PotashCorp réalise un flux de trésorerie par action de 1,34 $ au troisième trimestre

Saskatoon (Saskatchewan), 23 octobre 2001 – Potash Corporation of Saskatchewan Inc. (PotashCorp) a annoncé un bénéfice net de 11,1 millions $ ou 0,21 $ l’action comparativement au bénéfice net de 46,4 millions $, ou 0,89 $ l’action inscrit au même trimestre de 2000. Cette baisse est principalement attribuable à une faiblesse du prix de l’azote. Sur une base annuelle cumulée, le bénéfice net par action se chiffrait à 2,25 $ comparativement au bénéfice net par action de 3,38 $ enregistré à l’exercice précédent. En dépit de cette baisse du bénéfice de 34 %, le flux de trésorerie (1) par action de PotashCorp n’a glissé que de 10 %, tandis que la Société enregistrait des dépenses hors-caisse en dépréciation et en impôts reportés.

Au troisième trimestre, le flux de trésorerie s’établissait à 70 millions $ ou 1,34 $ l’action, par rapport à 107 millions $ ou 2,05 $ l’action au même trimestre de l’exercice précédent. Sur une base annuelle cumulée, le flux de trésorerie se situait à 314 millions $ ou 6,05 $ l’action, par rapport à 355 millions $ ou 6,74 $ l’action, en 2000. Pour les neuf premiers mois de 2001, le BAIIDA (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) demeure solidement établi à 389 millions $ ou 7,50 $ l’action.

« Cette année, tous les secteurs ont connu des coupures d’éléments nutritifs : la marge bénéficiaire brute de chacun de nos trois produits a été inférieure à celle du troisième trimestre de 2000. Cependant, la méthode de comptabilité de caisse révèle que nous nous débrouillons bien compte tenu de la conjoncture difficile », a déclaré Bill Doyle, président et chef de la direction. « Notre flux de trésorerie demeure stable et est beaucoup moins inconstant que notre bénéfice. Notre position solide quant à chaque élément nutritif et notre stratégie d’exploitation qui tire parti de ces forces nous permettent de demeurer rentable tout en dépassant la courbe de tendance traditionnelle des marchandises et en distançant les concurrents de notre industrie. »

État du marché

Le pauvre printemps de 2001 a été suivi par un été faible et par un automne encore plus fragile. La médiocrité des prix des grains constitue une des facettes du problème et l’incertitude concernant les prix des engrais l’empire. De nombreux négociants ont reporté leurs achats d’engrais, avertis d’instinct que les prix n’avaient pas atteint leur niveau le plus bas. La hausse rapide puis le déclin subséquent du prix de l’azote l’année dernière ont tracé la voie. En Amérique du Nord, la confiance des acheteurs a été sévèrement rongée par la reprise des prix du phosphate diammoniacal et de l’azote.

Heureusement, PotashCorp occupe une place solide au sein du marché relativement stable de la potasse. Les forces de la Société se sont bien ancrées dans les secteurs des engrais liquides, de la nourriture pour animaux et des acides industriels. Les prix de ces produits ont accordé un certain répit de l’état du marché de l’azote et du phosphate diammoniacal, qui va en se détériorant.

Activités liées à la potasse

Au troisième trimestre, le faible volume du chiffre d’affaires des éléments nutritifs de la potasse a poursuivi sa tendance amorcée en 2001. La dégringolade du chiffre d’affaires hors-frontières n’a rien de surprenant puisque plusieurs grands clients internationaux ont clôturé l’an 2000 avec des stocks importants qui ont été écoulés au ralenti cette année. En outre, les prix de nombreuses récoltent qui utilisent de la potasse, comme le riz, l’huile de palme, le café et le coton, demeurent anémiques. En conséquence, les volumes d’exportation ont chuté de 14 % au cours du troisième trimestre comparativement aux volumes du trimestre correspondant de l’exercice précédent. La baisse la plus importante s’est fait sentir au Brésil où les taux de change ont refroidi les achats.

Quant au marché national, le volume du chiffre d’affaires de la Société a baissé de 8 % car les négociants conservaient leurs options de stockage d’engrais ouvertes, étant donné l’incertitude de l’environnement du prix.

