Peu d’espoir pour le blé en 2017

Le prix du blé pourrait bien stagner encore pendant plusieurs mois dans les bas fonds, estime l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, mieux connue sous le nom de Food and Agriculture Organisation (FAO). Dans son rapport sur les Perspectives de l’alimentation, l’organisation cite entre autre l’abondance des récoltes de 2016 ainsi que la grande quantité de grains stockés pour expliquer ses prévisions de prix. Selon la FAO, « les prix internationaux du blé sont susceptibles de rester stables et relativement faibles au cours de la saison 2016-17 ».

Pour les céréales secondaires, un groupe qui comprend l’orge, le maïs et le sorgho, la FAO a déclaré que “avec de grandes disponibilités à l’exportation et la faiblesse des perspectives de la demande à l’exportation, les prix internationaux pourraient rester modérés ».

L’Indice des prix alimentaires pour les céréales a d’ailleurs reculé le mois dernier à 1,9%, son niveau le plus bas depuis octobre 2006.

La FAO a déclaré que «les réserves mondiales suffisantes, en particulier les disponibilités à l’exportation” des céréales étaient derrière la dernière baisse des prix des céréales, qui sont maintenant en baisse de 47% par rapport à leur sommet atteint en 2008 lorsque les approvisionnements de blé en particulier, étaient beaucoup plus serrés. La production de blé pourrait atteindre cette année un record de 742,8m de tonnes, en raison des perspectives de récoltes plus abondantes que prévue en Argentine et au Brésil où la saison a débuté.

La FAO estime d’ailleurs que la grande quantité disponible de maïs et les faibles prix devraient stimuler la consommation, entre autre pour l’alimentation animale en Chine et aux États-Unis, ainsi que pour la transformation en amidon et carburant.

Hausse du prix des produits laitiers et du sucre
Par ailleurs, l’organisation a indiqué un bond de 2,9% de son indice général des prix alimentaires pour septembre, soit le plus élevé en 19 mois. Ce bond provient des gains relevés pour le sucre et les produits laitiers.

Les prix des produits laitiers ont fait un bond de 13,8%, soit  la plus forte hausse mensuelle en sept ans. L’augmentation s’est reflété pour les prix de “tous les produits laitiers, notamment le beurre, qui a été soutenu par la réduction des stocks et la forte demande interne dans l’Union européenne ».

“La flambée actuelle des prix découle des attentes d’une baisse de la production de lait dans l’UE et une plus grande demande en parallèle en Océanie, ce qui entraînerait le resserrement des disponibilités pour l’exportation, à la suite des fournitures excédentaires dans les deux années précédentes», a déclaré la FAO

Pendant ce temps, les prix du sucre ont grimpé de 6,7%, soit une cinquième hausse de mois en mois consécutif, ” en raison des conditions météorologiques défavorables dans la principale région productrice du Centre-Sud au Brésil, le plus grand producteur et exportateur de sucre au monde», a déclaré l’agence.

Source: FAO

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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