Sécurité alimentaire : renforcement nécessaire des standards internationaux

Marrakech (Maroc), 30 janvier 2002 – Le premier Forum mondial sur la sécurité sanitaire des aliments s’est achevé mercredi à Marrakech, au Maroc, après trois jours de travaux qui ont conclu au « nécessaire renforcement du respect et du contrôle des standards internationaux » pour répondre à des dangers qui tuent chaque année plus de deux millions de personnes.

Réunis à l’initiative de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), quelque 300 experts représentants 106 pays ont notamment évoqué « les nouveaux défis liés l’internationalisation de la chaîne alimentaire » et « les réponses globales » que celle-ci entraîne.

Parmi les instruments existants, les experts ont souligné l’importance du respect des normes.

A côté des nouveaux périls liés à l’internationalisation des circuits agroalimentaires (épizooties d’encéphalopathie spongiforme bovine et fièvre aphteuse ou risques chimiques comme la présence de dioxine), les experts ont évoqué les formes plus classiques d’intoxications d’origine bactériologique (salmonelle, hépatite, affections diarrhéiques) qui tuent encore chaque année 2,2 millions de personnes. Selon des chiffre de l’OMS, les pays riches ne sont pas épargnés puisqu’aux Etats-Unis, environ 5.000 personnes meurent chaque année d’une intoxication alimentaire.

A l’instar du ministre marocain de l’Agriculture, Ismail Alaoui, plusieurs experts ont plaidé pour la « mise en place d’un fonds international » visant à réduire le « fossé sanitaire » grandissant entre pays riches et en développement où le secteur informel et l’abattage clandestin menacent la sécurité des consommateurs.

Enfin, dans un secteur où les enjeux économiques sont énormes, comme en témoignent en amont les polémiques sur l’inocuité des organismes génétiquement modifiés (OGM) et en aval la mise sur le marché de produits douteux (rupture de la chaine du froid) par des commerçants peu scrupuleux, les experts, comme l’Allemand Hans Dieter Boehm, ont insisté sur « la transparence et l’indépendance » qui doivent entourer le fonctionnement des organismes scientifiques de contrôle de sécurité alimentaire.

Source : AP

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)

http://www.fao.org

Organisation mondiale de la santé (OMS)

http://www.who.int/

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