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Premier gel: Heureusement, il y a eu peu de dommages

Tout était blanc dimanche matin à la levée du jour dans certaines régions. C’était le cas notamment dans une partie de l’Estrie. Le gel a frappé pour la première fois cette saison. Heureusement, il ne semble avoir été mortel pour aucun champ de maïs. Les producteurs auront été quittes pour une bonne frousse.

«Pour qu’un gel s’avère mortel dans le maïs, rappelle Sylvain Payant, gérant de territoire chez Pioneer pour le sud-ouest du Québec, la température doit descendre sous la barre de -2 degrés pour au moins cinq heures.»

«C’est rare qu’une température de -2 va geler un champ au complet, poursuit l’agronome. En général, c’est seulement le pourtour qui gèle. Un champ représente une énorme masse à refroidir. Pour qu’il gèle complètement, il faudrait que la température de -2 se répète pendant quelques jours. Par contre, à -10 degrés, il va geler complètement puis devenir entièrement brun en l’espace de deux ou trois jours.

En cas de gel mortel, le maïs grain qui n’a pas atteint le stade du point noir subira une perte de rendement et de qualité. Pour le maïs destiné à l’ensilage, un gel mortel enclenchera une course contre la montre. «Le plant perd son humidité, décrit Sylvain Payant. Si l’ensilage est trop sec, il sera plus difficile à compacter. De plus, le plant va convertir tous ses sucres en amidon, ce qui entraînera une diminution de la valeur alimentaire du fourrage.»

«Un autre effet d’un gel mortel sur le maïs fourrager, ajoute le représentant Pioneer, c’est que la plante endommagée ou morte devient moins résistante à l’attaque des moisissures et le risque s’accroît alors que les toxines se multiplient».

Ce sera pour une autre fois!

à propos de l'auteur

Journaliste

André Piette est un journaliste indépendant spécialisé en agriculture et en agroalimentaire.

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