PotashCorp inscrit un bénéfice par action de 1,02 $ au premier trimestre

Saskatoon (Saskatchewan), 23 avril 2009 – Potash Corporation of Saskatchewan Inc. (PotashCorp) a communiqué un bénéfice par action(1) de 1,02 $ (308,3 M$), ce qui place ce trimestre au deuxième rang de tous les premiers trimestres de la société, après celui de 1,74 $ (566 M$) enregistré l’an dernier. Ce résultat est largement attribuable à la vigueur des prix de la potasse, étant donné que les volumes de ventes de chacun des trois nutriments ont diminué et que les prix des produits azotés et des engrais phosphatés solides se sont considérablement affaiblis. Les redressements fiscaux, dont un montant d’environ 95 M$ a été pris en compte dans nos prévisions initiales, ont ajouté 166,8 M$ (0,55 $ l’action) au bénéfice du premier trimestre.

La marge brute du premier trimestre s’est élevée à 229,6 M$, contre 856M$ pour la période correspondante de l’an dernier, près des trois quarts dutotal actuel ayant été générés par la potasse. Les flux de trésorerie avantles variations du fonds de roulement(2) de 182,9 M$ et le bénéfice avantintérêts, impôts et amortissements(2) (BAIIA) de 292,4 M$ ont étérespectivement inférieurs de 71 % et de 65 % aux niveaux enregistrés aupremier trimestre de 2008. Les contributions de nos participations àl’étranger dans Arab Potash Company Ltd. (APC), en Jordanie, et dans SociedadQuimica y Minera de Chile S.A. (SQM), au Chili, sont passées de 23,4 M$ autrimestre comparable de l’exercice précédent à 37,9 M$. La valeur marchande denos participations dans ces sociétés cotées en bourse, ainsi que dans IsraelChemicals Ltd. (ICL), en Israel, et dans Sinofert Holdings Limited (Sinofert),en Chine, s’élevait, à la clôture du marché le 22 avril 2009, à 5,8 G$, soitenviron 19 $ par action de PotashCorp.

« Le premier trimestre a démontré les avantages de notre stratégie axéesur la potasse, laquelle consiste à ajuster la production en fonction de lademande du marché, de même que notre aptitude à maintenir un niveau derentabilité, et ce, même durant les périodes de report des demandes », asouligné le président et chef de la direction de PotashCorp, Bill Doyle. « Bienque les acheteurs aient retardé leurs achats depuis le quatrième trimestre de2008, la nécessité de s’approvisionner en potasse et en d’autres engraisdemeure. Les données fondamentales de notre secteur d’activité demeurentextrêmement propices, compte tenu du creux historique des stocks mondiaux decéréales, des niveaux favorables des prix des cultures, de l’épuisement desstocks de potasse de nos clients et du resserrement prévu de l’offre et de lademande de potasse pour les cinq prochaines années au moins. »

Conjoncture du marché
L’incertitude économique mondiale qui a commencé à se faire sentir ausecond semestre de 2008 s’étant prolongée jusqu’en 2009, la plupart desclients des trois principaux nutriments ont adopté une attitude plus économeet préféré puiser dans leurs stocks en attendant que le marché se stabilise.On s’attend à ce que les agriculteurs de l’hémisphère Nord réduisentl’épandage d’engrais, comme ce fut le cas dans l’hémisphère Sud au quatrièmetrimestre de 2008. Ce report des achats est survenu en dépit des facteurséconomiques favorables aux agriculteurs et découlant du raffermissement desprix de la plupart des principales cultures.

Les ventes de potasse ont été extrêmement faibles au premier trimestre,alors que tous les grands marchés étrangers ont réduit leurs stocks et que bonnombre d’acheteurs ont attendu l’issue des négociations contractuelles avec laChine et l’Inde. A la fin du trimestre, les clients du Brésil et de l’Asie duSud-Est avaient épuisé une bonne partie de leurs stocks et commencégraduellement à passer de nouvelles commandes à des prix au comptant d’environ750 $ la tonne, ce qui se compare aux prix au comptant précédant leralentissement économique.

