Rapport de la Commission européenne sur la situation de la filière laitière

Paris (France), 22 juillet 2009 – La France et l’Allemagne ont pris connaissance du rapport sur la situation du secteur laitier publié par la Commission.

Elles se félicitent que la Commission ait rendu ses travaux un mois avant l’échéance fixée par le Conseil européen.

Le rapport souligne à juste titre la gravité de la situation du secteur laitier. Il propose des réponses d’urgence utiles, comme le relèvement du plafond de minimis pour les aides nationales, ainsi que l’augmentation des moyens alloués à la promotion des produits laitiers.

La France et l’Allemagne partagent par conséquent le constat de la Commission sur les difficultés que rencontre la filière laitière. En revanche, elles estiment que les réponses proposées ne sont pas à la hauteur des défis de ce secteur.

Dans l’immédiat, elles demandent donc l’augmentation des restitutions à l’exportation pour le beurre, la poudre et les fromages sans pour autant perturber les marchés les plus sensibles dans les pays en voie de développement et l’abaissement du seuil pour les fromages. Elles souhaitent également l’examen de la possibilité d’augmenter le prix d’intervention de manière transitoire, ainsi que de l’opportunité d’un gel, au niveau communautaire, de l’augmentation des quotas de 1% en 2010.

Pour permettre à l’ensemble des acteurs européens de faire face aux conséquences de la crise laitière, elles demandent également :

  • la pleine utilisation et l’amélioration de toutes les mesures pour stabiliser les marchés ;
  • une organisation économique du secteur laitier afin de garantir un revenu stable et décent aux producteurs, ainsi que la sécurité de l’approvisionnement des consommateurs. Une contractualisation entre les industriels et les producteurs sur base volontaire doit être encouragée à cette fin.
  • une amélioration de la compétitivité de la filière par des mesures d’innovation, de recherche et d’investissement ;
  • un renforcement de la transparence et de l’information des consommateurs, notamment à travers un étiquetage volontaire.

La France et l’Allemagne feront des propositions complémentaires dans le courant du mois de septembre en lien étroit avec leurs partenaires européens.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture et de la pêche de la France
http://www.agriculture.gouv.fr

Commentaires