PotashCorp couronne son troisième exercice consécutif de résultats inégalés avec un trimestre record

Saskatoon (Saskatchewan), 25 janvier 2007 – Des volumes de potasse sans précédent, étayés par des ventes soutenues de phosphate et d’azote, ont fait connaître à Potash Corporation of Saskatchewan Inc. (PotashCorp) le meilleur trimestre de son histoire, le bénéfice du quatrième trimestre atteignant 1,74 $ paraction(1) (186 M$), un bond de 59 % par rapport au bénéfice de 1,09 $ (117,1 M$) enregistré pour la période correspondante de l’exercice précédent.Voilà qui a permis à la société d’enregistrer un bénéfice record pour letroisième exercice consécutif, soit 5,95 $ par action (631,8 M$), contre 4,89 $ par action (542,9 M$) en 2005. Les résultats de PotashCorp au quatrièmetrimestre ont été dopés par un dollar canadien plus faible, ce qui s’esttraduit par un gain de change hors trésorerie de 0,09 $ par action. En outre,la société a reçu un remboursement d’impôt et des intérêts connexes de 0,15 $par action pour le trimestre. Ces gains ont été partiellement contrebalancéspar des charges à payer accrues au titre du programme d’encouragement fondésur le cours de l’action s’élevant à 0,07 $ par action.

Au quatrième trimestre, la marge brute a atteint un niveau record,passant de 242,2 M$ pour la période correspondante de l’exercice précédent à299,3 M$. Cette hausse est principalement attribuable aux expéditions depotasse sans précédent au quatrième trimestre en Amérique du Nord et àl’étranger. Pour l’exercice 2006, la marge brute de la société a légèrementreculé par rapport à 2005, passant de 1,1 G$ à 1 G$, et ce, même si lesexpéditions de potasse vers les principaux marchés étrangers étaientsévèrement limitées par les négociations de prix prolongées au cours des septpremiers mois de 2006. Au quatrième trimestre, les flux de trésorerie avantles variations du fonds de roulement(2) ont progressé à 265,6 M$, soit 37 % deplus que les 193,2 M$ pour la période comparable de l’exercice précédent, cequi a porté le total de 2006 au niveau sans précédent de 940,8 M$,comparativement à 860,3 M$ en 2005.

Ces résultats d’exploitation vigoureux ont profité de l’apport solide denos investissements dans Arab Potash Company Ltd. (APC), en Jordanie, et dansSociedad Quimica y Minera de Chile S.A. (SQM), au Chili, qui ensemble, ontgénéré 15,4 M$ en produits divers au cours du trimestre. Ces entreprises,conjuguées à nos investissements dans Israel Chemicals Ltd. (ICL), en Israel,et dans Sinofert Holdings Limited (Sinofert) en Chine, ont contribué pour 75,5 M$ pour l’exercice au complet, soit une augmentation de 23 % par rapportà 2005. La valeur marchande totale de ces sociétés cotées en bourse équivautmaintenant à plus de 26 $ par action de PotashCorp et surpasse leur valeurcomptable de plus de 1,7 G$, ou 156 %.

« Notre performance du quatrième trimestre démontre que la patience et lapersévérance portent fruit », a souligné Bill Doyle, président et chef de ladirection de PotashCorp. « En adoptant et en exécutant des stratégies à longterme visant à générer de la croissance s’accompagnant d’une volatilitéréduite, nous avons été en mesure d’utiliser nos actifs au moment où ilsavaient le plus de valeur et ainsi d’atteindre de nouveaux sommets dans chacunde nos trois secteurs d’activité en fin d’exercice. »

Conjoncture du marché
Les indicateurs de base du marché des engrais potassiques, azotés etphosphatés se sont améliorés. A l’échelle mondiale, la poussée de la demandeliée aux cultures destinées à la production d’aliments, d’alimentation animaleet de biocombustibles, ainsi qu’un ratio stock-utilisation pour le blé et lescéréales secondaires se situant à un minimum record, stimulent la croissancedans le secteur agricole et, du même coup, les ventes de chacun des troisnutriments. Les importantes expéditions de potasse destinées à de gros clientsétrangers se sont poursuivies, bon nombre de pays ayant amorcé le longprocessus de reconstitution des stocks épuisés durant les négociations en2006. A la fin du trimestre, les stocks nord-américains de potasse avaientdiminué de 7 % par rapport à la moyenne sur cinq ans.

