Stocks de céréales au 31 décembre 2005

Ottawa (Ontario), 1er février 2006 – Les stocks totaux de céréales et de graines oléagineuses, y compris les stocks commerciaux et ceux à la ferme, étaient tous à des niveaux nettement supérieurs à leur moyenne décennale au 31 décembre 2005, selon une enquête menée auprès des agriculteurs et des détenteurs de céréales commerciales. L’augmentation générale traduit une offre abondante de céréales et la vigueur du dollar canadien.

Dans l’Ouest, les stocks de blé dur et de canola ont atteint un sommet, à la suite d’une production abondante en 2005, tandis que les stocks d’avoine et d’orge ont diminué tout comme la production. Les stocks totaux à la ferme de maïs-grain en Ontario et au Québec ont affiché des niveaux records.

Les stocks de blé (sauf le blé dur) augmentent pour la deuxième année consécutive
Les stocks totaux de blé, sauf le blé dur, détenus dans les fermes et en position commerciale ont progressé de 10,7 % pour atteindre 17,7 millions de tonnes. La moyenne décennale est de 15,7 millions de tonnes. Des stocks d’ouverture importants, une récolte tardive et un lent début des exportations ont contribué à cette hausse.

Les stocks à la ferme ont connu une augmentation supérieure (+12,2 %) pour se situer à 14,2 millions de tonnes. Ces stocks ont enregistré une progression importante en Saskatchewan et en Alberta, mais ont diminué au Manitoba, en raison d’une baisse de production provoquée par l’humidité excessive qu’a connue cette province en 2005.

La qualité est en général inférieure à la normale, selon les estimations, mais meilleure qu’au cours de la campagne agricole 2004-2005. Au Manitoba, le blé servant à l’alimentation du bétail a diminué en raison de la brûlure de l’épi du blé, tandis qu’en Alberta, il a fortement augmenté en raison d’une disponibilité abondante, de la faiblesse des prix et d’occasions de livraisons restreintes.

Les stocks de blé dur atteignent des niveaux records
Les stocks de blé dur ont atteint des niveaux inégalés, résultat d’une forte croissance de la production dans les trois provinces des Prairies et des stocks élevés provenant de la campagne agricole 2004-2005. Les stocks totaux ont crû de 1,5 million de tonnes pour atteindre 6,4 millions de tonnes, comparativement au sommet précédent de 5,3 millions de tonnes atteint en 2000.

Les stocks à la ferme ont été remarquables en Saskatchewan, où ils ont grimpé de 41,7 % pour atteindre un niveau record de 4,3 millions de tonnes. Le sommet précédent était de 3,5 millions de tonnes.

Les stocks totaux d’avoine et d’orge reculent
Les stocks totaux d’avoine ont chuté de 5,2 % pour se situer à 2,5 millions de tonnes, à la suite d’une diminution de l’offre. La moyenne décennale est de 2,3 millions de tonnes. Les stocks à la ferme ont reculé de 7,2 % pour s’établir à 2,2 millions de tonnes. La qualité a constitué une source de préoccupation, surtout au Manitoba. Toutefois, les transformateurs ont signalé une disponibilité suffisante pour la transformation et les exportations de produits d’avoine ont été soutenues

La situation est semblable pour les stocks d’orge. Les stocks totaux ont reculé de 2,4 % pour se situer à 9,7 millions de tonnes, une estimation néanmoins bien supérieure à la moyenne décennale de 9,2 millions de tonnes. La production d’orge dans les Prairies a diminué de 5,1 % en 2005. Les stocks à la ferme ont régressé eux aussi de 2,3 % pour s’établir à 9,1 millions de tonnes.

Les stocks d’orge ont légèrement diminué malgré des approvisionnements abondants, traduisant les très fortes exportations et l’utilisation soutenue de ces céréales pour l’alimentation du bétail.

Les stocks de canola atteignent des sommets
Les stocks totaux de canola se sont établis à 7,5 millions de tonnes, soit 2,2 millions de tonnes ou 42,5 % de plus qu’en 2004. Le sommet précédent de 5,5 millions de tonnes remonte à 1999. Les approvisionnements de canola ont été élevés en raison d’un bond de la production en 2005 et de stocks d’ouverture importants. Bien que les exportations aient progressé de 500 000 tonnes par rapport à la période correspondante de 2004, les broyages sont restés stables et les stocks ont augmenté.

