Secteur créateur d’emplois

Marcel Groleau, président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), était l’invité du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) le 26 novembre dernier. Devant un auditoire de gens d’affaires, Marcel Groleau a dépeint un secteur agroalimentaire dynamique sur le plan économique.

« Un fait peu connu, le secteur agroalimentaire est celui qui crée le plus d’emplois, a-t-il indiqué. Avec ses 193 000 emplois, ses 16,3 G$ au PIB, il génère des retombées dix fois plus importantes que le Plan Nord. »

Le secteur de l’agriculture, à lui seul, crée 64 000 emplois et génère des recettes de 7,3G$. Quant au secteur québécois de la transformation, il achète 70% des produits agricoles d’ici. « Au Canada, c’est 27% », a-t-il souligné.

Marcel Groleau a insisté toutefois sur les nombreuses contraintes du secteur. «Nos produits sont périssables et ne peuvent pas être entreposés. Il n’y a pas beaucoup de place à la négociations quand c’est le temps de vendre.» Le climat, la volatilité des prix également font en sorte que les producteurs ont besoin de systèmes de partage de risques, selon lui.

Il a mentionné que le soutien direct aux producteurs d’ici était inférieur à une majorité de pays. En Europe, ce soutien représente 15% des revenus des producteurs, en France, 14%, ici au Québec, c’est 8%.

Il a profité de l’occasion pour faire le point sur le traité de libre-échange qui se négocie présentement entre le Canada et l’Union européenne. Alors que le Canada veut accéder au marché européen des viandes, l’Europe espère un plus grand accès à notre marché pour ses fromages. Selon le président de l’UPA, le Canada importe déjà suffisamment de fromages de l’Europe (14 000 tonnes sur 20 400). Ottawa a accédé aux demandes de l’Europe en ce qui a trait aux contrats publics et aux brevets notamment.

Pour ce qui est du marché des viandes, rien n’est gagné. «Le contexte économique et politique de l’Europe est peu favorable présentement pour une ouverture du marché », croit le président de l’UPA. Il est toutefois optimiste quant au maintien de la gestion de l’offre, qui fait également l’objet de pourparlers.

à propos de l'auteur

Journaliste et rédactrice en chef adjointe

Marie-Claude Poulin

Marie-Claude Poulin est journaliste et rédactrice en chef adjointe au Bulletin des agriculteurs.

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