Nouveau-Brunswick : étude sur les pratiques agricoles environnementales

Grand-Sault (Nouveau-Brunswick), 8 février 2008 – Les agriculteurs du Nouveau-Brunswick recevront 192 575 $ pour réaliser un projet pilote sur les biens et services écologiques (BSE) permettant d’étudier les pratiques agricoles environnementales. L’annonce a été faite par Mike Allen, député de Tobique-Mactaquac, au nom de l’honorable Gerry Ritz, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire et ministre de la Commission canadienne du blé, lors du congrès annuel Pommes de terre Nouveau-Brunswick.

« Le gouvernement actuel s’est engagé à préserver et à protéger l’environnement, a déclaré M. Allen. Nous estimons que les agriculteurs ont un rôle important à jouer sur le plan de la gérance de l’environnement et nous sommes heureux de les aider à remplir ce rôle. »

Le Centre de conservation des sols et de l’eau de l’est du Canada déterminera de quelle façon les plans environnementaux des fermes (PEF) pourraient être utilisés comme un outil de gestion pour aider les agriculteurs du Nouveau-Brunswick à améliorer et à protéger l’environnement. Les PEF aident les producteurs à faire un choix parmi une série de pratiques de gestion bénéfiques recommandées pour contribuer à l’amélioration de l’environnement.

Ces pratiques de gestion seront évaluées afin de déterminer si elles peuvent aussi permettre d’atteindre les objectifs environnementaux des BSE. Les BSE sont des avantages tirés des ressources naturelles, notamment l’assainissement de l’air et de l’eau, et l’amélioration de la biodiversité. Par exemple, lorsque les agriculteurs élargissent la zone tampon entre leurs terres agricoles et un cours d’eau au delà de la largeur prévue dans la législation, ils atteignent les objectifs de leur plan environnemental de la ferme et encouragent l’aménagement de zones humides et d’un écosystème naturel.

« Nous sommes très heureux de participer à ce projet pilote sur les BSE, a déclaré Jean-Louis Daigle, directeur exécutif du Centre. L’identification de biens et services écologiques supplémentaires pourrait accroître le niveau d’acceptation et d’utilisation des PEF par les agriculteurs. »

L’étude aidera le gouvernement fédéral et les provinces à atteindre leurs objectifs en matière de mise à l’essai et d’évaluation d’options stratégiques innovatrices susceptibles d’aider les agriculteurs à obtenir des résultats mesurables sur le plan de l’environnement.

Évaluation des plans environnementaux des fermes (PEF) comme outils de mise en oeuvre d’un programme sur les BSE au Nouveau-Brunswick
En quoi consistent les biens et services écologiques?
Les biens et services écologiques (BSE) sont les bienfaits environnementaux que les Canadiens tirent d’écosystèmes sains, y compris l’eau propre, l’air pur et une plus grande biodiversité. Le secteur de l’agriculture est à la fois bénéficiaire et pourvoyeur de BSE. Par exemple, sa viabilité dépend de processus dans l’écosystème comme le renouvellement des sols, la régulation du climat et les précipitations. En retour, une bonne gestion des terres agricoles est avantageuse pour toute la société, notamment en protégeant l’habitat faunique et la biodiversité, en préservant les vues panoramiques et en permettant la purification de l’air et de l’eau par des mécanismes naturels.

Quelles sont les activités prévues dans le cadre de ce projet pilote?
Ce projet pilote du Nouveau-Brunswick sur les BSE constitue l’une des huit études financées par le gouvernement fédéral à l’échelle du Canada. Cette étude du Centre de conservation des sols et de l’eau de l’est du Canada réalisée à Saint-André (N. B.) vise principalement à évaluer le processus actuel de planification environnementale à la ferme comme outil de mise en oeuvre d’un programme visant des biens et services écologiques.

Un plan environnemental de la ferme (PEF) est un processus confidentiel facultatif permettant aux agriculteurs d’obtenir de meilleurs outils pour gérer leurs opérations d’une façon respectueuse de l’environnement. Les PEF existent dans la province depuis 1996.

Dans le cadre du processus de planification, les agriculteurs participent à un atelier au cours duquel ils obtiennent une aide et une orientation techniques leur permettant de procéder à une évaluation environnementale de leur exploitation agricole et d’élaborer un plan d’action pour faire face aux risques décelés. Les producteurs qui ont un PEF ayant fait l’objet d’un examen peuvent demander de l’aide en vue de l’adoption de pratiques de gestion bénéfiques visant à éliminer les risques environnementaux indiqués dans le PEF.

Le projet pilote sur les BSE, qui durera jusqu’en mars 2009, permettra de déceler les lacunes des PEF dans les cas où un bien ou un service écologique pourrait être intégré au profit de l’exploitant agricole et de l’environnement. Ce projet aidera les agriculteurs à obtenir des résultats positifs sur le plan de l’environnement (p. ex., l’assainissement de l’eau, le renouvellement des sols et la protection de l’habitat faunique), qui profiteront à tous les Canadiens.

De quelle façon les différents paliers de gouvernement appuient ils les activités liées aux BSE?
Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) reconnaît la contribution des agriculteurs et des propriétaires fonciers ruraux à la protection et à l’amélioration de l’environnement. Le gouvernement du Canada finance divers programmes et initiatives permettant de venir en aide aux agriculteurs pour les activités liées aux BSE.

Ce projet pilote sur les BSE, tout comme les autres projets qui sont réalisés à l’échelle du pays, permettra de mesurer la rentabilité, l’efficacité sur le plan environnemental et la faisabilité de différentes approches en ce qui a trait aux BSE. Ils contribueront également à l’élaboration, à l’évaluation et à l’amélioration de la politique sur les BSE.

AAC travaille avec les provinces et territoires à établir un cadre pour des politiques qui sont propices à l’agriculture et dont les retombées positives sur l’environnement profitent à tous les Canadiens. Parmi les éléments déterminants de ce travail, mentionnons des projets de recherche et des projets pilotes financés grâce au Programme pour l’avancement du secteur canadien de l’agriculture et de l’agroalimentaire (PASCAA).

Appuyer les activités portant sur les BSE implique également de mettre l’accent sur des objectifs environnementaux fondés sur des connaissances scientifiques reconnues et qui tiennent compte des enjeux et des perspectives des régions, de même que des préoccupations de la société.

En mars 2007, le premier ministre du Canada a annoncé un investissement de 225 millions de dollars dans une campagne nationale ayant pour but l’acquisition et la préservation de terres éco sensibles. Des groupes voués à la conservation, reconnus, seront sollicités pour travailler à cet objectif commun. En outre, les exonérations fiscales annoncées dans le budget de 2006 pour le don de terres écosensibles devraient inciter davantage les Canadiens à contribuer à la protection de notre environnement.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

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