Ottawa reconnaît enfin la crise selon l’UPA

Longueuil (Québec), 29 mars 2005 – « Avec l’annonce d’aujourd’hui pour soulager les agriculteurs et agricultrices de leurs problèmes de revenu, Ottawa reconnaît enfin la situation de crise sans précédent que traverse l’agriculture canadienne ».

C’est en ces termes qu’a réagi M. Laurent Pellerin, président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), à l’annonce faite ce matin par le ministre d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, M. Andy Mitchell, d’un nouveau Programme de paiements relatifs au revenu agricole (PPRRA) qui vise, entre autres, à répondre aux besoins urgents des secteurs touchés par la crise de l’ESB et les productions céréalières, lourdement touchés depuis les deux dernières années.

Pour le président de l’UPA, « M. Mitchell a saisi l’ampleur de la crise et, surtout, l’urgence de la situation. En effet, le programme fédéral commencera à verser l’argent dès le mois d’avril. Par ailleurs, on demande au ministre de respecter son engagement d’aujourd’hui, à savoir que cette annonce marque la première étape d’efforts énergiques et intensifs visant à restructurer l’industrie de l’agriculture et de l’agroalimentaire au pays et à assurer de nouveau la rentabilité de l’un des secteurs les plus importants du Canada. C’est ainsi que de nouvelles mesures devraient être mises de l’avant entre autres pour les éleveurs d’animaux de réforme, durement concernés par la crise de l’ESB, mais compensés de façon insuffisante par les différents programmes d’aide. »

Par ailleurs, l’annonce du fédéral laisse sur leur faim les producteurs de céréales du Québec qui auraient souhaité voir une modification aux règles des programmes de sécurité du revenu afin de pallier l’effondrement des prix qui perdure dans ce secteur. L’aide consentie aux producteurs de céréales et d’oléagineux du Québec ne suffira pas à soulager leurs besoins et ils se retrouveront, une fois de plus, en attente d’une annonce rapide qui tient compte de la situation actuelle très difficile et des perspectives peu encourageantes.

Finalement, Ottawa invite en outre les provinces à contribuer à son programme de soutien sur la base habituelle du 60 – 40 %. À l’instar des annonces d’aujourd’hui par le gouvernement ontarien, la réponse de Québec est attendue avec impatience. « Une autre question se pose : ces nouvelles aides offriront-t-elles la souplesse et la flexibilité nécessaires pour une application adaptée aux besoins spécifiques des agriculteurs québécois, comme ils le réclament depuis toujours? Cela reste à voir », de conclure le président de l’UPA.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

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