Revenu familial moyen : l’écart se creuse de nouveau entre les familles agricoles et non agricoles

Ottawa (Ontario), 2 décembre 2003 – Cette troisième et dernière diffusion de données tirées du Recensement de l’agriculture de 2001 dresse le profil socioéconomique complet de la population agricole du Canada.

Ce rapport combine les données du Recensement de l’agriculture et les données du Recensement de la population de 2001. Ainsi, de nombreuses caractéristiques de la population agricole, notamment l’âge, les sources de revenu, les activités ménagères non rémunérées et la religion, peuvent être comparées aux mêmes caractéristiques chez la population générale.

La proportion d’immigrants au sein de la population agricole du Canada est en baisseLes données du Recensement de la population ont montré qu’en 2001, la proportion de la population du Canada qui était des immigrants avait atteint son niveau le plus élevé en 70 ans, soit 18,4 %. La situation était différente chez la population agricole du pays.

Au cours des 30 dernières années, les immigrants ont représenté une part décroissante de la population agricole, elle-même à la baisse, en raison des nouvelles vagues d’immigrants qui se sont établis, pour la plupart, dans les grandes villes.

Au 15 mai 2001, 49 295 personnes qui habitaient dans les fermes du Canada étaient des immigrants. Ces personnes représentaient 6,8 % de la population agricole, qui totalisait 727 130 personnes. Cette proportion est à la baisse par rapport à 7,2 % en 1991, à 8,2 % en 1981 et à 8,5 % en 1971.

La population agricole en 2001 n’était plus qu’environ la moitié de ce qu’elle avait été en 1971, alors qu’elle se chiffrait à près de 1,6 million de personnes.

Lors du Recensement de l’agriculture de 2001, on a dénombré 346 200 exploitants agricoles, dont 9,4 %, ou 32 460, étaient des immigrants. De ces exploitants agricoles immigrants, près de 8 sur 10 (77 %) étaient nés en Europe, alors que 7 % étaient nés en Asie.

Les personnes nées aux Pays-Bas représentent la plus importante part d’exploitants agricoles immigrants au Canada. En 2001, 7 460 exploitants agricoles immigrants étaient nés aux Pays-Bas, soit 23 % du total. Ceux-ci étaient suivis des 4 405 exploitants nés au Royaume-Uni, soit 14 % du total, et des 3 785 exploitants nés en Allemagne, soit 12 %.

Du tiers à la moitié des agriculteurs immigrants originaires de ces trois pays sont arrivés au Canada avant 1961.

Un peu plus de 4 000 immigrants arrivés entre 1991 et 2001 sont devenus exploitants agricoles au Canada. Parmi ceux-ci, la vaste majorité, soit 79 %, ou 3 200 exploitants, sont nés en Europe. Par contre, ceux qui sont nés en Asie venaient loin derrière au deuxième rang. Ils étaient seulement 345, soit 9 % du total.

Il s’agit d’un important contraste par rapport à toutes les récentes arrivées au Canada. Parmi tous les immigrants qui se sont établis au Canada au cours des années 1990, 58 % sont nés en Asie, et seulement 20 %, en Europe.

Revenu familial moyen : l’écart se creuse de nouveau entre les familles agricoles et non agricoles
Le revenu moyen des familles agricoles et des familles non agricoles s’est accru entre 1995 et 2000. En 1995, l’écart qui porte habituellement le revenu familial moyen de la population générale au-dessus de celui des familles agricoles s’est resserré temporairement. Toutefois, en 2000, l’écart s’est creusé de nouveau.

En 1995, les familles agricoles ont eu un revenu total moyen de 59 614 $, c’est-à-dire tout juste un peu plus que les 59 515 $ touchés en moyenne par toutes les familles de la population générale. En 2000, le revenu moyen des familles de la population générale avait atteint 66 263 $, soit environ 2 000 $ de plus que la moyenne de 64 160 $ pour les familles agricoles.

