Sécurité industrielle : plaidoyer pour une conscience partagée

Février 2002 – Les « grands » de l’agroalimentaire français sont plus inquiets que les chefs d’entreprise de taille plus modeste face aux risques liés à leur activité. Qu’il s’agisse de crises sanitaires ou d’accidents du travail.

C’est le (curieux ?) constat qui ressort d’une enquête réalisée par l’assureur Groupama Pays-de-la-Loire, en coopération avec le cabinet Ernst & Young. Près de 200 dirigeants du secteur de l’industrie agro-alimentaire ont fait part de leurs sentiments en matière de risque professionnel et de gestion de crise.

Et d’une manière générale, ils sont assez satisfaits d’eux-mêmes ! En effet, 68% des sondés considèrent leur système d’analyse des risques comme « fiable ». Et presque paradoxalement, les dirigeants des grandes entreprises (plus de 90 milliards d’euros) sont les plus inquiets face aux menaces perçues. Que celles-ci soient liées à la sécurité alimentaire, à la protection des locaux ou à celle du personnel.

« Peut-être sont-ils plus conscients des risques encourus » s’interroge Jean Coroller, du cabinet Ernst & Young… D’après lui, « la gestion du risque doit encore être améliorée aujourd’hui en France. Même si nous avons beaucoup progressé depuis 1998, époque où nous étions vraiment très en retard ».

Une prise de conscience à laquelle n’échappent les « grands entrepreneurs ». N’est-ce pas Thierry Desmarets, Président du géant TotalFinaElf, qui affirmait la semaine passée que « la sécurité est une quête permanente ». Le tout étant d’en être toujours conscient.

Source : Destination Santé

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ernst & Young

http://www.ey.com/can

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