Rapport du Comité MRN-MAPAQ sur l’acériculture

Québec (Québec), le 26 mai 2000 – Le rapport du Comité interministériel MRN-MAPAQ sur l’acériculture, réalisé en collaboration avec la Fédération des producteurs acéricoles du Québec, l’Association déroulage et sciage de feuillus du Québec et l’Association des manufacturiers de bois de sciage du Québec, contient 21 recommandations qui interpellent l’ensemble des intervenants des secteurs forestier et acéricole.







Le comité recommande de fixer à 25 000 hectares la contribution additionnelle des terres publiques au développement de l’acériculture, à court et à moyen terme.


S’appuyant sur une approche de gestion intégrée des ressources, le comité recommande de fixer à 25 000 hectares la contribution additionnelle des terres publiques au développement de l’acériculture, à court et à moyen terme, ce qui implique, à peu de chose près, de doubler les superficies actuelles en production sur les terres publiques.

« Dans un contexte où la ressource forestière est de plus en plus limitée et convoitée, la cohabitation est devenue incontournable afin de répondre aux besoins des industries acéricole et forestière, tout en respectant les droits que le gouvernement du Québec a déjà consentis sur les terres publiques », a mentionné le ministre Brassard.

En plus de préciser la superficie des érablières acéricoles à mettre en production, le comité met de l’avant 21 recommandations, dont certaines portent sur le type d’aménagement forestier à privilégier dans les peuplements d’érable, comme la coupe de jardinage acérico-forestier, et la réalisation d’inventaires spécifiques aux érablières. Certaines des recommandations formulées nécessitent l’adoption de mesures législatives. Celles-ci seront abordées dans le cadre de la révision du régime forestier.

En 1998, près de 167 000 hectares d’érablières étaient en production acéricole au Québec, dont 28 000 hectares (17 %) sur le territoire public. Lors de la Conférence sur l’agriculture et l’agroalimentaire québécoise, tenue en mars 1998, la Table « filière acéricole » avait convenu, dans son plan stratégique 1998-2003, de doubler la production acéricole au Québec au cours des cinq prochaines années. Cette cible s’appliquait à la fois aux forêts privées et publiques. « En pratique, le rythme d’émission des permis d’érablière sur les terres publiques sera déterminé par un certain nombre de facteurs dont le contexte du marché des produits de l’érable, les volumes de production et les stocks de sirop accumulés », a tenu à préciser le ministre Trudel.

Comité MRN-MAPAQ sur l’acériculture

Formé au mois d’août 1999, le Comité MRN-MAPAQ sur l’acériculture avait le mandat de définir les principes devant guider le ministère des Ressources naturelles en matière de contribution du territoire public au développement de l’acériculture. « Je tiens à saluer la collaboration des représentants de l’industrie forestière et de l’industrie acéricole aux discussions du comité. La concertation nous aura permis de définir les modalités de la contribution des terres publiques au développement de l’acériculture, dans un contexte de gestion intégrée des ressources et de cohabitation entre les différents utilisateurs », a conclu le ministre Brassard.

Les personnes intéressées peuvent consulter le rapport sur le site Internet du ministère des Ressources naturelles ou, encore, sur celui du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

Ministère des Ressources Naturelles du Québec

http://www.mrn.gouv.qc.ca/

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