En Amérique du Nord, les ventes d’engrais potassiques se sontpratiquement arrêtées, alors que les agriculteurs semblaient s’attendre à unecontraction des prix similaire à celle touchant les engrais azotés etphosphatés, et ce, en dépit de facteurs fondamentaux sous-jacents trèsdifférents. Pour les neuf premiers mois de l’année de fertilisation considérée(de juillet 2008 à mars 2009), les livraisons de potasse en Amérique du Nordse sont poursuivies à une cadence nettement inférieure à la normale, reculantde 44 % par rapport à la moyenne des cinq années précédentes. L’incertitudequant à l’opportunité de procéder à des semailles et les retards causés parune météo défavorable ont également influé sur les volumes du premiertrimestre. Par conséquent, les distributeurs ont continué à gérer les achatsavec parcimonie, n’achetant que le strict nécessaire leur permettant de finirla saison printanière avec des stocks limités.

Quant au phosphate, en dépit des prix des engrais solides beaucoup plusfaibles, les livraisons de phosphate mono ou bi-ammoniacal (MAP ou DAP) pardes producteurs des Etats-Unis sont demeurées largement en deçà de la normale,en fonction d’une année de fertilisation, perdant 34 % par rapport à lamoyenne des cinq années précédentes. A l’étranger, l’Inde a été un importantacheteur de roche phosphatée, d’acide phosphorique et de DAP. Dans le secteurde l’azote, le fait que ce nutriment doit être ajouté chaque année aux sols acontribué à faire augmenter les volumes d’urée demandés par les producteursdes Etats-Unis durant le trimestre. Toutefois, les exportations vers lesEtats-Unis et à l’étranger ont diminué considérablement. La demande d’engraisphosphatés liquides et de solutions azotés a été faible. La demande deproduits azotés et phosphatés industriels est demeurée limitée en raison de lapiètre conjoncture économique mondiale.

Potasse
Le net recul des volumes des ventes a eu une forte incidence sur la margebrute des activités liées à la potasse au premier trimestre, laquelle a chutéde 514,6 M$ au trimestre comparable de 2008, à 166,6 M$. Les volumes desventes aux clients nord-américains se sont contractés de 86 %, tandis que lesvolumes de ventes à l’étranger ont fléchi de 78 %. A peine 0,5 million detonnes a été vendu au cours du trimestre, comparativement à 2,5 millions detonnes au premier trimestre de 2008.

Les prix moyens réalisés par tonne de potasse au premier trimestre de2009 étaient presque de 250 $ supérieurs à ceux demandés à pareille date l’andernier, en raison des majorations de prix en 2008. Les prix réalisés aupremier trimestre de 2009 étaient inférieurs à ceux du trimestre précédent,étant donné qu’une bonne partie des transactions effectuées au cours dutrimestre ont été pondérées en fonction des volumes visés par des contrats devaleur nette moindre avec la Chine (pour exécuter le reste des obligationscontractuelles de 2008 en janvier 2009) et l’Inde (pour exécuter un contratéchéant le 31 mars 2009). En outre, la léthargie du marché intérieur desengrais a fait en sorte que les volumes de produits industriels à prixinférieurs ont constitué une part plus importante des livraisons totales. Lapart occupée par ces volumes dans notre portefeuille de produits, soit environ20 % de toute la potasse vendue au cours du trimestre, était près de quatrefois supérieure à la normale. Les prix réalisés ont aussi subi l’incidencedéfavorable de coûts fixes par tonne beaucoup plus élevés, les coûts liés auxréseaux de transport et de distribution engagés par Canpotex Limited, lasociété de commercialisation à l’étranger des producteurs de potasse de laSaskatchewan, ayant été répartis entre un nombre nettement moindre de tonnesvendues.

Conformément à notre pratique de longue date qui consiste à ajuster laproduction en fonction de la demande du marché, nous avons inscrit 39 semainesde fermeture de mines au premier trimestre de 2009, contrairement à l’andernier, alors que notre production ne suffisait pas à la demande. Cesréductions ont ramené notre production de potasse totale à 1 million detonnes, une baisse de 59 % d’un trimestre sur l’autre. Le fait que les coûtsfixes aient été absorbés par un moins grand nombre de tonnes a fait grimperconsidérablement notre coût par tonne des produits vendus par rapport autrimestre correspondant de l’exercice précédent. En Saskatchewan et auNouveau-Brunswick, les redevances par tonne incluses dans le coût des produitsvendus et liées au prix de la potasse ont également augmenté en raison desprix accrus d’un trimestre sur l’autre.