En dépit d’une saison de fertilisation automnale démarrant au ralenti enAmérique du Nord, la demande d’engrais phosphatés solides, de même qued’ammoniac et d’urée, a été forte dans les régions du Corn Belt à l’ouest etdes plaines centrales des Etats-Unis au quatrième trimestre. En conséquence,les stocks nord-américains d’engrais solides ont été serrés, le phosphatediammonique, le phosphate monoammonique et l’urée se situant respectivement à33 %, 35 % et 29 % en dessous des moyennes sur cinq ans. Ces indicateursserrés ont propulsé les prix de l’urée à des niveaux records, en dépit de lamodération des prix du gaz naturel aux Etats-Unis, et les prix du phosphateont commencé à augmenter.

Potasse
La marge brute des activités liées à la potasse a augmenté de 31 % parrapport à celle de 140,3 M$ établie au quatrième trimestre de l’exerciceprécédent, atteignant 183,9 M$, un record pour un quatrième trimestre et ledeuxième meilleur trimestre de l’histoire de la société. Pour l’exercice, lamarge brute totale pour la potasse s’est chiffrée à 561,1 M$, la deuxième plusimportante pour PotashCorp, juste en dessous de celle de 707,4 M$ établie en2005, en raison des négociations de prix prolongées à l’étranger. La margebrute exprimée en pourcentage du chiffre d’affaires net a rebondi à 57 %durant le trimestre, en hausse par rapport à 53 % pour les deux trimestresprécédents et à 47 % pour le premier trimestre.

Par rapport au trimestre précédent, les prix réalisés au quatrièmetrimestre pour les ventes à l’étranger et nord-américaines ont progressérespectivement de 6 % et de 3 %. De plus, les exportations vers la Chine parl’intermédiaire de China Canpotex Limited (Canpotex), la société decommercialisation à l’étranger des producteurs de potasse de la Saskatchewan,au prix plus élevé de 2006, étaient plus importantes, tandis que la majorationde prix nord-américaine annoncée pour le 1er octobre 2006 a commencé à êtreréalisée en novembre.

Les volumes de vente de potasse totaux de PotashCorp ont atteint leniveau record pour un quatrième trimestre de 2,2 millions de tonnes. Al’étranger, les volumes sont passés de 1,1 million de tonnes à 1,3 million detonnes d’un trimestre à l’autre, portant les volumes à l’étranger pour 2006 à4,4 millions de tonnes, soit 12 % en deçà de 2005. Canpotex, dont PotashCorp,qui contribue pour 55,8 % de son approvisionnement, est le principalfournisseur, a livré 2 millions de tonnes au quatrième trimestre,comparativement à 1,8 million de tonnes au trimestre correspondant del’exercice précédent, les expéditions d’un trimestre à l’autre vers la Chineet l’Inde s’accroissant respectivement de 41 % et de 4 %. Pour l’exercice, lesexpéditions de Canpotex vers la Chine et l’Inde ont totalité 2 millions detonnes, reculant de 40 % par rapport à 2005, tandis que l’Indonésie, laMalaisie, les Philippines, Taiwan, la Thailande et le Vietnam réunis ont prislivraison de 1,9 million de tonnes, une hausse de 16 %. Les expéditions auBrésil, le plus gros client étranger de la société en 2006, étaient de 30 %supérieures d’un trimestre à l’autre, bien que, à environ 1 million de tonnes,ses volumes annuels provenant de Canpotex aient fléchi de 4 %. En Amérique duNord, les épandages d’automne importants et la reconstitution des stocks parcertains distributeurs ont fait grimper les volumes d’un trimestre à l’autrede 58 % à 0,85 million de tonnes. Pour l’exercice, les volumes nord-américainsont reculé de 11 % à 2,8 millions de tonnes. Au total, la société a vendu 7,2 millions de tonnes de potasse en 2006, comparativement à 8,2 millions detonnes en 2005.