Afin de respecter sa stratégie, PotashCorp a continué d’associer l’offre à la demande. Elle a ordonné 10 semaines de fermeture au cours du troisième trimestre et a cumulé annuellement 35 semaines de fermeture (comparativement à 20 semaines de fermeture à la même période de 2000). Cependant, les autres sociétés spécialisées dans les engrais ont essayé de trouver une solution à court terme à leur bénéfice réduit en offrant plus de potasse dans le but de capitaliser sur sa rentabilité. De telles pressions concurrentielles ont entraîné un recul des prix intérieurs par rapport à l’exercice précédent et par rapport au deuxième trimestre également.

Le marché hors-frontières, au sein duquel PotashCorp est très présent, s’est mieux comporté. Au troisième trimestre, les prix réalisés sont demeurés les mêmes qu’à l’exercice précédent et ont augmenté de 5 % depuis le deuxième trimestre.

Activités liées au phosphate
L’acide industriel a contribué le plus largement à la marge brute du phosphate de la Société, au deuxième trimestre et en cumul annuel. Les volumes industriels, qui se sont légèrement repliés au troisième trimestre, sont plus élevés que ceux du cumul annuel. Au troisième trimestre, les prix se sont raffermis sur tous les plans : ils ont augmenté par rapport aux prix du troisième trimestre de l’exercice précédent, du deuxième trimestre de cet exercice et des neuf premiers mois de cet exercice par rapport à la même période de 2000. PotashCorp mise sur la solidité de ce produit en augmentant de 50 % sa production d’acide épuré. En vertu d’une lettre d’entente récente, la majorité de la production supplémentaire sera vendue à Astaris, producteur de produits chimiques phosphorés.

Les produits de nourriture pour animaux ont été le deuxième contributeur en importance pour la marge brute du phosphate, malgré le fléchissement des volumes du chiffre d’affaires. Ces volumes affaiblis sont surtout le résultat d’activités de ventes d’un trimestre à un autre sur le marché national. Hors-frontières, la Société a subi des pressions concurrentielles en Asie du Sud-Est, ce qui a réduit temporairement les volumes dans cette région.

Même si les prix demeurent stables, le volume des liquides de phosphate a également connu une baisse. Il a été touché par le ralentissement général de la demande d’engrais en Amérique du Nord et par la diminution des tonnes vendues hors-frontières, surtout au Brésil.

Au troisième trimestre, le phosphate diammoniacal, engrais solide, a continué à subir les pressions exercées par une nouvelle usine hors-frontières et par une baisse des achats effectués par les grands importateurs. Ces conditions difficiles ont été exacerbées par la chute des demandes en Amérique du Nord et par la reprise de la production.

Au troisième trimestre et sur une base annuelle cumulée, le secteur du phosphate diammoniacal a encouru des pertes pour la Société quant à la marge bénéficiaire brute. PotashCorp a coupé la production et exploite seulement les usines de phosphate diammoniacal requises pour produire ses marges plus élevées; les usines ainsi exploitées équivalent à environ la moitié de la capacité totale de phosphate diammoniacal. Cette production approvisionnera les clients nationaux. La Société renonce à vendre des produits bon marché à l’intention des marchés de l’exportation jusqu’à ce qu’ils redeviennent rentables.

Activités liées à l’azote

Au troisième trimestre, le prix de l’azote a continué à décliner en raison de la faible demande, des produits d’importation stockés au deuxième trimestre et de la reprise de la production en Amérique du Nord, tandis que le prix de l’essence chutait. Bien que les conditions aient été difficiles, PotashCorp a continué à profiter de la production d’azote à Trinité et de sa production améliorée en Amérique du Nord pour usage industriel. Ces facteurs sont les plus importants contributeurs positifs à la marge brute de l’azote.

Au sein du marché sur-approvisionné actuel, la marge brute d’azote de la Société a tendance à suivre les prix du gaz naturel selon NYMEX. Lorsque le prix de l’essence augmente, la production nord-américaine s’interrompt et le prix des produits s’améliore. En 2000, le prix de l’azote a progressé avec le coût croissant de l’azote, du deuxième au troisième trimestre. Cette année, le prix moyen de l’azote a fléchi de 22 %, du deuxième au troisième trimestre.

PotashCorp maintient ses coûts d’essence en liant ses contrats à long terme à Trinité au prix de l’ammoniac pour faire contrepoids au prix de l’essence en Amérique du Nord. Ses opérations de couverture en Amérique du Nord ont réduit les coûts de gaz naturel de 1,7 million $ au troisième trimestre. A Trinité, au troisième trimestre 2001, le prix plus faible de l’ammoniac y a entraîné une diminution du coût de l’essence comparativement à la même période de 2000, en raison de l’indexation des contrats.