Phosphate
En raison de la faiblesse de la demande, la marge brute des activitésliées au phosphate a diminué de 94 % par rapport au premier trimestre de l’andernier, passant de 156 M$ à 8,8 M$. La valeur de notre roche de qualitéélevée et notre aptitude à produire un éventail diversifié de produits étaientmanifestes tandis que notre secteur industriel renouait avec des margesélevées, générant une marge brute trimestrielle de 35,1 M$, et de 3,1 M$ pourles engrais liquides. Les phosphates fourragers n’ont généré aucune margebrute, alors que les engrais solides ont inscrit une marge brute négative de30,5 M$.

Les volumes totaux des ventes de phosphate ont été de 36 % inférieurs àceux du premier trimestre de 2008, principalement en raison d’une baisse desvolumes liés aux engrais liquides, aux phosphates fourragers et aux produitsindustriels. Les volumes d’engrais solides sont demeurés stables d’untrimestre sur l’autre, mais les prix ont chuté de 48 %. Les volumes d’engraisliquides ont perdu 63 % d’un trimestre sur l’autre, et les prix ont augmentéde 25 %. Les volumes de produits fourragers ont diminué de 47 % en raison dela baisse de la demande de la part des éleveurs de bétail des Etats-Unis et del’adoption de phosphates fourragers de substitution plus économiques, mais lesprix ont augmenté de 35 % d’un trimestre sur l’autre. Les volumes de ventes deproduits industriels ont fléchi de 40 % en raison de la conjoncture économiquedifficile, mais les prix ont bondi de 72 % étant donné que certains de cesvolumes sont vendus à des clients en vertu de contrats à prix coutant majoréou liés à l’indice du marché qui ne suivent pas les conditions du marchéactuelles. Par conséquent, les coûts du soufre et coûts divers plus élevés quenous avons engagés en 2008 sont en voie d’être recouvrés. Par rapport auquatrième trimestre de 2008, les prix des engrais solides, des engraisliquides et des produits fourragers ont reculé respectivement de 67 %, de 55 %et de 36 %, tandis que les prix des produits industriels ont grimpé de 10 %.

Le coût des produits phosphatés vendus a subi l’effet défavorable desréductions de la production aux installations de White Springs et des niveauxd’activité à celles d’Aurora. Etant donné que la production de phosphateentraîne des coûts fixes élevés, ces coûts ont été répartis sur un nombre detonnes moindre.

Azote
Au premier trimestre, la marge brute des activités liées à l’azote de54,2 M$, a diminué de 71 % par rapport à celle de 185,4 M$ au premiertrimestre de 2008. Notre entreprise à Trinité, qui profite de contrats de gaznaturel à long terme à faible coût, indexé en fonction des prix de l’ammoniacétablis à Tampa, a généré une marge brute de 22,1 M$ au premier trimestre. Nosentreprises aux Etats-Unis ont bénéficié de coûts du gaz moindres au premiertrimestre et contribué pour 32,1 M$ à la marge brute.

Les prix de l’azote étaient nettement inférieurs à ceux du premiertrimestre de l’an dernier, le prix de référence de l’ammoniac établi à Tampaamorçant 2009 à des niveaux qui n’ont pas été vus depuis de nombreuses années,mais ils ont remonté graduellement au cours du trimestre. Les prix réaliséspour l’ammoniac ont perdu 63 % (atteignant 318 $ la tonne) d’un trimestre surl’autre. Les prix de l’urée ont fléchi de 31 % (atteignant 137 $ la tonne) parrapport au premier trimestre de 2008, tandis que les prix des solutionsazotées ont régressé de 27 % (atteignant 78 $ la tonne).

Bien que les volumes totaux des ventes d’azote aient diminué de 5 % parrapport à ceux du premier trimestre de l’exercice précédent, les volumesd’engrais ont gagné 32 %, en bonne partie grâce à l’accroissement deslivraisons à l’étranger. Les volumes de produits industriels et fourragers ontbaissé de 23 %, les taux de production de nos clients qui consomment cesproduits demeurant bien en deçà de la normale. Les volumes de ventesd’ammoniac sont demeurés stables par rapport au premier trimestre de l’andernier, tandis que les volumes de vente d’urée ont augmenté de 33 % parrapport au premier trimestre de 2008. Les volumes de ventes de solutionsazotées ont fléchi de 29 % par rapport au premier trimestre de l’exerciceprécédent.

