau fiscal des compagnies qui vont remonter le moral des agriculteurs, ni celui des producteurs forestiers, qui voient Ottawa leur faire la sourde oreille en les privant des retombées d’une prospérité qui, à tout le moins, aurait dû combler une partie de leurs espoirs, vu leur pénible situation. »

« C’est d’autant plus déplorable de les ignorer ainsi, de souligner le président de l’UPA, qu’à l’époque nos gens ont été parmi ceux qui ont écopé le plus dans l’effort de redressement des finances publiques canadiennes ». La part du budget fédéral dévolue à l’agriculture, a-t-il notamment rappelé, a été coupée de plus de la moitié ces 15 dernières années, situation qui a largement contribué au marasme actuel. « Le temps était venu de leur renvoyer l’ascenseur, surtout qu’on leur a fermé la porte au nez plus d’une fois », de dénoncer Laurent Pellerin.

« Pendant ce temps-là, nos compétiteurs américains bénissent sûrement le ciel de ne pas habiter de ce côté-ci de la frontière, a-t-il enchaîné. Ils accumulent des revenus record depuis deux ans, leur Farm Bill les soutient plus que jamais, tandis que nos agriculteurs encaissent des revenus dérisoires et que leur endettement atteint des niveaux jamais vus. On nous déculotte littéralement vis-à-vis de la concurrence! Et ce n’est pas la rachitique politique agricole canadienne qui va nous sortir de là! » s’insurge le président de l’UPA, qui appréhende les lendemains que font planer les choix douteux d’Ottawa sur l’agriculture et l’agroalimentaire du pays.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

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