OGM en France : 17 programmes de recherche autorisés par le gouvernement

Paris (France), 19 mai 2006 – Le ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau a autorisé 17 nouveaux programmes de recherche et de développement portant sur des maïs et du tabac génétiquement modifiés (OGM).

Ces autorisations ont été décidées après un avis favorable de la Commission du génie biomoléculaire (CGB) sur chacune des demandes d’autorisation d’essais OGM, selon un communiqué conjoint des ministères de l’Agriculture, de l’Ecologie et de la Recherche.

La CGB est chargée d’évaluer, au cas par cas et avant toute autorisation, les risques pour la santé publique et l’environnement liés à la dissémination d’organismes génétiquement modifiés.

Les agents compétents du ministère de l’Agriculture et de la Pêche ont par ailleurs réalisé une étude de terrain sur la faisabilité technique de chaque projet, précise le communiqué. Et ces autorisations ont fait l’objet d’une consultation publique qui s’est déroulée du 14 avril au 5 mai sur le site Internet http://www.ogm.gouv.fr et d’une information préalable des maires des communes proposées comme sites d’implantation.

L’objectif des essais autorisés est d’observer « le comportement en conditions réelles des nouveaux OGM étudiés ».

Sur les 17 programmes -regroupés en dix autorisations pour des raisons de contrôle et de simplification administrative-, deux permettent de poursuivre des recherches sur des plantes productrices de molécules (pharmacie, chimie fine), deux portent sur le fonctionnement de la plante (économie d’eau, « précocité de floraison »), trois doivent permettre une utilisation d’herbicides moins nocifs pour l’environnement tandis que les dix derniers portent sur des plantes résistantes à des insectes et visent donc à limiter l’utilisation d’insecticide.

Selon le communiqué, les expérimentations sont conduites selon des « prescriptions précises de distances d’isolement, et de mesures destinées à empêcher la dissémination de pollen ».

L’ensemble des sites d’expérimentation fera l’objet de « contrôles stricts et d’inspections régulières » pour s’assurer du respect de toutes les prescriptions fixées dans les décisions d’autorisation, y compris après la récolte de ces essais, conclut le communiqué.

Source : AP

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