Notre coût total moyen du gaz naturel, ce qui comprend notre couverture,a été de 3,68 $ le million de BTU, soit 45 % de moins que pour le mêmetrimestre l’an dernier.

Survol financier
Au premier trimestre, les activités de restructuration à l’étranger ontdonné lieu à un recouvrement d’impôts futurs hors caisse de 119,2 M$. Enoutre, nous avons inscrit une économie d’impôts exigibles de 47,6 M$ en lienavec des déductions permanentes accrues aux Etats-Unis pour des exercicesantérieurs, ce qui aura une incidence favorable sur notre encaisse.

Les impôts miniers et autres pour le trimestre à l’étude ont diminué de66,4 M$ par rapport à ceux du premier trimestre de 2008, en raison de la margebrute considérablement moins élevée des activités liées à la potasse. Lesfrais de vente et d’administration et les gains de change sont demeurésrelativement inchangés par rapport à 2008.

Nos dépenses en immobilisations corporelles ont augmenté de 86 % parrapport au premier trimestre de 2008, s’établissant à 366,1 M$, ce qui estprincipalement imputable à nos projets d’expansion de notre capacité deproduction de potasse en Saskatchewan et au Nouveau-Brunswick. Tous cesprojets progressent comme prévu.

Perspectives
L’affaiblissement des marchés des nutriments à l’échelle mondiale estattribuable au ralentissement économique mondial et n’est pas lié aux donnéesfondamentales de l’industrie ni à l’économie agricole. Si la situationperdure, cela pourrait avoir des conséquences sur l’approvisionnementalimentaire mondial. La nutrition des cultures relève de la science, et avecla population mondiale qui grossit de plus de 75 millions de personnes chaqueannée, il tombe sous le sens qu’il faudra produire davantage d’aliments pournourrir tous ces gens. De plus, les populations des pays émergents souhaitentaméliorer leur qualité de vie, notamment leur régime alimentaire. Or, cesouhait ne peut être satisfait sans passer par un accroissement de laproduction agricole en vue de nourrir plus d’êtres humains et d’animaux. Lesol constitue l’actif indispensable de toute exploitation agricole et lapréservation de la fertilité des sols par l’ajout de nutriments estessentielle pour en assurer la durabilité et améliorer le rendement descultures. Ne pas épandre les engrais adéquats, ne serait-ce pendant une seulesaison, peut occasionner d’importantes pénuries de la production alimentaireet entraîner une hausse des prix des cultures. Ce phénomène a pu être observédans l’hémisphère Sud, où les agriculteurs ont réduit de beaucoup l’épandaged’engrais et, les conditions météo n’ayant pas été optimales durant ladernière saison des semailles, connaissent maintenant des baisses de rendementimportantes.

Les gouvernements partout dans le monde reconnaissent l’importancesocio-économique de cet enjeu et, même en cette période de crise économiquemondiale, affectent des ressources considérables pour stimuler et soutenir ledéveloppement agricole. Le conseil d’Etat chinois, par exemple, a approuvé audébut d’avril un programme visant à faire passer sa capacité de productioncéréalière intérieure à 50 millions de tonnes d’ici 2020, démontrant ainsiqu’il saisit l’importance et mesure la nécessité d’une croissance à long termede la production alimentaire. Les facteurs menant à ce qui a été décrit audébut de 2008 comme étant une crise alimentaire mondiale ne sont pas disparus,ils ont seulement été éclipsés par toute l’attention accordée aux problèmeséconomiques actuels.

Des stocks d’engrais existent à plusieurs points clés de la chaîned’approvisionnement, à commencer par les nutriments présents dans le sol quinourrissent les plantes que l’on cultive. Ces nutriments sont récoltés avecchaque culture et consommés par les animaux ou les êtres humains. S’ils nesont pas remplacés dans le sol, les cultures agricoles futures et la valeurnutritive des plantes cultivées sont compromises. Après deux récoltes recordsconsécutives à l’échelle mondiale, l’élimination des nutriments dans les solsde la planète a pris des proportions considérables, créant le besoin derestaurer la fertilité des sols, particulièrement à l’aide de potasse. Desstocks d’engrais existent également dans les entrepôts de distributeurs ou lesréservoirs chez les agriculteurs. En réaction aux conditions économiques desneuf derniers mois, bon nombre de distributeurs et d’agriculteurs continuent àprélever sur leurs stocks et à remettre tout nouvel achat à plus tard. Enconséquence, les stocks de potasse de la chaîne d’approvisionnement, notammentdes sols, s’épuisent et doivent être reconstitués. La mollesse de la demandese traduit par un décalage en rapide progression entre les niveaux plus élevésdes stocks entreposés chez les producteurs de potasse et les besoins de lachaîne d’approvisionnement et des sols.