Pour répondre à la demande accrue au second semestre, PotashCorp aproduit le volume record de 2,4 millions de tonnes au quatrième trimestre,portant la production de 2006 à 7 millions de tonnes, un recul par rapport aux8,8 millions de tonnes produites en 2005. Conformément à sa stratégieconsistant à ajuster la production en fonction de la demande du marché, lasociété a observé 66 semaines de fermeture en 2006, dont 63 semaines durantles trois premiers trimestres, ce qui a eu pour effet d’accroître le coût desproduits vendus. Par rapport au quatrième trimestre de l’exercice précédent,les coûts de production de la potasse étaient plus élevés en raison duraffermissement du taux de change moyen du dollar canadien et des prix accrusdes produits à base de pétrole et des services de réparation, contrebalancéspar des coûts moindres du gaz naturel.

Pour le trimestre, les impôts miniers provinciaux et autres se sontélevés à 14 % de la marge brute, en hausse par rapport à 8 % au troisièmetrimestre, en raison des volumes et des prix plus élevés.

Azote
La marge brute des activités liées à l’azote, soit 82,1 M$, a constituéun record pour un quatrième trimestre et le troisième record en importance del’histoire de la société, soit 10 % de plus que la marge brute de 74,3 M$ autrimestre comparable de 2005. Pour l’exercice, la conjoncture du marché, quiest demeurée excellente, a permis à la marge brute des activités liées àl’azote de s’établir à 315,6 M$, frôlant le record de 318,7 M$ établi en 2005.L’entreprise de la société à Trinité, où elle a conclu des contrats de gaznaturel à long terme et à prix moindre, a contribué pour 48,1 M$ de la margebrute pour le trimestre et pour 182,5 M$ de celle pour l’exercice, ce quireprésente 59 % et 58 % de la marge sectorielle brute sur des basestrimestrielle et annuelle respectivement. Les activités liées à l’azote auxEtats-Unis ont généré une marge brute de 16,4 M$ pour le trimestre et de 59,6 M$ pour l’exercice. Le programme de couverture de gaz naturel de lasociété s’est traduit par un gain de 17,6 M$ pour le trimestre, portant legain de couverture total de 2006 à 73,5 M$.

Les prix réalisés pour l’ammoniac et l’urée ont fléchi respectivement de20 % et de 17 % par rapport aux sommets atteints au quatrième trimestre de2005 alors que l’incidence du passage de l’ouragan Katrina se faisait toujourssentir sur les prix du gaz naturel et, par conséquent, de l’azote. Pourl’exercice, les prix de l’ammoniac sont demeurés inchangés, alors que les prixde l’urée ont perdu 5 %.

La production d’azote au quatrième trimestre a augmenté de 8 % à la suitedu parachèvement, au premier semestre, des projets de déblocage à Trinité, cequi a donné lieu à un accroissement de 10 % des volumes de vente d’ammoniac dutrimestre. Les volumes de produits industriels ont augmenté de 8 % par rapportau quatrième trimestre de l’exercice précédent et contribué pour 68 % auxventes d’azote totales, alors que les tonnes d’engrais ont diminué de 13 % parrapport au même trimestre de 2005. Les volumes d’urée ont grimpé de 9 % d’untrimestre à l’autre en raison des solides ventes de produits industriels, maisont fléchi de 9 % pour l’exercice en raison de la baisse de la demanded’engrais et des fermetures à l’usine de la société à Lima, en Ohio.

La société a pu enregistrer des résultats records pour le quatrièmetrimestre du fait que ses coûts du gaz naturel aux Etats-Unis, exclusion faitede sa couverture, ont chuté de 47 % d’un trimestre à l’autre, s’établissant à6,84 $ le million de Btu (MBtu). En tenant compte de la couverture à Trinité,le coût total moyen du gaz naturel était de 3,70 $ le MBtu pour le trimestreet de 3,83 $ le MBtu pour l’exercice, soit respectivement 36 % et 14 % demoins que les coûts de gaz naturel de la société pour le quatrième trimestreet l’exercice en 2005.

