Non, à une autre erreur « bordéale » au détriment des agriculteurs des régions!

Kamouraska (Québec), 28 février 2007 – Dossier agriculture. Non, à une autre erreur « bordéale » au détriment des agriculteurs des régions!

Puisque notre agriculture est de facto contrôlé par une pensée « unique » c’est à dire un syndicat en situation de monopole, et en désespoir de cause pour y introduire un débat sur l’agriculture, des citoyens s’impliquent pour débattre sur la place publique de leur vision de l’agriculture des régions.

Le pire scénario, quelqu’un y pense? Et une piste de solution, peut-on en parler?

C’est pas vrai ! On parle encore de « porcheries industrielles ou de méga usines »! Les dirigeants de l’UPA, le gouvernement et les entreprises agroalimentaires lors du Sommet de St-Hyacinthe (1998), appuyés par Lucien Bouchard et rêvant d’une conquête des marchés, ont conduit le Québec et les producteurs porcins vers l’échec. Leurs mégas rêves ont été principalement financés par les mégas dettes des producteurs ou par nos taxes.

Les mégas entreprises sont encore une solution « bébète » de facilité qui détruit l’économie de nos régions, notre agriculture et nos agriculteurs. Elle est simplette cette logique qui croit que pour compétitionner sur les marchés d’exportation il faut toujours faire plus gros.

Y a-t-il un dirigeant qui réfléchit avec pragmatisme ou a-t-on simplement à faire à des copieurs irréfléchis? Le désastre dans lequel se trouve notre agriculture, plus concrètement nos agriculteurs, nous interdit maintenant de faire confiance à des solutions simplistes venant des mêmes responsables. Un simple citoyen perçoit déjà le scénario qui pointe à l’horizon : il faudra demain supporter encore cette erreur « bordéale » à coups de subventions! Ne comptez pas sur nos agriculteurs encore une fois pour financer ce désastre appréhendé.

Alors cette fois-ci essayons de prévoir le pire scénario.

D’accord, si on bâtit des « méga usines, des porcheries industrielles ou pire des mégas porcheries » pour compétitionner à l’international sur la base du prix le plus bas ou de produits de créneaux industriels, au début on gagne! C’est payant (pour les industries pas pour les agriculteurs!).

Naturellement…les autres vont copier ce modèle mais en moins dispendieux, avec un avantage stratégique : pour eux la main-d’oeuvre coûte peu, le climat les favorises. Quant aux normes environnementales on n’en parle même pas!

Je vous laisse deviner la suite pour les employés de nos méga usines, pour nos méga producteurs et l’agriculture d’ici …quand on aura épuisé toutes les démarches ou ultimatums pour obtenir des salaires plus bas ou pour offrir des prix plus bas aux producteurs…alors, il ne restera plus qu’à déménager ailleurs. Donc, mégas pertes d’emplois et de revenus pour nos agriculteurs et les régions du Québec!

La logique du simple citoyen peut facilement voir venir ce qu’un « gros » syndicat ou des lobbies ne veulent surtout pas prévoir, eux qui ont des mégas intérêts à court terme à défendre.

La piste de solution peut-on en discuter?
D’entrée de jeu, je tiens à souligner que la piste de solution suivante favorise de meilleurs revenus pour nos producteurs et l’agriculture de proximité, mais enlève le contrôle total à tous les mégas de ce monde.

Mégas de ce monde, faîtes travailler votre armée de fonctionnaires et vos trésors de guerre pour nous arrêter de penser immédiatement!

La piste de solution réside dans une logique fort simple.

Un petit « pays » nordique avec un niveau de vie disons « acceptable » ne peut pas compétitionner à l’international avec le « TOUJOURS PLUS GROS » comme critère de développement car il sera toujours copié en moins dispendieux.

Si nous élaborons une stratégie originale de production en région, basée sur le « PETIT VITE* » qui, lui, peut se développer en offrant plusieurs type de transformations originales et productions de créneaux (sans faire un détour obligé dispendieux par Longueuil) et peut s’adapter vite au marché…

Nous pourrions offrir des produits avec des marges et des BÉNÉFICES qui iraient enfin à nos producteurs agricoles et aux régions, eux et le Québec seraient ainsi moins vulnérables devant la compétition!

Voilà une piste de solution qui n’est pas discutée dans les hautes officines du pouvoir (monopole oblige) puisqu’elle transfère des revenus vers les agriculteurs et l’économie des régions au détriment du pouvoir TOTAL situé à Longueuil ou vers des « industriels » de l’agrobusiness!

* L’expression un petit vite fait référence à des productions de niches.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Union des comités de citoyens du Québec
http://www.uniondescomitesdecitoyensduquebec.com/

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