Prolongation de l’agrément partiel de deux ans pour la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal

Montréal (Québec), 17 janvier 2002 – La Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal vient de recevoir la confirmation de la prolongation de son agrément partiel par l’American Veterinary Medical Association (AVMA), et ce jusqu’en décembre 2003. Les progrès réalisés au cours des deux dernières années ont convaincu l’organisme d’accorder ce nouveau délai. Il s’agit d’une excellente nouvelle de cette instance responsable de la reconnaissance des facultés vétérinaires nord-américaines.

Sans agrément, les diplômés de la seule faculté québécoise ne peuvent pas accéder directement à l’exercice de leur profession au Québec, au Canada et en Amérique du Nord. En outre, la reconnaissance des actes vétérinaires posés dans le domaine de la salubrité des aliments et du contrôle des maladies contagieuses animales est soumise à des règles internationales qui exigent l’évaluation des programmes dispensés par les universités. Il s’agit donc d’un enjeu majeur pour un pays dont les exportations s’élèvent à plusieurs milliards de dollars annuellement.

Rappel des événements

On se souviendra qu’en décembre 1999, la Faculté de médecine vétérinaire a perdu son agrément complet pour un agrément partiel d’une durée de deux ans. Pour rétablir la situation, l’AVMA exigeait le rétablissement de la situation financière, le recrutement de professeurs dans plusieurs disciplines, l’ajout de personnel ainsi que des améliorations substantielles aux infrastructures et à l’équipement, en particulier à ceux du Centre hospitalier universitaire vétérinaire (CHUV).

Depuis l’annonce de cette décote, les directions de l’Université de Montréal et de la Faculté ont sollicité le soutien financier des gouvernements du Québec et du Canada. En mai 2000, le gouvernement du Québec répondait favorablement et octroyait plus de 40 M $ pour rétablir la situation financière, débuter les travaux d’investissement et procéder à l’achat d’équipement.

La contribution du gouvernement québécois a permis de procéder à l’engagement d’une dizaine de professeurs et d’élaborer le plan précis des besoins en infrastructures et en équipement. Une équipe d’architectes a planifié la première phase de travaux de construction qui a pour objectif de construire un nouveau pavillon d’enseignement et de démarrer l’agrandissement du CHUV. Cette étape permettra de libérer les espaces nécessaires à la construction, en Phase II, de la Clinique des grands animaux et des locaux dédiés à l’imagerie médicale. La Phase I débutera au printemps et permettra de rencontrer un certain nombre des exigences de l’AVMA. Toutefois, le financement n’est pas encore obtenu pour la deuxième phase. On évalue à 59 M $ les sommes nécessaires pour compléter le programme de rénovation et ainsi pouvoir recouvrer l’agrément complet perdu en 1999.

La seule faculté vétérinaire francophone s’est associée aux trois autres facultés canadiennes pour réclamer du gouvernement fédéral un appui financier essentiel à la poursuite de ses activités. Les infrastructures des quatre facultés canadiennes sont jugées déficientes pour faire face, entre autres, aux défis posés par la mondialisation des marchés, la salubrité des aliments et la sécurité du cheptel canadien.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

American Veterinary Medical Association (AVMA)

http://www.avma.org/

Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal

http://www.medvet.umontreal.ca/

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