Phosphate
La marge brute des activités liées au phosphate est passée de 27,6 M$ auquatrième trimestre de 2005 à 33,3 M$, niveau qui n’a été atteint qu’une foisdepuis 1999. Les produits spéciaux sont demeurés la pierre angulaire desactivités liées au phosphate de la société, les produits industrielscontribuant pour 8,3 M$ à la marge brute et les compléments fourragers, pour13,8 M$. Les engrais liquides ont une fois de plus généré de bons résultats, àhauteur de 12,3 M$ pour le trimestre. Ce secteur a subi l’effet défavorable decharges à payer liées à l’environnement de 7,5 M$, découlant principalementdes coûts de traitement de l’eau à l’usine de Geismar et de restaurationminière à l’usine de White Springs. Pour l’exercice, la marge brute desactivités liées au phosphate a grossi de 27 %, s’établissant à 125,3 M$.

Les prix des aliments pour animaux ont augmenté de 12 % d’un trimestre àl’autre, alors que les prix des engrais industriels et liquides ont progressélégèrement. Les pressions concurrentielles plus fortes ont fait baisser lesprix des engrais phosphatés solides du quatrième trimestre de 5 % par rapportà la période comparable de l’exercice précédent. D’un exercice sur l’autre,les prix des aliments pour animaux et des produits industriels ontrespectivement augmenté de 19 % et de 6 %, en raison d’un resserrement del’offre et de la demande. Les prix des engrais liquides et solides étaientrespectivement supérieurs de 6 % et de 5 %, principalement sous l’influencedes coûts des intrants.

Les volumes de phosphates fourragers ont diminué de 6 % d’un trimestre àl’autre et de 9 % d’un exercice sur l’autre, la société en produisant moins enraison de pressions concurrentielles accrues en Amérique du Nord. Les volumesd’engrais liquides se sont accrus de 28 % par rapport au quatrième trimestrede l’exercice précédent et de 9 % pour l’exercice, soutenus par les solidesventes à l’étranger, principalement en Inde. Les volumes d’engrais solides ontaugmenté de 26 % par rapport au trimestre comparable de l’exercice précédent,les ventes nord-américaines gagnant 7 % et celles à l’étranger faisant un bondde 61 %.

Survol financier
PotashCorp a reçu un remboursement d’impôt supplémentaire et des intérêtsafférents de 17,4 M$ au quatrième trimestre par suite d’une décision de lacour d’appel canadienne dans une cause liée à un producteur d’uranium. De cetotal, une somme de 11,7 M$ a permis de réduire le taux d’imposition effectifpour le trimestre à environ 25 %. Pour l’exercice, des remboursements d’impôtet intérêts afférents en espèces de 34,1 M$ et 9,8 M$ respectivement, plus uneréduction de 44,8 M$ des futurs impôts à payer par la société en raison d’unebaisse des taux d’imposition des sociétés fédéraux et provinciaux, ont ramenéson taux d’imposition effectif consolidé à 20 %.

L’affaiblissement du dollar canadien dont le cours au comptant est passéde 1,1153 $ au début du trimestre à 1,1653 $ à la fin, a entraîné un gain dechange de 13,6 M$, essentiellement hors trésorerie. Les frais de vente etd’administration pour le trimestre étaient supérieurs de 15,3 M$ à ceux dutrimestre comparable de l’exercice précédent, principalement en raison descharges à payer accrues au titre du régime d’encouragement à la suite de lahausse marquée du cours de l’action d’un trimestre à l’autre.

