Six fermes québécoises obtiennent la certification ISO 14 001

Compton (Québec), 16 juin 2003 – Le Québec compte maintenant huit fermes enregistrées ISO 14 001, une norme de certification environnementale reconnue mondialement qui permet désormais aux agriculteurs du Québec de mieux maîtriser l’impact de leurs activités sur l’environnement.

Six fermes se joignent donc aujourd’hui à La Framboisière de l’Estrie deJohnville et à la Ferme Jean-Noel Groleau inc. (lait) de Compton, les deuxpremières fermes au Québec et en Amérique du Nord à avoir obtenu cettecertification en 1999 et 2000 respectivement. Quant aux six fermesnouvellement certifiées, ce sont : la Ferme Horizon de Coaticook (porc), laFerme Thomas (veau de grain) de Saint-Isidore de Clifton, la Ferme LaVillandroise (bovins de boucherie) de Cookshire, le Domaine de la Cressonnière(fines herbes) de North Hatley, le Centre d’Initiatives en agriculture de larégion de Coaticook (ferme-école en production laitière) et la Ferme QuébecBalsams (arbres de Noel) de Sherbrooke. Ce sont les premières fermesquébécoises dans leur secteur d’activité à accéder à cette reconnaissanceinternationale. Selon le bureau de normalisation du Québec, lareprésentativité des sept secteurs de production agricole est trèscertainement une première mondiale.

Selon le premier vice-président de l’Union des producteurs agricoles, M.Christian Lacasse, « Ce programme de certification agroenvironnementaledémontre à quel point nos agriculteurs et nos agricultrices ont à coeur des’auto-responsabiliser et d’intégrer des pratiques innovatrices etrespectueuses de l’environnement pour assurer la pérennité des terresquébécoises et la qualité des produits agricoles ».

Quand au député d’Iberville et adjoint parlementaire de Madame FrançoiseGauthier, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation duQuébec, M. Jean Rioux, il a souligné l’intérêt des entreprises agricoles àl’égard de la certification environnementale. « Une centaine d’entreprises ontété recrutées en quelques semaines seulement pour participer à ce projet.Voilà une preuve concrète que la profession est prête à relever les plusgrands défis en matière d’environnement ».

76 producteurs impliqués dans le projet AGRISO
Ces certifications s’inscrivent dans le cadre de la première phase duprojet AGRISO, ce dernier visant à implanter et à valider, dans 76 fermes duQuébec d’ici 2005, un Système de Gestion Environnementale (SGE) à niveauxintégrés qui conduit à une accréditation de type ISO 14 001. Il s’agit d’unoutil simple qui aide les agriculteurs à améliorer la performanceenvironnementale de leur ferme.

Le premier niveau de la certification agroenvironnementale atteste quel’entreprise est conforme aux lois et règlements applicables en matièred’environnement. Le deuxième niveau constitue une démarche préventivecomportant l’évaluation des risques d’incidents et d’accidents pouvant porterpréjudices à l’environnement et à la santé humaine. Enfin, le troisième niveauconduit à l’accréditation de type ISO 14 001. Après une première étapefranchie avec succès, la seconde phase du projet AGRISO touchera 18 autresfermes, puis 50 additionnelles la dernière année. C’est le Bureau deNormalisation du Québec (BNQ) qui agit à titre de registraire des fermesaccréditées. La Société d’Expertise Envirotest Ltée est, quant à elle, chargéede l’aspect technique et de l’accompagnement des producteurs agricoles.

La certification agroenvironnementale vise la norme ISO 14 001
Reconnue dans plus de 110 pays, la norme ISO 14 001 contribue notamment àaméliorer la performance environnementale des fermes participantes et àréduire les risques d’accidents et d’incidents environnementaux. Elle permetde mieux protéger les ressources de la ferme, d’assurer la pérennité desterres agricoles, de consolider la confiance des partenaires, du public et desconsommateurs en général. Pour les agricultrices et les agriculteurs duQuébec, la certification agroenvironnementale est une démarche entièrementvolontaire : elle fait partie de la stratégie agroenvironnementale de l’Uniondes producteurs agricoles et du Plan d’action « Un environnement à valoriser »issu de la Conférence sur l’agriculture et l’agroalimentaire québécois de1998.

Le projet AGRISO est le fruit d’une entente spécifique entre le Ministèrede l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), leMinistère de l’Environnement du Québec (MENV), le Ministère du Développementéconomique et régional (MDER), l’Union des producteurs agricoles (UPA), encollaboration avec le Conseil pour le développement de l’agriculture du Québec(CDAQ), le Conseil régional de développement de l’Estrie (CRD-Estrie), leConseil régional de l’environnement de l’Estrie (CREE), le Conseil régional dedéveloppement de la Montérégie (CRDM), le Conseil régional de concertation etde développement de Chaudière-Appalaches (CRCD-CA) et le Conseil régional deconcertation et de développement du Centre-du-Québec (CRCD-CQ).

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Conseil pour le développement de l’agriculture du Québec (CDAQ)
http://www.cdaq.qc.ca/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.agr.gouv.qc.ca/

Ministère de l’Environnement du Québec
http://www.menv.gouv.qc.ca

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

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