Moins d’azote et plus de rendement

Que diriez-vous de semer des hybrides qui donnent plus de rendement, avec moins d’azote? La recherche démontre que tôt ou tard, ce sera possible.

À l’Université d’Illinois, le professeur de génomique du maïs Stephen Moose et son équipe ont identifié neuf gènes responsables de l’efficacité de l’utilisation de l’azote par le maïs. La recherche a débuté en 1999 et elle s’est accélérée depuis 2009, avec le séquençage du génome du maïs.

Ces neuf « NitroGenes » ont un effet sur le contenu en azote dans la tige, la concentration d’azote dans les grains et le nombre de grains sur l’épi.

Selon les données de l’Université d’Illinois, il s’utilise annuellement près de cinq millions de tonnes d’azote au monde pour cultiver du maïs. En raison des préoccupations économiques et environnementales, il devient de plus en plus important de maximiser l’efficacité de l’usage de l’azote par la plante.

Les hybrides d’aujourd’hui font déjà une utilisation plus efficace de l’azote que ceux d’autrefois, en plus de donner plus de rendement à des populations plus élevées. D’après Stephen Moose, il y a encore de grandes possibilités de gains, notamment en améliorant le volume de grain par rapport aux tiges et aux feuilles, et en augmentant la part de l’azote qui va au grain.

Des essais ont été menés en 2012 avec 20 lignées de maïs qui contiennent le plus grand nombre des NitroGenes et 20 autres qui en possèdent le moins, pour illustrer le potentiel théorique de gain de rendement par l’amélioration génétique. Les lignées contenant plusieurs des NitroGenes ont donné 6,9 % plus de rendement.

Les chercheurs ont donc entrepris des croisements dans le but de créer une lignée supérieure, qui contiendrait tous les neuf NitroGenes. Ils espèrent que cela mènera à la commercialisation de germoplasme dont l’efficacité de l’utilisation de l’azote sera véritablement supérieure.

Source : Corn & Soybean Digest

 

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