En Amérique du Nord et dans le monde entier, les agriculteurs et lesdistributeurs semblent attendre que les prix de la potasse suivent unetendance baissière similaire à celles des secteurs du phosphate et de l’azote.Nous croyons que ces attentes sont malavisées, puisque les donnéesfondamentales de la potasse à l’échelle mondiale sont très différentes decelles des autres nutriments. Comme on a pu le constater en 2007 et pendantune bonne partie de 2008, la demande mondiale en potasse surpasse l’offre. Endépit de la récente accalmie de la demande, nous croyons que le secteur de lapotasse a changé : d’un secteur qui, pendant des décennies, a affiché unecapacité excédentaire, il est devenu un secteur qui devra relever sans fauteles défis en matière d’approvisionnement à moyen et à long terme.L’approvisionnement en potasse est fondamentalement serré et toute haussemarquée de la demande exigera une capacité accrue; le développement d’unetelle capacité exige beaucoup de temps et d’argent. Bien que certains clientscroient qu’un effondrement des prix à court terme puisse être souhaitable, untel effondrement pourrait occasionner des problèmes d’approvisionnementimportants à l’avenir. Si les prix de la potasse ne demeurent pas à desniveaux favorisant les investissements dans l’expansion de la capacité, laproduction requise pourrait ne pas être disponible quand la populationmondiale en aura besoin, d’où la possibilité que les prix futurs soientnettement plus élevés que ceux observés récemment.

Depuis 2005, et toujours aujourd’hui, PotashCorp s’est engagée à faireface à ce problème à long terme en investissant 7 G$ CA dans le but de haussernotre capacité de production à 18 millions de tonnes par année, une fois lesprojets entièrement mis en oeuvre d’ici 2014. Nous prévoyons pouvoir répondreà une bonne partie de la demande accrue pendant cette période.

Etant donné que les clients de tous les principaux marchés sont sur lepoint d’achever leurs opérations massives de déstockage, nous nous attendons àun second semestre plus normal en 2009, suivi d’une ruée pour reconstituer lesstocks et combler les besoins découlant d’une croissance de la consommation en2010. Pour le moment, la plupart des acheteurs semblent attendre le règlementdu contrat de 2009 avec la Chine avant de s’engager à fond. Le Brésil,important marché au comptant, commence à reconstituer ses stocks de potasse enprévision de l’importante période d’ensemencement du soja qui débute enoctobre. Nous nous attendons à ce que les livraisons vers l’Asie du Sud-Est semultiplient au second semestre de 2009 étant donné que les prix de l’huile depalme, denrée de base clé très rentable produite dans cette région, se sontconsidérablement améliorés. Les accords contractuels avec la Chine et l’Indeont échu respectivement les 31 décembre 2008 et 31 mars 2009. Nous nousattendons à ce que les deux pays négocient de nouveaux accords au deuxièmetrimestre. Nous estimons que tout retard prolongé visant le règlement final deces contrats ne fera qu’accélérer les efforts requis pour reconstituer lesstocks et les niveaux de nutriments des sols en 2010.

En Amérique du Nord, où la situation financière des agriculteurs estenviable, ceux-ci soupèsent toujours le risque de rendements moindres du faitd’épandages d’engrais réduits, surtout le phosphate et la potasse, par rapportà la rentabilité, en cette période de forte hausse des prix des denrées debase. Cette situation pourrait réduire les épandages de nutriments pourl’année de fertilisation 2008-2009 dans une proportion nettement supérieure àla réduction sans précédent de 15 % enregistrée en 1982-1983, alors que lasurface d’ensemencement avait diminué de 40 millions d’acres. Pour replacercette réduction dans son contexte, mentionnons que l’on s’attend maintenant àce que les agriculteurs des Etats-Unis épandent à peu près la même quantité denutriments au cours de la présente année de fertilisation qu’en 1983.Toutefois, les ensemencements actuels comprennent 37 millions d’acresadditionnels de mais et de soja. Ce scénario, d’une ampleur sans précédent,est assorti de conséquences imprévisibles.

