Plan d’action sur la baie Missisquoi : bilan

Québec (Québec), 30 juin 2004 – Le ministre de l’Environnement, M. Thomas J. Mulcair, trace un bilan positif du plan d’action mis en place depuis près d’un an pour circonscrire la prolifération des cyanobactéries dans la baie Missisquoi.

« Après plusieurs mois de travail, je suis heureux de constater que lamobilisation des intervenants du milieu combinée aux efforts des différentsministères impliqués nous a permis de franchir plusieurs étapes dans le pland’action visant l’amélioration de la qualité de l’eau dans la Baie Missisquoi.Ces efforts ont porté sur l’aménagement du territoire et sur la gestion desactivités agricoles et municipales », a déclaré le ministre Mulcair.

Conservation des sols et protection des cours d’eau – Des gestes visibles
Le ministère de l’Environnement (MENV) a investi 656 295 $ pour permettrel’acquisition, par l’organisme Conservation de la Nature-Québec et parl’organisme Canards Illimités, de 353 hectares de milieux humides.

« L’acquisition de ces propriétés par des organismes de conservation nousassure que ces terres humides et ces marais seront protégés et qu’ils pourrontcontinuer leur travail d’épuration des eaux », a précisé le ministre Mulcair.

Des rencontres d’information sur la Politique de protection des rives, dulittoral et des plaines inondables et sur les modalités de son application ontété tenues par le MENV en octobre 2003 et en mars 2004, avec des maires et desinspecteurs municipaux. Un certificat d’autorisation a de plus été délivré parle ministère de l’Environnement au Groupement Forestier du Haut-Yamaska Inc.pour le nettoyage des rives de la rivière aux Brochets et des pratiques deconservation des sols sont en cours d’implantation dans le bassin versant decette rivière.

De plus, afin de restaurer et d’assurer la protection des bandesriveraines de cours d’eau, des végétaux et une haie brise-vent de 6 km ont étéplantés en collaboration avec l’organisme Conservation Baie Missisquoi.

Application du Règlement sur les exploitations agricoles – Beaucoup de travail accompli
Afin de s’assurer de l’application du Règlement sur les exploitationsagricoles, le rythme des visites « ferme par ferme », a été accéléré. Au coursde l’année 2003-2004, pas moins de 200 fermes ont été visitées par le MENV.Les fermes restantes seront visitées d’ici la fin septembre 2004.

« La participation des producteurs agricoles à plusieurs projetsenvironnementaux est un signe important de la conscientisation des gens dumilieu », a constaté le ministre Mulcair.

Concertation avec le milieu – Une réponse positive
La Corporation bassin versant de la baie Missisquoi (CBVBM) a reçu 232 805 $ au cours de l’année 2003-2004 afin de réaliser plusieurs activitéstelles que la délimitation des bandes riveraines, la caractérisation desherbiers, le compostage de plantes aquatiques échouées et la mise en place deforums d’information. De plus, l’organisme Conservation Baie Missisquoi aaussi reçu une aide financière de 14 000 $ pour supporter des activités deprotection des habitats des espèces menacées de la région.

Assainissement des eaux usées municipales – Un effort collectif
Le ministère de l’Environnement a mis en oeuvre un programme devérification des systèmes de traitement des eaux usées des établissementscommerciaux et industriels des municipalités riveraines. Le ministre a de plusdemandé aux autorités municipales de vérifier la conformité des installationsrésidentielles sur leur territoire respectif.

Entente Québec-Vermont – L’échéance a été devancée
Les recommandations du ministre Mulcair ont permis de ramener de 2016 à2009 l’échéancier de réalisation découlant de l’entente sur la réduction duphosphore dans la Baie Missisquoi entre le gouvernement du Québec et l’Etat duVermont. Des travaux sont en cours pour la mise en place de mesures deréduction des apports en phosphore.

Projets de recherche et développement – Un travail dynamique et efficace
La Corporation bassin versant de la baie Missisquoi a bénéficié d’unesubvention de 99 936 $, sur deux ans, dans le cadre du projet pilote decontrôle des cyanobactéries.

De plus, dans le cadre des projets du ruisseau Wallbridge, un montant de395 030 $ a été octroyé à l’Institut de recherche et de développement enagroenvironnement (IRDA), à la CBVBM et à l’université McGill, pour 2003-2004.Ce projet d’envergure nécessite, entre autres, la calibration des bassinsainsi que l’aménagement de leurs rives. Notons, par ailleurs, que plusieursétudes sur la Baie Missisquoi sont effectuées par les partenaires du projet derecherche d’observation spatiale et de modélisation des sources d’érosion etde pollution diffuse, dans les bassins versants alimentant les lacs (OSMEDAL).

Les différentes sources de financement proviennent du Programme nationalpour le développement d’un réseau privé d’aires protégées, du Programme desoutien à la mission des organismes de bassin et du Programme de soutien à lamission des organismes régionaux du ministère de l’Environnement dont lefinancement, dans ce dernier cas, provient du Secrétariat à l’actioncommunautaire autonome, du Programme Prime-Vert du ministère de l’Agriculture,des Pêcheries et de l’Alimentation ainsi que du Fonds d’action québécois pourle développement durable et du Fonds nature et technologies. Certains projetssont conjointement financés avec le Conseil de recherches en sciencesnaturelles et en génie du Canada.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’Environnement du Québec
http://www.menv.gouv.qc.ca

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