Pêches et aquaculture : le fédéral doit rendre des comptes

Québec (Québec), 19 septembre 2001 – Lors de la conférence annuelle du Conseil canadien des ministres des pêches et de l’aquaculture, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, monsieur Maxime Arseneau, fait connaître les positions qu’il défendra dans différents dossiers d’intérêt pour le Québec.

« J’aborderai, prévient le ministre, la question du respect des quotes-parts historiques du Québec lors des discussions entourant le renouvellement de l’Entente concernant la coopération intergouvernementale en matière de pêches et d’aquaculture. J’estime que les principes mêmes de cette entente sont bafoués par la récente décision fédérale portant sur le partage du flétan noir ».

Rappelant que l’ensemble de l’industrie québécoise des pêches a réagi très négativement à cette décision du ministre fédéral d’accorder 18% des contingents de flétan noir aux pêcheurs de Terre-Neuve alors que leur part historique ne dépassait pas 8%, le ministre Arseneau exigera le rétablissement de la part d’accès du Québec à cette ressource halieutique ainsi que la mise en place d’un processus d’allocation plus transparent, plus équitable et plus cohérent.

En aquaculture, le Québec demandera que soit déposé un bilan de la première année de fonctionnement du programme de l’aquaculture durable lancé en août 2000 par Pêches et Océans Canada. « Nous voulons nous assurer que ce programme soit sur la bonne voie et que le Québec en retire une juste part, notamment au chapitre des dépenses de recherche et développement en aquaculture », a mentionné le ministre.

Enfin, le rapport du groupe de travail sur la gestion de la capacité de pêche fera l’objet d’un examen circonspect par les représentants du Québec en raison de l’objectif du gouvernement canadien d’apparier la capacité de pêche à la capacité de la ressource à se renouveler. Selon le ministre Arseneau, un constat de surcapacité de pêche pourrait éventuellement amener le gouvernement canadien à retirer un certain nombre de permis de pêche. « Nous sommes favorables, admet le ministre, à l’objectif de fond de ce comité mais cela ne doit pas être l’occasion pour le fédéral de gruger davantage l’accès du Québec aux ressources halieutiques. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

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