Compte tenu de la baisse des volumes des ventes prévue pour le premiersemestre de 2009 à tout le moins, ce qui a amené notre société à annoncer desréductions de production de potasse de 3,5 millions de tonnes à ce jour en2009, nous prévoyons maintenant que notre marge brute des activités liées à lapotasse s’établira entre 2,5 G$ et 3 G$ et que les livraisons totaless’élèveront autour de 6 millions de tonnes. Nous allons poursuivre lastratégie que nous avons adoptée il y a plus de vingt ans maintenant et quiconsiste à adapter l’offre à la demande du marché et à ajuster nos taux deproduction au besoin.

Vu la mollesse de la demande en phosphate, notre production à WhiteSprings demeurera au ralenti pendant le premier semestre de 2009. Bien que lesprix des roches phosphatées semblent d’être stabilisés à l’échelle mondiale,atteignant au moins le triple de leur prix d’il y a un peu plus de deux ans,nous croyons que la rentabilité de notre secteur des engrais solides sera miseà l’épreuve à court terme en raison des tensions découlant du redémarrage àl’échelle mondiale de chaînes de production fonctionnant au ralenti. Nousprévoyons une fois de plus tirer parti de la souplesse de nos capacités deproduction à nos installations d’Aurora en privilégiant les marchés non axéssur les engrais, à marge plus élevée.

Dans le secteur de l’azote, nous nous attendons à ce que la demandemondiale fléchisse après la saison des semailles du printemps dansl’hémisphère Nord. La demande industrielle demeurera probablement languissantejusqu’à la fin de 2009. Cependant, nous nous attendons à ce que le recul desprix du gaz naturel aux Etats-Unis par rapport à ceux des autres grandesrégions productrices restreigne les importations de certains concurrentsétrangers, ce qui permettra au marché des Etats-Unis de demeurer relativementéquilibré.

Les dépenses en immobilisations, compte non tenu des intérêtscapitalisés, devraient atteindre environ 1,8 G$ en 2009, dont 250 M$ serontconsacrés à des investissements de maintien, la plus grande partie desdépenses étant affectée à nos projets déjà annoncés d’expansion de la capacitéde production de potasse.

Nous prévoyons maintenant que notre taux d’imposition effectif annuels’établira autour de 20-22 %, et que celui des autres trimestres se situeraautour de 26-28 %. La répartition actuelle/future devrait demeurer à 95/5(exclusion faite d’éléments ponctuels). Pour l’exercice, nous prévoyonsmaintenant que les produits divers dépasseront d’environ 110 M$ les niveaux de2008. Cela comprend l’incidence d’un règlement en espèces négocié de 135,5 M$de notre demande d’arbitrage liée au recouvrement d’investissements nonautorisés faits en notre nom dans certains titres à taux du marché monétaire,lesquels seront inscrits au deuxième trimestre. Avant le règlement, nousavions porté aux résultats une réduction de valeur de 115,3 M$ liée à cestitres.

En fonction d’un dollar canadien à 1,18 $, PotashCorp prévoit que sonbénéfice net par action se situera entre 1,10 $ et 1,50 $ au deuxièmetrimestre. Pour l’ensemble de l’exercice, nous prévoyons maintenant que lebénéfice par action se situera entre 7 $ et 8 $ en fonction d’un dollarcanadien à 1,10 $. Etant donné le taux de change actuel du dollar canadien parrapport au dollar américain, toute fluctuation de un cent du dollar canadienaura une incidence d’environ 7 M$, ou 0,02 $ l’action après impôt, au poste duchange, élément essentiellement hors trésorerie.

Conclusion
« Nos clients, pas plus que notre entreprise, ne peuvent se permettre demanquer de vision face aux besoins de potasse supplémentaire à moyen et à longterme », a souligné M. Doyle « Le fait de ne pas tenir compte des réalités liéesà la croissance démographique mondiale, à l’expansion économique des pays endéveloppement et des sciences agronomiques revient à compromettrel’approvisionnement alimentaire mondial pour des années à venir. Notreentreprise continuera à privilégier une approche disciplinée à long terme. Lemonde comptera sur nous et nous serons prêts. Nous exercerons nos activités entenant compte des intérêts de toutes nos parties intéressées. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

PotashCorp
http://www.PotashCorp.com

Commentaires