Production porcine : plus d’argent pour l’environnement

Montréal (Québec), 15 juin 2001 – Réunis en assemblée générale annuelle à Montréal, les productrices et producteurs de porcs du Québec ont massivement voté pour une augmentation de leur contribution financière en vue d’accélérer leurs actions en agroenvironnement. « C’est plus de 1 million $ par année que les producteurs ont accepté d’injecter pour réaliser des activités supplémentaires dans le cadre du Plan agroenvironnemental enclenché en 1997. Cette somme s’ajoute aux montants déjà investis dans cet important secteur d’intervention qui s’élèvent à près de 2 millions $. Par ce geste concret, les producteurs démontrent encore une fois leur volonté d’améliorer leurs pratiques d’élevage pour un plus grand respect de leur milieu. » a annoncé M. Clément Pouliot, président de la Fédération des producteurs de porcs du Québec.

Ces investissements additionnels permettront notamment de mettre en place un programme de validation des outils de gestion environnementale à la ferme pour contrôler les rejets et les odeurs. Ce système de contrôle sera intimement rattaché au principe d’écoconditionnalité liant une partie de l’aide gouvernementale à la conformité des entreprises aux règles environnementales. « Les argents en sus permettront aussi d’accroître les ressources pour le développement de traitements du lisier, une urgence dans certaines régions où il y a une plus forte densité de production », d’expliquer M. Pouliot.

Mais les producteurs de porcs n’ont pas limité l’augmentation de leur contribution au domaine de l’environnement. En effet, ils ont aussi voté en faveur d’une nouvelle contribution pour valoriser leur profession. « Au cours des dernières années, les producteurs de porcs ont souvent été victimes de critiques dépassant parfois la réalité. Le déficit de capital de sympathie ressenti les affecte beaucoup », aux dires de M. Pouliot. Sur la base d’une récente étude de perceptions réalisée par la firme de sondage Léger Marketing, les producteurs de porcs souhaitent rétablir le dialogue avec les collectivités québécoises tant urbaines que rurales. « Les résultats des sondages nous indiquent que la production porcine est très peu connue. Je ne vous apprendrai rien en vous disant que c’est en parlant qu’on se comprend. Il faut recréer des liens entre les producteurs et la société, apprendre à mieux se connaître, mieux se respecter », d’énoncer le président de la Fédération.

Au niveau de la qualité du produit, les producteurs ont aussi pris des décisions majeures, entre autres d’injecter de l’argent neuf pour actualiser les outils de développement de la génétique, soit près de 700 000 $ par année. Ils souhaitent de plus instaurer rapidement des mesures d’encouragement pour que la majorité des producteurs aient amorcé la mise en place sur leur ferme du programme d’assurance qualité canadiennemc afin de garantir une plus grande salubrité du produit. « Les incidents de contamination alimentaire et d’épidémie vécus ces dernières années dans plusieurs pays ont ébranlé la confiance des consommateurs. Les exigences commerciales sont de plus en plus sévères. Aussi, nous voulons prendre les moyens pour que les outils de contrôles soient implantés sur toutes les fermes porcines d’ici juin 2002 », de poursuivre M. Pouliot.

Le président de la Fédération a conclu en mentionnant que les décisions prises constituent un événement important, car les productrices et les producteurs de porcs du Québec mettent en lumière leurs principales valeurs, soit le sens des responsabilités, le professionnalisme, l’écoute et la solidarité.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Le Porc du Québec

http://www.leporcduquebec.qc.ca/

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