Par souci de clarté, Agriculture et Agroalimentaire Canada divise les fermes en quatre catégories, soit les fermes de retraités, les fermes d’agrément, les fermes à faibles revenus et les fermes commerciales. Les définitions fondées sur l’âge des exploitants, les catégories de recettes, ainsi que sur le niveau de production, de spécialisation, de participation et de dépendance des fermes par rapport au revenu agricole sont présentées dans La typologie des fermes.

Le revenu familial total des fermes commerciales dont les recettes se chiffrent à 250 000 $ ou plus était en moyenne de 68 265 $ en 2000. Le revenu agricole net a représenté près de 40 % de ce total, soit la plus importante proportion de tous les groupes. Toutefois, les familles qui vivent sur ces fermes ont représenté uniquement 9 % de l’ensemble des familles agricoles.

Le revenu familial moyen a atteint son niveau le plus élevé dans les fermes d’agrément, qui, par définition, sont de petites fermes gérées par des familles dont le revenu à l’extérieur des fermes est supérieur à 50 000 $. En 2000, les familles qui vivaient sur ces fermes ont affiché un revenu moyen de 93 177 $. Toutefois, le revenu agricole net a représenté seulement 2 % de ce total.

Des analyses détaillées de ces nouvelles données du recensement sont présentées sans frais dans trois rapports en ligne, soit La population agricole ne suit pas le courant dans un pays façonné par l’immigration, La population agricole est plus susceptible de déclarer une religion et Revenu des familles agricoles.

Il s’agit ici de la dernière de trois diffusions de données tirées du Recensement de l’agriculture de 2001. Un livre en couleur de plus de 40 articles d’analyse rédigés à partir des données du Recensement de l’agriculture de 2001 et d’autres sources paraîtra au printemps 2004.

Il est maintenant possible de consulter, en ligne, les données du couplage agriculture-population du Recensement de 2001 (95F0303XIF, gratuit). À la page Nos produits et services, sous Parcourir les publications Internet, choisissez Gratuites, puis Agriculture.

Note aux lecteurs
Le présent article a trait aux données nationales et provinciales de la base de données du couplage agriculture-population. Certaines données sont dérivées à la fois de l’échantillon de 20 % et du recensement complet. De légères différences peuvent être observées pour ces données, qu’elles soient fondées sur les réponses de l’échantillon de 20 % ou de l’ensemble des répondants, et ce, en raison des erreurs d’échantillonnage. Ces différences ne sont pas «conflictuelles», mais plutôt le résultat naturel de l’échantillonnage.

Un agriculteur immigrant s’entend d’une personne qui est ou qui a déjà été immigrant reçu et qui exploitait une ferme au moment du Recensement de l’agriculture de 2001. Les immigrants reçus sont des personnes qui ont obtenu des autorités de l’immigration le droit de résider au Canada en permanence. Certains immigrants résident au Canada depuis un certain nombre d’années, tandis que d’autres sont arrivés depuis peu. La plupart d’entre eux ont obtenu la citoyenneté canadienne, alors que d’autres n’ont pas fait la demande ou ne sont pas admissibles à faire une demande d’obtention de la citoyenneté. Les immigrants reçus doivent avoir résidé au Canada pendant au moins trois ans avant de faire une demande de citoyenneté canadienne.

En 2001, 187 770 familles de recensement exploitaient des fermes non constituées en société, en baisse de 13,2 % par rapport aux 216 415 familles recensées en 1996. Puisqu’on utilise seulement les données sur les familles de recensement qui exploitent des fermes non constituées en société, il est possible d’analyser le revenu total des familles agricoles de recensement ainsi que l’importance relative du revenu agricole net par rapport au revenu total. Les familles de recensement exploitant des fermes constituées en société sont exclues puisqu’elles sont plus susceptibles de déclarer le revenu qu’elles tirent de la ferme comme étant des salaires et traitements ou des revenus de dividendes «autre revenu d’emploi» ou «autres sources de revenu» au lieu d’un revenu agricole net.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Statistiques Canada
http://www.statcan.ca/

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