Au quatrième trimestre, des dépenses en immobilisations corporelles de123,7 M$ ont été engagés, dont la moitié a été consacrée aux activités visantà rétablir la capacité de production de potasse à Allan et à Lanigan. Pour2006, les dépenses en immobilisations totales se sont élevées à 508,6 M$, ycompris les intérêts capitalisés, soit plus que celles de 382,7 M$ engagées en2005, avec près de la moitié liée à des projets de potasse, ainsi que desdépenses en vue d’accroître la capacité des installations de Trinité etd’Aurora. La société a investi un montant supplémentaire de 235 M$ au cours dutrimestre en vue d’accroître son investissement en actions dans SQM, leportant de 25 % à quelque 32 %. En novembre, la société a également procédé àune émission aux Etats-Unis de billets échéant dans 30 ans d’une valeur de 500 M$, principalement en vue de financer l’arrivée à échéance de ses billetsde 400 M$ en juin 2007.

Perspectives
Le resserrement des stocks mondiaux de céréales qui, dans le passé, étaittypiquement associé à des perturbations à court terme des approvisionnements,est maintenant attribuable à un accroissement de la demande à long terme. Lespopulations en croissance et l’essor économique en Asie et en Amérique latineont créé un besoin notable et durable pour des cultures de base destinées ànourrir les personnes et les animaux. En outre, l’accroissement de laproduction de biocombustibles requiert d’importants volumes de cultures clés.La société estime que cela favorise la hausse rapide des prix des cultures debase et crée une perspective favorable pour la collectivité agricole mondiale.

Le département de l’Agriculture des Etats-Unis a réduit les estimationsde la production de mais pour 2006 de plus de 5 % depuis le début de lacampagne agricole du mais, alors qu’on prévoit que la production d’éthanol auxEtats-Unis devrait consommer plus de 3 milliards de boisseaux d’ici 2008. Parconséquent, les prix ont augmenté de façon marquée et, en 2007, lesplantations de mais, qui nécessitent plus d’engrais que toute autre cultureaux Etats-Unis, devraient s’accroître de 8 à 10 millions d’acres par rapport à2006. Les prix quasi-records du blé ont également multiplié les superficiesréservées au blé d’automne. Cela devrait se traduire par une réductionimportante aux Etats-Unis des surfaces consacrées à la culture du soja, qui sevendra à prix élevé. Ces facteurs, combiné à la nécessité de reconstituer leséléments nutritifs du sol après deux années consécutives de taux d’épandageréduits en raison des coûts élevés des intrants et des faibles prix descultures, pourraient doper la demande aux Etats-Unis pour tous les nutrimentsdurant la présente campagne de production d’engrais. La société croit qu’unretour à des niveaux d’épandage normaux, ajustés en fonction de la hausseprévue des surfaces réservées à la culture du mais, pourrait entraîner unecroissance de la demande d’azote aux Etats-Unis de 10 à 15 % par rapport à lacampagne de production d’engrais précédente, tandis que la demande de potasseet de phosphate pourrait augmenter de 20 à 25 %.

Les marchés étrangers comme la Chine, l’Inde et différents pays de l’Asiedu Sud-Est reconnaissent qu’ils devront probablement accroître leursimportations de céréales et de graines oléagineuses pour répondre à leursbesoins en aliments et en combustible alors que les prix des produits de baseatteignent des niveaux records. Voilà qui devrait les inciter à maximiser laproduction de cultures agricoles intérieures et, par conséquent, multiplierles achats d’engrais. C’est particulièrement vrai dans le cas de la potassequi, depuis longtemps, fait l’objet d’un épandage nettement insuffisant.

Les consultants au sein de l’industrie s’attendent à ce que la demande depotasse à l’échelle mondiale progresse de 10 % en 2007. Cette prévisionn’inclut pas une forte remontée au Brésil, que favorise la hausse des prix dusoja. La consommation accrue conjuguée à la perte d’une mine d’un compétiteurrusse à la suite d’une inondation en octobre 2006 met de la pression sur lesdonnées fondamentales de l’offre et de la demande, dont le resserrementpourrait atteindre un pic vers la moitié de 2007.

Ce contexte entraînera une hausse des prix de la potasse. La majorationde 11 $ la tonne pour l’Amérique du Nord a été mise en oeuvre par la sociétéle 1er janvier 2007. Canpotex a annoncé une augmentation de 25 $ la tonne pourle Brésil à compter du 1er février et de 10 $ pour les marchés de l’Asie duSud-Est au début de 2007.

