Nouvelle convention de mise en marché pour le monde porcin québécois

Longueuil (Québec), 13 janvier 2003 – « La toute nouvelle convention de mise en marché, d’une durée de trois ans, contribuera à consolider la vitalité du secteur porcin pour les années à venir ». C’est ce qu’a déclaré M. Clément Pouliot, président de la Fédération des producteurs de
porcs du Québec, commentant la décision de la Régie des marchés agricoles et

agroalimentaires rendue le 20 décembre dernier.

Pour M. Pouliot, la décision de la Régie repose sur trois grands
principes. « D’abord, elle reconnaît l’importance d’obtenir le maximum de
retombées économiques pour le Québec. Nous sommes des gens d’ici. Il y a des
fermes porcines et des entreprises de transformation un peu partout au Québec
et nous avons à coeur le développement de nos régions ». A cet effet, la Régie
tient compte de l’importance d’accorder un niveau de sécurité de livraison
pour les producteurs et d’approvisionnement pour les usines tout en
recherchant des prix concurrentiels tant avec le reste du Canada qu’avec les
Etats-Unis.

« Ensuite, a poursuivi le président de la Fédération, la Régie encourage
l’innovation, l’efficacité et la performance, caractéristiques que l’on
retrouve au sein de plusieurs entreprises d’abattage et de transformation.

Cette mesure aidera notamment les usines en démarrage ou qui désirent prendre
de l’expansion ». A cette fin, elle a considéré qu’il y avait lieu de s’assurer
que les entreprises dynamiques puissent bénéficier davantage des mécanismes de
vente par enchère et par contrat, de manière à répondre plus adéquatement à
leurs besoins et d’appuyer leur développement.

Enfin, pour M. Pouliot, la décision de la Régie reconnaît : « La
pertinence et la modernité des outils de mise en marché collective que se sont
donnés les producteurs et productrices de porcs du Québec, outils qui
favorisent l’équité entre les producteurs tout en ayant la capacité de
s’adapter aux nouvelles réalités du marché ».

En substance, la Régie des marchés agricoles et agroalimentaires du

Québec réduit la proportion de porcs qui passeront désormais par les
préattributions, soit la garantie d’approvisionnement basée sur l’historique
des achats. La différence est transférée progressivement aux ventes mensuelles
par contrat.

Egalement, la Régie a introduit des ajustements plus rapides aux
préattributions. « Cette modification, a poursuivi Clément Pouliot, profitera
aux acheteurs dynamiques, car ils pourront bénéficier des avantages de leurs
achats à l’enchère et par contrat en consolidant leur part de marché
historique ».

La Régie a aussi reconnu la justesse de la demande des producteurs de
porcs du Québec à l’effet d’augmenter le prix des préattributions. Rappelons
qu’il était jusqu’à maintenant de 3 $ en dessous du prix américain.
Reconnaissant que ce prix a une influence sur ceux établis pour l’enchère et
les contrats, elle a décidé de l’augmenter de 1 $ par 100 kilogrammes dès la
première année de la convention. L’écart avec le prix américain sera désormais
de 2 $ pour les préattributions, mais pourra être négocié pour chacune des
autres années de la convention.


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Modes de vente % des volumes de % des volumes de Prix de
porcs 2003 porcs 2004- référence
2005 américain
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Préattributions
aux abattoirs 55 % 55 % LM_HG 201 x
0,989 moins
2$/100 kg
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Contrats par
soumission 20 % 25 % LM_HG 201 x
0,989 + ou –
une prime
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Encan résiduel 25 % 25 % Selon l’offre
et la demande
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« Tout aussi fondamental, a poursuivi M. Pouliot, la qualité du porc
québécois et les efforts des producteurs en ce sens sont reconnus ». La Régie
demande aux acheteurs et à la Fédération de faire le nécessaire pour que les
porcs produits soient évalués à leur juste valeur au plus tard le 1er janvier
2004. Elle met sur pied un comité de travail permanent dont le premier mandat
consiste à trouver un nouveau moyen d’établir le rendement en maigre des porcs
québécois. La sonde de classement utilisée à cette fin occasionne actuellement
des pertes de revenus aux producteurs.

En terminant, le président de la Fédération a salué ce qu’il qualifie :
« De victoire pour toute la filière porcine québécoise. La Régie a rendu une
décision éclairée. Elle a bien saisi le contexte dans lequel évolue notre
production et les particularités québécoises dans le marché tant nord-
américain que mondial ».

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Le Porc du Québec

http://www.leporcduquebec.qc.ca/

Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ)

http://www.rmaaq.gouv.qc.ca/

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