Les stocks commerciaux ont connu une hausse de 32,5 %, grimpant jusqu’à 962 000 tonnes, tandis que les stocks à la ferme ont bondi de 2,0 millions de tonnes pour atteindre 6,6 millions de tonnes. Par contraste, la moyenne décennale est de 3,5 millions de tonnes.

Les stocks de maïs-grain et de soya atteignent un nouveau sommet
La production de maïs s’est accrue en 2005 en raison de rendements records en Ontario et du retour à une production plus normale dans l’Ouest après la mauvaise récolte de 2004 au Manitoba. Par conséquent, les stocks totaux de maïs-grain ont crû de 8,9 % pour atteindre un sommet de 8,5 millions de tonnes, éclipsant le sommet précédent atteint en 2004. Cette estimation est de loin supérieure à la moyenne décennale de 6,7 millions de tonnes.

Les stocks à la ferme ont également atteint un sommet, ayant augmenté de 481 000 tonnes par rapport au sommet de 6,6 millions de tonnes atteint en 2004. La moyenne décennale est de 5,0 millions de tonnes. L’utilisation du maïs-grain pour l’alimentation du bétail s’était affaissée en 2004-2005, mais a rebondi en 2005-2006 grâce à des approvisionnements plus élevés et ce, malgré des importations plus faibles.

Les stocks totaux de soya ont atteint un sommet de 2,3 millions de tonnes, en hausse de 8,3 % par rapport au sommet de 2,1 millions de tonnes de 2004. La moyenne décennale est de 1,6 million de tonnes. Cette situation est principalement attribuable à la production record de soya en 2005.

Les stocks de lin dépassent les volumes moyens
Les stocks totaux de lin étaient estimés à 766 000 tonnes, soit 434 000 tonnes de plus qu’en 2004, à la suite d’une forte croissance de la production. Ce niveau s’approche d’un sommet et est supérieur à la moyenne décennale de 573 000 tonnes.

Les stocks à la ferme ont atteint 675 000 tonnes, soit 450 000 tonnes de plus qu’en 2004, un niveau bien supérieur à la moyenne. La production qui a progressé au Canada, aux États-Unis et en Europe, ainsi que la vigueur du dollar canadien ont ralenti la demande.

Les stocks de pois demeurent stables, malgré une moindre utilisation pour le bétail
Les stocks totaux de pois de grande culture étaient stables par rapport à 2004. Une production moindre et la fermeté des exportations ont fait contrepoids aux stocks d’ouverture élevés et aux importations plus considérables provenant des États-Unis. L’utilisation des pois pour nourrir le bétail a diminué en raison d’une bonne disponibilité des autres céréales fourragères.

Stocks totaux de céréales au 31 décembre
Culture200420052004 à 2005
 en milliers de tonnesvar. en %
Tout blé20 88124 13815,6
Blé sauf blé dur16 03217 74610,7
Orge9 8959 660-2,4
Maïs-grain7 8178 5168,9
Canola5 2977 54642,5
Blé dur4 8496 39231,8
Avoine2 6302 493-5,2
Soya2 1122 2888,3
Pois secs de grande culture2 1252 1450,9
Lin332766130,7

Note aux lecteurs
L’enquête a été réalisée auprès de 12 500 exploitants agricoles au moyen d’interviews téléphoniques et par Internet du 21 décembre 2005 au 10 janvier 2006. On a demandé aux agriculteurs de déclarer les quantités de céréales, de graines oléagineuses et de cultures spécialisées entreposées à la ferme.

Les stocks commerciaux des principales cultures de l’Ouest proviennent principalement de la Commission canadienne des grains. Les stocks commerciaux de cultures spécialisées proviennent d’une enquête menée auprès des manutentionnaires et des agents de commercialisation des cultures spécialisées. Les stocks commerciaux de maïs et de soya sont estimés à partir d’une enquête par échantillonnage que Statistique Canada mène auprès des utilisateurs industriels et de silos primaires de l’Est du Canada.

La publication Série de rapports sur les grandes cultures : Stocks de céréales canadiennes au 31 décembre 2005, vol. 85, no 1 (22-002-XIB, 12 $ / 71 $; 22-002-XPB, 17 $ / 95 $) est maintenant en vente.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Statistiques Canada
http://www.statcan.ca/

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