Réussir en semis direct sur l’argile

Bob Misener a été parmi les premiers en Ontario à expérimenter et adopter le semis direct. Avec le maïs, il n’y est jamais parvenu sans que les rendements ne soient inférieurs.

Sur ses quelque 4500 acres d’argile lourde de type Haldimand dans le sud-ouest de l’Ontario, il s’était résolu à cultiver son soya, son blé et son trèfle rouge en semis direct, mais à passer la charrue avant son maïs.

« Nous avons fait trois tentatives (de semis direct de maïs). À chaque fois, la différence de rendement entre la charrue et le semis direct ou le travail du sol minimal était d’une tonne et demie à l’hectare, parfois même trois tonnes. C’était trop », a-t-il confié en entrevue avec Le Bulletin.com.

Aujourd’hui à la retraite, Bob Misener a longtemps été membre de l’Innovative Farmers Association of Ontario. Constatant qu’ils étaient plusieurs à ne pas réussir un semis direct de maïs dans l’argile sans diminution de rendement, mais que d’autres y parvenaient, les membres du conseil d’administration ont fait enquête.

Le constat fut sans équivoque : ceux qui y parvenaient incluaient de la luzerne dans la rotation et appliquaient amplement de fumier! Sans l’un de ces deux ingrédients, il y avait toujours une perte de rendement en semis direct de maïs dans l’argile.

« C’est une question de matière organique et de structure de sol, affirme Bob Misener. La structure du sol dépend beaucoup de la matière organique et de l’activité microbienne. »

Bob Misener n’hésite pas à dire que la matière organique, c’est la « magie » derrière les bons rendements. « Le plus vous en avez, le mieux c’est. Quels efforts faites-vous pour la conserver, ou l’augmenter? »

S’il avait à recommencer en agriculture, il opterait pour une entreprise qui comprend des grandes cultures et un élevage animal, pour bénéficier de l’apport en matière organique du fumier. Ses rotations seraient aussi plus longues et incluraient des prairies.

« La matière organique est ce que vous possédez de plus précieux. Ne la détruisez pas. »

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Bob Misener nous explique comment le soin qu’il a porté à ses sols lui a rapporté gros au moment de la vente de sa ferme.

 

 

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