Recherche de nouvelles utilisations et de nouveaux marchés pour le soya canadien

Guelph (Ontario), 3 juillet 2002 – Conquérir de nouveaux marchés lucratifs pour le soya est au coeur de Soy 20/20, un projet pilote destiné à favoriser une meilleure coordination entre la recherche, la production, la commercialisation et le traitement du soya canadien.

Dans le cadre du projet Soy 20/20, le gouvernement fédéral, l’Ontario, le milieu universitaire et l’industrie du soja verseront chacun 100 000 dollars, soit plus de 400 000 dollars en tout, sans compter le personnel, pour aider le secteur à conquérir les marchés émergents à valeur ajoutée du soya.

Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Ontario, les Ontario Soybean Growers (OSG) et l’Université de Guelph ont mis la dernière main à un protocole d’entente. Ils ont de plus fondé un comité de direction, sous la présidence de M. Peter Hannam, président de First Ligne Seeds, qui sera chargé de lancer le projet et d’en établir la portée. Dans le cadre du projet Soy 20/20, on s’emploiera d’abord à recueillir des renseignements sur le marché ainsi qu’à effectuer de la recherche et de l’analyse sur les utilisations actuelles et potentielles du soya, des huiles de soya et autres produits de soya.

« Soy 20/20 a été conçu à titre de projet pilote à l’intérieur de l’élément « science et innovation » du Cadre stratégique pour l’agriculture, un plan exhaustif visant à favoriser la croissance et la rentabilité, a mentionné le ministre fédéral de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Lyle Vanclief. Soy 20/20 servira de modèle pour les autres groupes de producteurs de denrées du Canada qui affrontent une concurrence serrée au niveau international. De plus, il permettra d’établir des bases pour qu’il y ait de la collaboration et de la coordination entre les nombreuses disciplines scientifiques et les organismes de recherche. »

Le CSA, une initiative fédérale-provinciale-territoriale, comprend aussi des éléments visant la gestion des risques de l’entreprise, la salubrité et la qualité des aliments, l’environnement et le renouveau. Les agriculteurs canadiens adaptent déjà une partie de la production de soja aux besoins des consommateurs, particulièrement dans les créneaux de valeur supérieure et sur les marchés des produits spécialisés. Cette initiative aidera à former des liens encore plus fermes entre les chercheurs, les transformateurs et les utilisateurs de l’industrie et du secteur alimentaire.

« Ce projet ouvrira la porte à des possibilités extraordinaires pour augmenter la transformation du soya en Ontario, a pour sa part affirmé la ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Ontario, Mme Helen Johns. Nous voulons nous assurer que l’Ontario mise sur un secteur très prometteur en faisant des investissements et en posant des gestes qui seront bénéfiques pour nos producteurs, nos transformateurs et nos collectivités. »

D’après une étude récente du George Morris Centre de Guelph, les agriculteurs canadiens font face à une concurrence serrée sur le marché classique du soya (huile et moulée) en raison des hausses prévues de la production mondiale et des subventions accrues dans les autres pays au niveau de la production et du broyage. L’Ontario produit plus de deux millions de tonnes de soya par année, soit 85 pour cent environ de la production totale du Canada. La majorité de cette production est pressée pour en tirer de l’huile ou broyée pour fabriquer une moulée riche en protéines. Environ 750 000 tonnes sont de qualité alimentaire (hile blanc) et sont exportées aux États-Unis, en Asie et en Europe où elles sont transformées.

« L’Université de Guelph s’efforce d’orienter sa recherche agricole dans de nouvelles voies afin d’atteindre son but qui consiste à devenir un chef de file mondial en matière de salubrité des aliments, d’innovation et de production respectueuse de l’environnement, a expliqué le président de l’Université, M. Mordechai Rozanski. La participation de nombreuses disciplines scientifiques et d’organismes de recherche est essentielle à cet égard. Le projet pilote aidera à établir les bases qui contribueront à améliorer la coordination entre la recherche, la production et la commercialisation de cette denrée agricole importante qu’est le soya. »

« Nous pensons être les meilleurs producteurs de soya au monde, a souligné le président des Ontario Soybean Growers, M. Liam McCreery. Le projet Soy 20/20 est un mécanisme qui nous aidera à demeurer concurrentiels. Nous sommes très fiers d’y participer. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

Ministère de l’agriculture, de l’alimentation et des affaires rurales de l’Ontario

http://www.gov.on.ca/OMAFRA/french/

Ontario Soybean Growers

http://www.soybean.on.ca/

Université de Guelph

http://www.uoguelph.ca/

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