Ces mêmes conditions devraient entraîner une croissance notable de lademande d’azote à l’échelle mondiale en 2007, surtout aux Etats-Unis, en Chineet en Inde. Les prix mondiaux du gaz naturel à la hausse soutiennentl’augmentation des prix de l’azote et, combinés aux coûts élevés du transportocéanique, ils devraient continuer à alléger les pressions concurrentielles enAmérique du Nord. En outre, les dépenses en immobilisations considérablementplus élevées pour constituer de nouvelles réserves dans des régionsproductrices de gaz naturel à faible coût entraînent le report ou l’annulationde nouveaux projets de production d’azote, d’où une amélioration desperspectives à long terme pour l’azote. Ces facteurs ont créé un écart entreles coûts du gaz naturel et les prix de l’azote aux Etats-Unis qui augmente lamarge potentielle de la société.

Pour 2007, la société prévoit que la marge brute des activités liées àl’azote sera similaire à celle établie en 2006. La couverture nord-américainetotale de la société sur 10 ans en ce qui a trait au gaz naturel estactuellement évaluée à 140 M$. En tenant compte des prix du gaz naturelactuels, la société s’attend à enregistrer des gains de couverture d’environ50 M$ en 2007, avec la vente du produit lié au gaz naturel couvert.

La demande soutenue de produits liquides, industriels et fourragersdevrait stimuler les activités liées au phosphate en 2007. Les faibles stocksd’engrais solides ont créé une conjoncture des prix favorable, alors que lasociété amorce la saison de fertilisation printanière aux Etats-Unis, laquelles’annonce prometteuse.

La croissance de la demande visant les trois nutriments fait ressortirl’importance de la logistique en Amérique du Nord, alors que le système dedistribution sera mis à l’épreuve et que les clients ne pourront plusseulement se fier à un système de livraison juste à temps. Le transportdevient plus coûteux en raison des nouvelles hausses de tarifs décrétées parl’industrie ferroviaire américaine.

Les dépenses en immobilisations à court terme prévue par PotashCorp en2007 devraient avoisiner 400 M$, dont 175 M$ seront liés à des investissementsde maintien. Des montants appréciables continuent d’être consacrés à rétablirla capacité non utilisée à la mine Lanigan, tandis que les travaux relatifs àla capacité de compactage devraient se terminer à la mine Allan au premiertrimestre. L’amortissement devrait être d’environ 9 % supérieur aux niveaux de2006, en raison des projets d’immobilisations récemment achevés à Allan, àTrinité et à l’usine d’acide purifié de la société à Aurora. Le taux marginald’imposition effectif consolidé de la société devrait être de 30 % en 2007, larépartition actuelle/future devant s’établir à 75/25 en fonction des sourcesde revenu. Les impôts miniers provinciaux et autres devraient s’élever àenviron 17 % de la marge brute des activités liées à la potasse pourl’exercice. Les produits divers et les frais de vente et d’administrationtotaux devraient se maintenir aux niveaux de 2006.

PotashCorp prévoit que le bénéfice net par action pour le premiertrimestre s’établira entre 1,50 $ et 2 $, en se fondant sur un dollar canadienà 1,14 $. Pour l’exercice, le bénéfice net par action devrait se situer dansune fourchette de 6,25 $ à 7,25 $. Etant donné le taux de change actuel dudollar canadien par rapport au dollar américain, toute fluctuation de un centdu dollar canadien aura une incidence d’environ 3 M$, ou 0,02 $ l’action aprèsimpôt, au poste du change, élément essentiellement hors trésorerie.

Conclusion
« Les perspectives pour PotashCorp pour les quelques prochaines annéessont excellentes », a indiqué M. Doyle. « La croissance de la demande d’engraisactuelle devrait s’amplifier parallèlement au besoin planétaire grandissant àlong terme pour des aliments, du combustible et des fibres. Ce contextepermettra à notre société d’exploiter ses ressources à leur pleine mesure etd’offrir encore plus de valeur à nos actionnaires. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

PotashCorp
http://www.PotashCorp.com

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