Le prix plus élevé de l’essence dans la première moitié de 2001 a dégagé une meilleure marge brute d’azote sur une base annuelle cumulée que celle qui a été réalisée au cours des deux premiers trimestres de 2000. Cependant, la marge bénéficiaire brute de ce troisième trimestre était inférieure à celle de l’exercice précédent, alors que le prix de l’essence était à la hausse. Les prix de NYMEX étant environ la moitié de ceux qu’ils étaient à l’exercice précédent, le prix chétif de l’azote devrait le demeurer pour le reste de l’exercice.

Situation financière

Les répercussions des mesures de compression des coûts appliquées par la Société au dernier exercice commencent à se faire sentir dans les frais de vente et d’administration, comme en témoigne la baisse de 6,7 millions $ (22 %) par rapport au même trimestre de l’exercice précédent. Sur une base annuelle cumulée, les frais de vente et d’administration se sont chiffrés à 72,8 millions comparativement à des frais de 79,3 millions établis en 2000 (un recul de 8 %).

Le dollar canadien permet de réaliser un profit sur change de 10 millions $ pour le troisième trimestre, soit une hausse nette de 5,3 millions $ en glissement trimestriel. Sur une base annuelle cumulée, le gain ou la perte sur change est demeuré sensiblement le même par rapport à 2000.

Comme prévu, les intérêts débiteurs ont grimpé de 5,8 millions $ par rapport aux intérêts débiteurs du troisième trimestre de l’exercice précédent, ce qui est surtout attribuable à l’acquisition des usines de Trinité au deuxième trimestre de 2001.

Lorsque l’on compare les autres bénéfices au bénéfice de 2000, ils demeurent stables, trimestre après trimestre, mais chutent de 23,6 millions ou 54 % sur une base annuelle cumulée si l’on tenait compte de la vente de Moab.

Perspectives

L’industrie connaît actuellement sa troisième mauvaise saison d’engrais de suite en Amérique du Nord. Les fermiers savent qu’ils doivent remplacer les éléments nutritifs du sol qui s’est appauvri au cours des deux dernières années. Cela pourrait créer une demande accumulée au printemps de 2002.

La Chine a signé une entente portant sur son entrée au sein de l’OCM. Au moment de son entrée en 2002, elle appliquera des quotas qui accorderont au secteur des engrais un plus grand accès au marché chinois. L’année prochaine, il y aura certainement une demande accrue pour les trois éléments nutritifs de ce marché important.

En attendant, la situation actuelle du marché des engrais semble vouloir se poursuivre. Ainsi, la Société croit toujours que ses prévisions précédentes concernant son bénéfice de 2,50 $ l’action pour 2001 se réalisera. Ces bénéfices dégageront un flux de trésorerie d’environ 7,50 $ l’action pour cet exercice.

Conclusion

« Le secteur des engrais a toujours été volatile et il peut se reprendre rapidement », a affirmé M. Doyle en guise de conclusion. « Les facteurs déterminants seront peut-être de meilleurs prix de grains, une demande accrue pour nos produits par secteur associée à une reprise de l’économie ou plus de stratégies de rationalisation appliquées dans l’industrie. Grâce à notre flux de trésorerie considérable et à notre bilan honnête, nous sommes extrêmement bien placés pour envisager des occasions d’acquisition, mais nous sommes très exigeants et rigoureux. Nous pouvons nous permettre d’être patients et de choisir avec soin. »

(1) Le flux de trésorerie provenant de l’exploitation représente les rentrées tirées des activités d’exploitation avant les modifications au fonds de roulement et exclusion faite des pertes (gains) sur la cession d’immobilisations corporelles, de même que la provision au titre des avantages accumulés à la retraite et postérieurs à l’emploi.

Potash Corporation of Saskatchewan Inc. est la plus importante société d’engrais du monde à produire les trois éléments nutritifs primaires. La Société est également l’un des principaux fournisseurs pour trois marchés distincts : l’agriculture, à titre de plus grand producteur mondial d’engrais; la nourriture pour animaux, à titre de plus grand producteur mondial de compléments à base de phosphate et les produits chimiques industriels, à titre de plus gros producteur mondial de produits industriels à base d’azote et en tant que l’un des trois seuls fournisseurs américains de phosphates industriels.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Potash Corporation of Saskatchewan Inc.

http://www.potashcorp.com

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