Recettes monétaires agricoles au 1er semestre 2009 : le Québec fait bonne figure

Québec (Québec), 21 septembre 2009 – Au Québec, durant le premier semestre 2009, les ventes des produits agricoles et les paiements recouvrés des programmes ont généré des recettes monétaires évaluées à 3 597,1 M$. Comparativement aux recettes enregistrées à la même période en 2008, il s’agit d’une progression de 160,3 M$.

Dans l’ensemble du Canada, au cours de la même période, les recettesmonétaires ont diminué de 1,4 % pour se situer à 22 285 M$. Six des dixprovinces affichent un recul de leurs recettes agricoles. Les plus importantsreplis sont observés à Terre-Neuve-et-Labrador (- 6,8 %), en Nouvelle-Ecosseet en Ontario (- 4,3 %), en Colombie-Britannique (- 3,8 %) et en Alberta (-3,5 %). Les provinces avec les plus fortes majorations sontl’Ile-du-Prince-Edouard (+ 15,9 %), le Nouveau-Brunswick (+ 10,8 %) et leQuébec (+ 4,7 %). Ces données sont tirées du bulletin Agro-Flash publiéaujourd’hui par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). Ce documentprésente les recettes et les dépenses du secteur agricole sur une basesemestrielle et annuelle.

Accroissement des recettes des productions végétales
Le secteur des productions végétales affiche des recettes de 956 M$ aucours du premier semestre de l’année 2009. C’est une croissance de 7,5 % parrapport au même semestre en 2008.

Le bilan de mi-année dans la pomme de terre indique que, malgré un légerrecul du volume vendu, les recettes monétaires générées (78,6 M$) progressentde 76,6 % en raison d’une forte remontée des prix de vente. Le secteur desoléagineux et des protéagineux (96,5 M$) enregistre également une croissancede ses recettes (+ 58,0 %) essentiellement attribuable à une hausse du volumedes livraisons (+ 54,5 %). Deux autres secteurs, les produits de l’érable (+33,3 %) et les fruits (+ 27,2 %) contribuent aussi de manière significative àla hausse des recettes des productions végétales.

À l’opposé, le mais accuse un recul de ses recettes de 66,9 M$ pour seretrouver à 226,1 M$. Ce repli (- 22,8 %) est avant tout attribuable à labaisse du volume transigé (- 25,1 %). Le secteur des céréales, autres que lemais, montre également une diminution (- 9,2 M$) en raison de l’effet combinéde la baisse des prix (- 15,4 %) et du volume commercialisé (- 12,9 %).

Hausse des recettes des productions animales
Les recettes monétaires des productions animales au Québec ont progresséde 5,6 % au cours du premier semestre de 2009 comparativement à 2008 pour sesituer à 2 187,4 M$. Le secteur porcin a connu une progression de ses recettesde l’ordre de 23,8 % au cours du premier semestre de 2009 par rapport à 2008.Le volume de porcs abattus a augmenté de 5,3 % par rapport à l’an dernier etest à un niveau très élevé en comparaison aux années antérieures. Les prix sesont quant à eux appréciés de 17,6 % mais demeurent à des niveaux historiquespeu élevés. Le secteur du miel (+ 34,6 %) et celui des autres animaux (+ 13,5%) ont également connu des progressions importantes de leurs recettes.

Les secteurs veaux (- 9,7 %) et bovins (- 6,6 %) ont vu leurs recettesdécliner au cours de la première moitié de 2009. La diminution du nombre debêtes abattues explique en grande partie ces résultats. Les productions sousgestion de l’offre (lait + 2,4 %, poules et poulets + 3,2 % et oeufs – 4,2 %)ont connu de faibles variations de leurs recettes pour le premier semestre de2009.

Diminution des paiements de programme
Au cours des six premiers mois, les paiements gouvernementaux versés auxproducteurs agricoles québécois ont baissé de 4,6 % en 2009 par rapport à2008. La baisse est de l’ordre de 24,8 % en 2009 comparativement au niveaurecord des six premiers mois de 2007. Au premier semestre, l’importancerelative des paiements de programme par rapport aux recettes monétairestotales passe de 18,0 % en 2007 à 13,8 % en 2008, et se situe à 12,6 % en2009.

Baisse du revenu net total en 2008
Sur l’ensemble de l’année 2008, les dépenses agricoles totales aprèsremise, évaluées à 6 663,2 M$ ont fait un bond de 7,3 % comparé aux résultatsdes 12 mois précédents. Cette progression est supérieure à la moyenne annuellede la période 2002-2007 estimée à 4,7 %. Les achats de bétail et de volaille(+ 32,5 %), de carburant pour les machines (+ 26,2 %), d’engrais et de chaux(+ 24,8 %) et d’aliments commerciaux pour animaux (+ 23,0 %) constituent lesprincipales composantes de cette majoration des dépenses. Bien que le revenunet comptant (recettes monétaires totales moins dépenses d’exploitationtotales après remise) soit en hausse de 12 % en 2008, le revenu net totalenregistre un recul de 13 % en raison d’une forte diminution de la valeur dela variation des inventaires.

Par ailleurs, les données préliminaires du premier semestre 2009 (3 341,4M$) dénotent un léger repli des dépenses agricoles totales après remise (-68,1 M$) comparativement à la même période en 2008.

Pour en savoir davantage et obtenir plus de détails sur les donnéeschiffrées, veuillez vous référer à la dernière édition de l’Agro-Flash,accessible sur le site Web de l’ISQ.

L’Institut de la statistique du Québec célèbre en 2009 ses 10 ans d’existence, déjà 10 ans. A titre de coordonnateur statistique pour le Québec, l’Institut produit, analyse et diffuse des informations statistiques officielles, objectives et de qualité sur différents aspects de la société québécoise. La pertinence de ses travaux en fait un allié stratégique pour les décideurs et tous ceux qui désirent en connaître davantage sur le Québec.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Institut de la statistique du Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/agricult/index.htm

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